ALBERT DE LAPPARENT
œuvres catholiques, eu particulier aux œuvres d'enseignement. Ardent défenseur de la liberté d'enseignement, il fut en 1902 Tun des fondateurs du Syndicat de renseignement libre secondaire et supérieur. Il n'avait cessé, depuis cette époque, d'en présider la Chambre syndicale et, sauf cette année, l'Assemblée générale annuelle.
Bn 1894, l'Ecole polytechnique célébrait le premier centenaire de sa fondation. « Aux pompes très laïques de ces fêtes, écrit M. Adhémar d'Alès {Etudes, 20 mai 1908), quelques hommes de foi estimèrent qu'il manquait l'expression d'une pensée religieuse et entreprirent de combler cette lacune. L'idée eût difficilement fait son chemin si elle n'eût rencontré dans Albert de Lapparent un promoteur pratique autant que résolu, qui lui donna l'appui de son nom et y consacra son activité. Plusieurs milliers de circulaires, répandues par ses soins, portèrent sur tous les points de la France I'iwritation à un service religieux à l'église Saint-Etienne- du- Mon t. L'appel fut entendu... La petite église se trouva trop étroite pour contenir les représentants de soixante promotions, confondus un instant par l'affirmation de leur commune croyance à la destinée immortelle de l' homme... La messe, dite pour la première fois eu 1894, a passé dans les traditions polytechniciennes, et, chaque année, un groupe nombreux d'anciens camarades se retrouvent fidèles au rendez- vous. »
Voici la liste des principaux ouvrages de M. de Lapparent :
Le pays de Bmy (mémoire pour servir à l'explication de la carte géologique de France), i vol. in-4° de 178 pages, avec 20 gravures dans le texte, i carte géologique et 3 planches gravées. Imprimerie Quantin. Publié en 1879 par le ministère des Travaux publics.
Traité de Géologie : ire édition, 1883. 5e édition. 3 vol. gr. in-8° de xvi-2016 pages, avec 883 figures, cartes et croquis. Paris, Masson et Cie, 1905.
Abrégé de Géologie : ire édition 1886. 6e édition, avec 163 figures dans le texte. Ibid,, 1906.
Couf s de Minéralogie : ire édition, 1884. 4e édition, gr. in-8** avec 630 gravures dans le texte. Ibid., 1897.
Précis de Minéralogie : ire édition, 1889. 5e édition, in- 18, avec 335 gravures dans le texte. Ibid,, 1908.
Leçons de Géographie physique : ire édition, 1895. 3e édition, I vol. in 8® de 728 pages, avec 203 figures et une carte en couleurs. Ibid,, 1907.
La Géologie en âhemin defer: Description géologique du
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bassin parisien (Bretagne aux Vosges, Belgique à Auvergne). I vol. in i8 avec cartes. Ibid. 1888.
Le Siècle de fer, i vol. in- 18. Ibid,, 1890.
Science et apologéiique (conférences données à l'Institut catholique). In-i6. Paris, Bloud et Cie, 1905.
La Providence créatrice. Brochure de 62 pages. Ibid. (collection Science et religion), 1906.
Les Silex taillés et Vandeniuté de l homme. Brochure de 122 pages. Ibid, (collection Science it religion), 1907.
Quant aux articles de revues, M. de Lapparent en a composé un nombre prodigieux entre r866 et 1907. On les trouve principalement dans le Correspondant, les Annales des Mines, la Géographie, les Annales de Géographie, le Bnlletin de la Société géologique de Frafice, le Bulletin de la Société belge de géologie, la Revue des Qnestioiis scientifiques de Bruxelles, la Nattire, le Mois littéraire et pittoresque , le Bulletin et la Revue de V histitut catholique de Paris, les Annales de Philosophie chrétienne, la Revue pratique d'apologétique.
Il faut rapprocher de ces articles les comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, les nombreux rapports lus dans les assemblées d'évêques, sur les travaux de l'Ecole des sciences de r Institut catholique, et divers autres rapports ou eomptes rendus à l'occasion des Congrès scientifiques internationaux des catholiques.
GLANURES D'HISTOIRE NATURELLE
l'ceil moteur
Tel est le dernier développement du progrès moderne qui occupe aujourd'hui la profession médicale. Il paraît que les amateurs d'automobiles, qui vont toujours à course précipitée à travers monts et vaux dans leur machine infernale, souffrent d'un dérangement dans la vision et le mécanisme de l'œil, celui-ci n'étant point fait pour saisir aussi rapidement les objets. La nature, semble-t-il, ne nous a pas préparés pour les conditions des temps moder-
GLANURKS SCIENTIFIQUES 127
nés ; et pendant que nos organes s'y habituent, beaucoup d'inconvénients imprévus peuvent survenir. Souhaitons que cela soit vrai, au moins, pour l'automobile, et qu'une telle frénésie de vitesse porte en elle-même sa punition et sa correction, les voyageurs endiablés courant le risque cette fois, non plus d'écraser des piétons, ce qui est peu de chose pour eux, mais d'y perdre la vue !