LES PLANTES MELLIFÈRES DU CANADA
ginie, Rhus typhina,Lin., leVinaigri'er (Stag horned Sumach) et son congénère le Sumac vénéneux, Rhus toxicodendron, Lin, Fherbe à lajmce (Poison Ivy). Les fortes panicules thyrsoides du premier surtout, no as offrent chaque année l'occasion de prendre de nombreux insectes, et nous voyons souvent les abeilles partager avec de nombreux Ichueumonides et des Diptères le miel de ces fleurs. Le suc vénéneux de ces plantes n'a sans doute rien de nuisible dans ses fleurs, puisque les insectes paraissent si impressés à les exploiter.
Tandis que nos bois offrent des sources si variées d'alimentation aux précieux Hyménoptères, les plantes herbacées ne manquent pas non plus de présenter leur contingent.
Voyons d'abord les Uvulaires, les Bellworts des anglais, Uuularia sessilifolia, Lin., perfoliata, Lui. et grandiflora, Smith, superbes Liliacées, laissant voir leurs délicates clochettes blanc-jaunâtre, partout dans les lieux ombragés.
Les Streptopes, Streptopus roseus et amplexifolius, les Sceaux de Solomon, Poligonatum multiflorum, Desf., offrent dans le mêmes temps leurs petites cloclettes pendantes aux visites des abeilles.
Dans tout le cours de Mai, une très petite plante, d'apparence des plus modestes, qui se montre dans les endroits humides des champs et des prés, attire aussi tout particulièrement les abeilles, c'est la Véronique des champs, Veronica arvensis, Linn. (Corn Speedwell), de 2 à 6 pouces de haut, simple ou rameuse, dressée ou ascendante, à feuilles ovales-cordées, incisées, à fleurs bleu-pâle veinées dte pourpre. Ses congénères, celle d'Amérique, Veronica Americana, Schwen. (Brooklime) qui tapisse parfois les berges entières des fossés, la V. mouron, Veronica anagallis, Lin., qu'on trouve aussi près des ruisseaux, et les espèces cultivées pour l'ornement, offrent probablement aussi les mêmes ressources aux industrieux insectes, mais étant beaucoup plus rares, elles sont par cela même moins recherchées.
C'est vers la mi-Juin que Ton voit les Anémones, Jlne- ' mone Virginiana, Pennsylvania, nemorosa, étaler sur les
bords des haies et des clôtures, leurs blancs calices pétaloïdes, que ceux non initiés aux études de la Botanique prennent de suite pour des corolles» et dans lesquels les abeilles viennent souvent faire provision.
Les Pyroles, ces charmantes petites fleurs à odeur suave, se montrent dans le même temps, dans les endroits ombragés des taillis et des bois ; on en compte plusieurs espèces: Pyrola rotundifoha, Lin., hampe de 6 à 12 pouces; chlotanla, un peu plus petite, fleurs jaunâtres; secunda, de 3 à 6 pouces, à fleurs en grappe unilatérale ; uniflora, ne portant qu'une seule fleur, etc. etc
Lorque la plupart des grands arbres ont effectué leur floraison, il reste encore # certains arbrisseaux fort précieux pour les abeilles. Se montrent en premier lieu les Viornes ; le Pimbina, Viburnum opulus, Lin., qui, quoique indigène, se fait encore admettre dans la plupart des jardins; la bourdaine, V. nudum ; le bois dorignal, V. lantanoides, Michx., etc. qui toutes offrent dans les larges cimes de leurs fleurs blanches, amples provisions pour les abeilles.
Les Sureaux, Sambucus pube.s, Michx. et Canadensis, Lin., sont aussi alors en floraison, cependant on voit rarement les abeilles les fréquenter.
Mais déjà nos pâturages s'émaillent des blancs capitules de notre Trèfle rampant, Trifolium repem, Lin., qui, de ce moment jusqu'à Octobre, va fournir aux abeilles la source peut-être la plus abondante pour leurs provisions, et de qualité supérieure, mise à leur disposition.
En même temps, dans nos jardins, les melons, con combres, citrouilles offrent leurs grandes fleurs, aux vastes nectaires, au pollen abondant, à nos insectes mellifères, et près de ceux-ci, s'étalent sur nos plates-bandes, les Narcisses, les Tulipes, les Hyacinthes, les Roses, tant celles cultivées que celles de nos espèces indigènes dans nos taillis etc., etc.
Juillet.
Juillet est le mois culminant pour le travail des abeilles. C'est dans ce mois qu'elles garnissent particulièrement leurs