L'HISTOIRE NATURELLE A MONTRÉAL
Nous disons souvent que Pétude des sciences naturelles fait des progrès constants dans le pays. Ce qui se passe à Montréal en cette matière démontre encore l'exactitude de notre assertion.
La grande ville possède déjà, comme on sait, les riches . musées de l'Université McGill, ceux de la Société d'Histoire naturelle et des plus importantes maisons d'éducation.
Mais, comme développements liou veaux en cette matière, nous pouvons mentionner que la section montréalaise de l'Université Laval et la nouvelle école de haut enseignement pour les filles, récemment ouverte par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, commencent des collections d'objets d'histoire naturelle qui ne tarderont pas à devenir importantes.
En outre, grâce à l'esprit éclairé de la Commission scolaire, chacune des grandes écoles qui dépendent d'elle recevra une subvention annuelle de $100.00 pour la création d'un musée scolaire. La somme n'est pas considérable en elle-même ; mais comme elle reviendra 12 — Décembre 1908.
chaque année, ces musées scolaires croîtront çncore assez vite. On peut en juger par ce qui s'est fait, à Québec, au musée de l'Iustructidn publiques, où l'octroi anhuél de $600.00 a permis en peu d'années de réunir des collections déjà si riches.
Il y a donc lieu de- croire qu'avant longtemps Montréal aura pris les devants sur toutes les autres villes du Canada, en fait de musées d'histoire naturelle nombreux et bien fournis. Personne, et le Naturaliste canadien encore moins, ne blâmera la grande ville de chercher à devenir un centre scientifique très considérable.