FEB
Naturaliste Canadien
VOLi. >C'v£ v^ (VO'i. IV DE L\ DEUXIKMK SERIE) No 1
hicoutimii Janvier 1807
Directeur-Propriétaire : l'aLbé V.-A. HQARD LA VINQT-QUATRIEHE ANNEE
Cette livraison commence la 24e année du Naturaliste., Il 5ierable assez étonnant qu'iinerevue scientifique ait pu atteindre un âfije aussi avancé, dans un payj où l'étude des sciences compte encore si peu d'adeptes, alors qu'on a vu naître et mourir, durant la même période de temps, un si grand nombre de revues littéraires qui s'adressaient pourtant à un public assez considérable. Le secret de l.i vitalité du iVa^ttralisU est facile à percer. L'ériergie de son fondateur, la constance d'un petit nombre d'amis qui n'ont pas cessé de porter intérêt à la revue, et surtout l'aide du gouvernement de la Province lui ont conservé la vie pen<lant vingt années.
Depuis trois ans, il est vrai, l'Etat s'est prati(]uement désintéressé de l'oeuvre du Nat araliste, comme il a dû aussi cesser de prêter son concours à d'autres institution? qui étaient pourtant d'intérêt public Les embarras financiers auxquels il a fallu faire face expliquent assez cette abstention du gou^ vernement. Mais il semble que ces jours difficiles sont à peu près passés ; et Ton proclame que le trésor provincial n'est pas loin de la prospérité. Cet espoir nous soutient Dans un avenir très prochain, sans doute, le gouvernement pourra se remettre à favoriser les œuvres de bienfaisance et d'utilité, autant qu'il le faisait autre fois. A lors leNataralisle retrouvera Hon ancienne importance ; avec moins de soucis du côté ma- 1— Janrier 1897.
térîcl, il pimrra reprt^ndre son emor de jiirlia et promouvoir bien d»,vantHge le développement deâ Hciences îiaturelles çti cette Province.
S'il vit péniblemtsnt depuis trois années, au moins il vil ; et la vie C8t toujours m 'illeure que le silence du tombeau. II m^ réalise que de fort loin, sans doute, 2e que nous voudrions. Obligé de nous livrer à bien des occupations étrangères à la science, pour trouver les ressources nécessaires à son maintien, nous ne pouvons malheureusement lui donner qu'une faible partie de notre temps, sans compter que Texiguité de son format présent nous empêehe de traiter de beaucoup de sujets utiles et intéressants.
Par bonheur, tout un groupe de collaborateurs est venu spontanément à notre secours. Le dévouement de ces amis des sciences nous est d nu tel secours, que nous nous demandons si le Naturalût€f malgrd toute notre bonne volonté, ne serait pas mort une fois de plus s^ns leur précieux concours. Nous les avons déjà remerciés de leur obligeance. Noos le faiscms encore ici et de grand^cœur^ reconnaissant pleinement tout ce que nous leur devons.
Nous voulons aussi exprimer de nouveau notre gratitude à nos fidèles abonnés, dont la plupart ne sont pourtant pas (les naturalistes. Ils comprennent qu'il importe de favoriser le goût des sciences dans notre population. Car si nos compatriotes occupent un rang distingué dans la littérature e^ les l>eaux-arts, ils sont loin d'avoir la place qui leur convient dans le domaine scientifique.
A toutes ces considérations d'ordre élevé, nous voudrions ne pas avoir à mêler la pauvre question d'argent Mais ne le faut-il pas ? — Nous prions donc certains de nos* abonnés de mettre plus de zèle à concourir au mainti m do cette revue, en faisant meilleur accueil aux comptes d'abonnement que nous leurs expédions une ou deux fois Tan. Croirait-on qu'il y a un lx>n nombre d'aboimés qui nous doivent encore le prix de leur abonnement dts trois dernières années ? Estce raisônntible !— Il arrive même des choses inimaginables.
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Ainsi, après avoir reçu le journal durant deux ou trois ans, flans rien payer, on le refuse sans s'inquiéter non plus de solder ee qu'on doit, ou encore l'on change d'adresse sans nous en informer et sans rien payer, toujours. Et nous perdons di; coup deux ans, trois ans d'abonnement. Y at-il de l'honnêieté dans une pareille façon d'agir ? — Nous n'avons jamais eu la prétention d'imposer notre journal à personne. Que ces retardataires obstinés nous a/ertissent donc d'enlever leurt^ noms de nos listes, s'ils ne s'intéressent aucunement à l'œuvre du Natiindiste ; par exemple, qu'ils n'oublient pas de solder ce qu'ils nous doivent
Mais nous ne voulons pas finir cette causerie par des choses si désagréables. Pour nous rassénérer, remarquons que« Tannée prochaine,le Naturaliste atteindra son quartde siècle.Si Dieu âous prête vie, à nous et à lui, nous ferons solennelle la célébration de ses *• noces d argent ! "
COURS D'ENTOMOLOGIE POPULAIRE
(Comiiiaé d« toIqmo précédant, p.ige ISô)