‹ Le Naturaliste canadien (volume 3)Chapitre 65 sur 155 · THE BRITISH SCIENCE GUILD · texte numérisé non relu

THE BRITISH SCIENCE GUILD

Nous croyons que le titre dont nous faisons précéder cet article ne saurait se traduire, avec tout le sens qu'il a, en langue française. Par ce nom ou cette dénomination, on désigne une sorte d'association fondée en Angleterre, pour promouvoir les intérêts scientifiques dans tous les domaines possibles.

Le Guild fut fondé à Londres le 30 octobre 1905, et eut sa première assemblée générale annuelle le 28 janvier 1907.

Parmi les objets de cette association, il y a celui de grouper toutes les personnes qui, dans l'Empire britannique, portent intérêt aux sciences, d'exercer sur les gouvernements une influence utile aux progrès scientifiques, et de seconder les efforts des universités et autres institutions d'éducation.

Le Guild d'Angleterre compte aujourd'hui un grand nombre de membres, dont beaucoup appartiennent aux pluÀ hautes classes, «ta déjà pu exercer une action considérable en plusieurs sujets de grande importance. Par

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exemple, grâce à son Influence, la Société royale d'Edimbourg a pu faire doubler la subvention que le gouvernement lui destinait ; beaucoup d'autres questions intéressant les sciences, l'agriculture, l'hygiène, etc., ont été soit étudiées par l'une ou l'autre de ses commissions, soit soumises à l'attention de l'Etat.

Au mois d'août dernier, nous étions informé que l'on était en train d'organiser en Canada une section du British Science Guild. Le Prof. H. T. Barnes, de l'université McGill, et qui était chargé de former un comité d'organisation de la branche canadienne du Guild, nous pria de prendre part à ce mouvement. Nous avons adhéré avec empressement à ce projet, confiant que sa réalisation ne pourrait que faciliter chez nous le progrès des sciences.

Nous espérons que nos compatriotes de la Province» lorsqu'ils seront invités à le faire, se joindront volontiers à la section canadienne du British Science Guild. Quand il n'y a péril ni pour la foi, ni pour les mœurs, comme c'est sans doute le cas dans l'affaire dont il s'agit, nous ne voyons pas ce que les Canadiens-Français gagneraient à rester isolés des associations scientifiques des autres pays. C'est avec regret que nous avons dû, au commencement de l'année, nous séparer de l'Alliance scientifique universelle de Paris, et conseiller à nos amis d'en faire autant : il aurait été si agréable pour des Canadiens-Français de coopérer à l'œuvre scientifique d'une association de France, si ce n'avait été en même temps concourir à la diffusion de doctrines matérialistes et antichrétiennes* Aucune question de sentiment ne réchauffera notre adhésion à une œuvre britannique de progrès scientifique ; mais, nous le croyons, notre fervent désir de sauvegarder l'orthodoxie philosophique et religieuse n'y sera soumis du moins à aucun danger.

LB CLBRGÊ BUROPÊEN ET LA SCIENCE I47

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