avec une nervule transverse droite
En outre des nervures et des cellules, il est encore un autre caractère dans l'aile de la plupart des Hyménoptères dont on peut tirer pai ti, tant pour la description des genres que pour celle des espèces, ce sont les bulles (bullœ). On désigne par ce nom des points blancs, simulant des bulles d'air, sur certaines parties des nervures des ailes, très apparents dans les espèces à ailes obscures, mais existant de même dans la plupart des autres, bien que fort difficiles à distinguer dans les ailes hyalines. C'est Mr. Walsh qui le premier a signalé ce caractère. Dans la figure ci dessus, ces bulles sont au nombre de 7, et sont situées comme suit: une sur la nervure de séparation entre les deux cellules radiales ; une autre sur la base de la nervure marginale; une autre au milieu de la 2e nervure récurrente; enfin une autre à l'extrémité de chacune des 2 nervures apicales intérieures.
Les pattes sont généralement de longueur moyenne, portant des trochantins à 2 articles et des jambes se terminant par 2 épines aiguës. Les 4 articles basilaires des tarses sont généralement pourvus d'appendices membra, neux en dessous.
Abdomen sessile, médiocrement allongé, subcylindrique, se terminant dans les femelles par une tarière com-
posée de différentes, pièces dentées ou ridées à leur extrémité, ne dépassant pas d'ordinaire le dernier segment » et dans les mâles par une plaque transverse lisse.
Cette famille, très riche en genres et en espèces, est la seule parmi les Hyménoptères se composant d'espèces phytophages ou se nourrissant de végétaux à l'état de larves, aussi est-ce la seule famille réputée réellement nuisible.
Les larves des Tenthrédinides, qu'on appelle d'ordinaire fausses-chenilles, ont en effet une forte ressemblance avec les véritables chenilles ou larves des Lépidoptères, Mais il est toujours facilo de distinguer les unes des autres; les véritables chenilles n'ont jamais plus de 16 pattes, tandis que les larves des Tenthrédinides en ont toujours de 18 à 22. On connait avec quelle voracité les larves* des Némates dépouillent nos groseilliers de leur feuillage.
Les œufs sont d'ordinaire déposés sur le limbe ou les nervures du revers des feuilles.
Les nymphes laissent presque toujours distinguer les différentes parties de l'insecte parfait à travers un cocon de consistance de soie ou de parchemin. La transformation a lieu d'ordinaire dans le sol»
(J. continuer.)