MESURES DES ANGLES
Ponr reconnaître la nature géométrique des cristaux, il suffit de soumettre les inclinaisons de leurs surfaces à des mesures rigoureuses, en se procurant des instruments convenables, qu'on nomme goniomètres. Le plus simple de ces instruments consiste en deux lames réunies et mobiles, qui peuvent s'ouvrir plus ou moins, et s'allongent ou se racoursissent en glissant dans des ramures. On applique ces lames le mieux possible sur les deux faces dont on veux mesurer l'angle dièdre ; puis on les place BUr un rapporteur dans des points de repère qui y sont marqués, pour en lire la valeur sur le limbe.
Cette manière de mesurer les angles est très défectueuse, et ne peut servir que pour des à peu près dont on peut dans certains cas se contenter. Pour avoir plus d'exactitude, on a imaginé de choisir des cristaux dont les faces sont brillantes, et de s'en servir pour faire réfléchir les images de certaines lignes de mire placées à distance ; on peut alors amener ces images à coïncider avec des lignes fixes, et cela permet d'établir plut nettement des points de départ sur une face, des points d'arrivée sur une autre, en faisant tourner le cristal. L'appareil étant disposé sur un cercle, on obtient l'angle décrit par le mouvement du cristal, et conséquemment l'inclinaison de ses forces.
Il y a pour ces mesures deux instruments principaux :
le goniomètre de Wollaeton, et celui de Mr. Babinet, qui peut servir aussi à d'autres observations.