‹ Le Naturaliste canadien (volume 3)Chapitre 149 sur 155 · AU MUSÉE DR L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

AU MUSÉE DR L'INSTRUCTION PUBLIQUE

de croire, et les spécimens sont originaires de la Colombie-Britannique. — L'un de ces spécimens nousparaît bien êtrie VOdocoileus Americanus subspec. maûrourus Rsiî. Quanta son compagnon de jeu ou de chicane, d'infortune en tout cas, les ressources bibliographiques nous manquent pour le placer avec certitude dans la classification. Il est de même taille que VO. macrourus^ mais ses oreilles sont plus courtes; d'antre part, et surtout,, son pelage est presque tout blanc. La tête seule, moins le menton, est presque entièrement de couleur fauve ; sur le cou, l'épaule et la croupe, il y a des taches de poils rougeâtres. Tout le reste est blanc. Nous ne saurons à quoi nous en tenir sur le nom spécifique de ce spécimen, que lorsque nous aurons reconnu ce même animal dans un autre musée ou dans quelque ouvrage de zoologie qui nous tombera sous la main : mais pour ce qui est de la première de ces alternatives, cela pourra tarder un peu. Car ce n'est pas la chose la plus aisée qui soit, que de partir pour aller voir les collections de Chevreuils, dans les grands musées de New- York ou de Washington.

Renards. — La collection des Renards de l'Amérique ' du Nord est comp'.ète, dans le Musée provincial. On y voit,, d'abord, le très joli Renard arctique («bleu» ou «blanc»), Vuipes lagùpiisY^,^ puis le Renard de Pennsylvanie, F. Pennsylvaniats Bodd., plus connu sous le nom de « Renard roux ». Outre cette espèce principale, le Musée possède aussi ses deux variétés, qui sont le «Renard croisé», V, Penns. var. decussatus Desm., remarquable par les deux bandes de couleur foncée qui se croisent sur son dos ; et le « Renard noir », ou « argenté », V. Penns, var. argentatus Shaw, à poils noirs plus ou moins mêlés de poils blancs.

Pour ce qui est de cette dernière variété, on sait que sa fourrure, aujourd'hui très à la mode, se vend jusqu'à mille ou onze cents piastres lorsqu'elle est d'un noir parfait. Le

Musée provincial, qui possédait déjà un Renard noir adulte, 4qiit la robe estnoire eu très.grande. partie^ vient d'acquérir un spécimen mort à trois mois, et deux qui n'ont vécu que quatorze jours. Comme cm l'imagine bien, il est très intéressant de pouvoir suivre ainsi les différences d'âge et de poils que présente l'animal à des âges difféieiils^

Castor. — Il y avait au Musée, depuis longtemps, an couple de beaux Castors adultes, dans une imitation de forêt et le long d'une imitation de ruisseau. Deux petits Castors, de très bas âge, viennent de compléter ce joli groupe, qui attire toujours l'attention des visiteurs.

Phoque. — Il n'a pas encore été possible d'enrichir le Musée de la collection des Phoques qui se rencontrent dans les eaux du golfe Saint-Laurent. On comprend, sans qu'il soit besoin d'explications, que cela ne peut se faire sans beaucoup de diflScultés.

Le Musée possédait jusqu'ici seulement des jeunes Phoques, le Phoque à capuchon {Cystophora cristata Nilsson), et le Phoque commun {Pkoca viiulina Lin.) Enfin, l'été dernier, nous avons pu nous procurer un spécimen adulte de cette dernière espèce, nommée vulgairement « Loup marin d'esprit », long de trois pieds, et qui venait d'être tué à la Baie Sainte-Catheriue, près Tadoussac. Ce n'est là cependant qu'un Phoque de l'année ; et il faudra, quand l'occasion s'en présentera, se procurer un spécimen arrivé à la taille normale.

Au Musée provincial, on s'efforce d'exhiber uu couple et des jeunes de toutes les espèces de mammifères du Canada ; et l'on a déjà atteint ce but pour la plupart de ces espèces ou variétés. C'est dire que ce Musée est déjà important, et que la visite en est fort intéressante.

MACHINES VOLANTES ET GIBIER fff

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