‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 122 sur 122 · VOL. XXYI (^OL. TI DE LA DEUXIÈME SËBEE) NO · texte numérisé non relu

VOL. XXYI (^OL. TI DE LA DEUXIÈME SËBEE) NO

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Glîicôliîiini, D^cî^mbi^é 1899

I ' tKii ttf\*'.i

Directeur-Propriétaire : Tabbe V^-A. HuarcL Notes entomologlqnes

Dans ma dernière correspondance, je vous parlais d'une Gontoctena qui a fait son apparition dans cette Province^ Monsieur Germain Beaulieu, de Montréal, à qui j'en ai envoyé un spécimen, me dit que c'est la Gontoctena palbda^ Linn. Le même monsieur m'a aussi donné le nom^spécifique' d'un Onthophage trouvé à la Rivière-Blanche, comté de Matane, pendant les dernières vacances^ : c'est VOnthophc^ ^us nuchicornis^ Linn. Cet insecte, importé d'Europe, est assez commun dans les provinces maritimes ; mais c'est la première fois que sa présence est signalée dans la province de Québec. — On le distingue à première vue des espèces décrites par Tabbé Provancher, par la couleur des élytres qui est jaunâtre avec taches noires irrégulières. Les autres caractères sont les suivants. Longueur 0.28 pouces. Noir. Tête avec deux carènes transversales, la postérieure plus large et plus soulevée. Prothorax glabre tout couvert de points circulaires enfoncés présentant un petit soulèvement en leur centre. Une petite protubérance lisse près du bord latéral. Elytres striées ponctuées, les intervalles aussi ponctués. Dessous noir, ponctué ; jambes plus ou moins velues, ainsi que le devant^dy mésQstefnuni.-r-Çet Onthopage^

13— Dtombre 1899.

comme sts congénères, vit dans les déjections des herbivores. Il s'y pratique des conduits cylindriques qu'il prolonge à peu près verticalement dans le sol. C'est là qu'il cherchera un refuge pour échapper aux investigations de l'amateur d'insectes : c'est une ruse qui lui réussit parfois. Ces cavités souterraines servent peut-être aussi à l'Onthophage pour loger sa progéniture. C'est du moins ce que font certaines espèces européennes de la même famille, comme les scarabées et les copris dont on raconte des choses très intéressantes (Voir La Nature, puWiée à Paris, N* 1288, 5 février 1898). D'autres observateurs pourraient sans doute nous renseigner là-dessus.

Je vous envoie avec la présente communication deux spécimens de XOnthophagus nuchicomis et un de la Gonioctenu pallida.

Elias Roy, ptre

Collège de Levis.

20 septembre 1899.

L'ABBÉ PBOVANCHE»

( Continué de la page 165)

La deuxième édition du Verger^ pubh'ée en 1864, ne fut épuisée que vers l'année 1872. Et ce ne fut qu'en 1874 que parut la troisième (i),avec ce nouveau titre : Le Verger^ le Potager et le Parterre dans la province de Québec^ ou Culture raisonnée des fruits^ légumes et fleurs qui peuvent réussir sous le climat de Québec.

La première partie, consacrée au verger, est à elle seule, strictement parlant, la troisième édition de l'ouvrage, "mais, dit l'auteur, corrigée soigneusement, augmentée et modifiée en plusieurs parties.*'

(i) Je dois exprimer ici mes remerciements à M. L'abbé C. Bacon, curé de rislet» et à M. l'abbé El Roy, du collège de Levis, qui, répondant à un appel que j'ai fait par la voie du NaturalisU^ ont bien voulu me communicjnçr phaçuq |*pxemplRirç cju'il» possèdent de cette 3e éditiop. (A)

L*ABBÊ PROVANCHER 179

La deuxième et la troisième parties, où il est question du potager et du parterre, sont entièrement nouvelles et doublent la longueur de Touvrage primitif. Les sujets qu'elles traitent font si bien corps avec le manuel du veiner, qu'il y a lieu de s'étonner que l'abbé Provancher n'ait pas cru devoir, dès le commencement, les ajouter à la matière même du Verger. Il lui a fallu pour s'y décider, ainsi qu'il le dit dans la préface, "la sollicitation d'un grand nombre d'amis, surtout de confrères du clergé."

Pour ce qui est du Verger lui-même j il y a en effet dans cette édition des changements assez notables. C'est ainsi, pour indiquer ce seul détail, qu'on n'y voit plus décrites que 37 variétés de pommes, alors qu'il y en avait 80 dans la première édition. Mais c'est quand l'auteur traite des insectes ennemis des arbres fruitiers que l'on remarque des modifications et des additions prononcées. "La suite de mes études entomologiques, écrit-il, m'ayant procuré une connaissance plus intime des ennemis de nos fruits, je me suis scrupuleusement attaché à corriger ce qui me paraît aujourd'hui inexact dans les éditions précédentes ; afin que, tout en procurant un guide sûr à l'amateur, je pusse en même temps fournir aux débutants en entomologie des indications certaines sur les insectes ennemis qu'il nous importe de connaître avant tous les autres." Les gravures relatives à ces fléaux de l'arboriculture sont aussi augmentées en nombre et en importance.

Quant aux deux autres divisions de l'ouvrage, traitant delà culture des légumes et des plantes d'ornement| leur publication était bien opportune et même nécessaire. Sans doute, comme on lit dans la préface, il y a bien des livres français traitant de la culture des légumes, et l'on peut ajouter : de la culture aussi des plantes ornementales. "Mais, dit l'auteur, aucun n'est calculé pour notre climat et les ressources à notre disposition. La vigueur de notre végétation nous interdit ici une foule de procédés qu'on suit en

liù LE NATURALISTE CANADIEN

Europe^ et les hauts prix de la main d'œuvre en ce pays ne nous permettent pas de multiplier les bras pour un grand 'nombre d*op^rations qu'on pratique là. Il n'est aucun •procédé que je conseille, que je n'aie ou appliqué directement moi-même ou du moins fait expérimenter sous ma •direction immédiate ; de sorte qu'en suivant les prescriptions données, on ne pourra courir de plus grandes chances de succès."

L'auteur a suivi un plan identique dans la rédaction de cette deuxième et troisième partie. D*abord, pour début, c'est un plaidoyer, où Ton trouve jusqu'à de l'enthousiasme, en faveur de la culture, soit des légumes, soit des fleurs ; les arguments s'y pressent, tirés non seulement de l'utilité et des profits pécuniaires que l'on peut trouver dans ce genre d'occupations, mais encore des jouissances qu'elles procurent à ceux qui s'y livrent. "C'est au potager, s'écriet-il, que la fermière ira chercher et ses échalottes et ses radis pour les déjeuners, ses petits pois, ses gousses de fèves, ses poireaux, ses carottes, ses sarriette et marjolaine, >thym et ciboulette, pour son pot*au-feu du midi ; les fraîches salades, les rafraîchissants concombres, les melons, citrouilles, choux, navets, etc., lui offriront tour à tour les moyens de présenter d'un bout de l'année à l'autre des plats aussi variés dans leur composition qu'appétissants par leur saveur." (P. l68.) Mais l'éloquence touche au lyrismCj quand l'auteur vient à parler de la culture des fleurs. "Qu'estce que la vie ? Une lutte contre la mort. La plante, ai-je dit, boit, respire, elle sent le chaud, le froid, l'humidité ; elle vit, donc elle combat. Notre associée dans la lutte pourraitelle n'avoir pas nos sympathies ? Mais elle vit, elle lutte, elle combat pour nous ! sans elle nous périssons ! n'a-t-elle pas droit de plus à notre affection ? Aussi voyez cet amour pour la plante s'accroître, pour ainsi dire, chez l'homme, à mesure que sa position l'éloigné, le sépare de sa société. . . On épiera dans la famille le moment où le bouton donnera

L^ABBÉ PROVANCHER l8l

sa fleur ; ça sera un événement dont on informera les voisins." (P. 230.)

Après avoir de la sorte exhorté les gens à se faire légumistes et fleuristes, Tabbé Provancher donne les règles générales de la culture des légumes et des plantes d'ornement. Traitant ensuite séparément des diverses sortes de légumes et de fleurs de jardin et d'appartement, il indique pour chacune les soins particuliers qu'elle requiert. Un chapitre spécial, à la fin du jardin-potager, concerne les "mauvaises herbes" ; et Ton y apprend à quels procédés il faut avoir recours pour en débarrasser les plates-bandes.

Voilà quel était, dans sa forme définitive. Le Verger^ le Potager et le Parterre^ de l'abbé Provancher. Imprimé chez Darveau, de Québec, comme ses autres ouvrages, cet indouze a 332 pages.

Je ne puis parler de la 4e édition du Verger^ parce qu'elle m'est tout à fait inconnue. Il semble que personne, parmi les lecteurs du Naturaliste canadien, n'en possède un exemplaire, puisqu'aucune réponse n'a été faite à la demande que je leur ai faite à ce sujet, il y a quelques semaines. D'autre part, à Québec, je n'ai pu trouver cette édition ni en librairie, ni dans la bibliothèque de l'université Laval, ni dans celle de l'Assemblée législative. J'en arrive à douter s'il y a eu réellement une quatrième édition de l'ouvrage, et si l'on n'a pas, par mégarde, sauté de la trosième à la cinquième édition. A tout événement, si la quatrième a existé, elle est tombée dans un . cas d'épuisement plus qu'ordinaire.

Quant à la cinquième et dernière édition, publiée en 1885, elle n'est que la reproduction parfaitement exacte, jusque dans les plus petits détails d'impression, de la troisième édition, dont elle ne difi'ère absolument que par le changement de la date sur la page du titre. On y voit jusqu'à la préface de cette troisième édition, datée du " CapRou-

ge, IS octobre 1874." Cela démontre assez que rimpression s'est faite sur clichés dès 1874.

L'ouvrage, tel qu'il est peut-être encore en librairie, est vieux de vingt-six années. Durant ce quart de siècle, les procédés de l'horticulture et de l'arboriculture ont subi des modifications ; beaucoup de variétés ou d'espèces nouvelles ont enrichi les vergers et les jardins. Il ne serait donc pas hors de propos de publier une nouvelle édition du manuel de Provancher, mais toute remaniée et modifiée comme il faudrait pour qu'elle fût au courant. On devrait aussi, pour donner satisfaction aux goûts ^artistiques de nos contemporains, l'imprimer sur un papier tout à fait différent du papier très inférieur des précédentes éditions. — J'aurais bien du plaisir à entreprendre la tâche de préparer cette sixième édition, tâche qui me serait encore facilitée par la possession des clichés des gravures de l'ouvrage, si des occupations plus impérieuses ne réclamaient déjà tous mes loisirs.

{A suivre.)

Qnelqaes aperçns sar la géologie dn Sagnenay

La fonnaàoH de Trenton {Hunt)

( Continue de la page 757) A défaut de renseignemenrs à notre portée sur l'origine et les causes précises du principe étrange acquis à cette formation-là, nous nous permettrons d'en faire ici l'historique à notre point de vue — si cela est permis : peut-être provoquerons-nous ainsi les gens initiés, que pourrait distraire cette ébauche superficielle, et les compromettrons-nous au point de leur arracher toute la vérité sur ce dossier secret géologique^ dont ils sont naturellement les dépositaires discrets et incorruptibles.

Za formation d' Utica

Les formations de Trenton et d' Utica, que les géolo-

gues ont découvertes dans le bassin du lac Saint-Jean, et qui tiennent leur nom de certains endroits ainsi nommés dans les Etats-Unis où elles ont été constatées en premier lieu, — sans mettre en doute leur analogie, — ont probablement une ressemblance frappante qui les fait reconnaître comme correspondant géologiquement au même système de là-bas : nous n'insisterons pas, la chose est entendue. Ce que nous aurions désiré connaître et savoir, c'est la manière de procé. der mise en œuvre pour arriver à imprégner ces formations, celle d'Utica surtout, de cette substance bitumineuse qui la distingue spécialement à notre attention des autres formations schisteuses généralement. Nous ne pouvons bien saisir ni entrevoir le fil conducteur qui a su introduire ainsi, dans cette masse prodigieuse de glaise plastique en voie de se pétrifier ou qui l'était déjà, ce courant puissant de gaz ou de pétrole — disons le mot — et l'imbiber ainsi comme une véritable éponge 1 elle qui s'était déposée au fond de Teau, atome par atome, dans un bain pur de tout alliage, sans mélange quelconque !

Sont-ce les eaux de la mer qui lui ont donné cette propriété, cette vertu de prendre feu ? Non. Sont-ce les restes fossiles d'insectes, de vermisseaux, de je ne sais quoi •' introduits par millions dans ces fortes couches de glaise pendant leur formation, qui ont répandu ainsi autour d'eux ce liquide dont elle suinte pour bien dire ? Evidemment non. Non plus que les monstres marins, qui fréquentaient ces bas-fonds dans les temps reculés, n'ont pu, en la frôlant en passant, lui jouer ce tour-là. Encore moins les mollusques, quoique légions dans les environs, n'ont daigné servir de véhicule à cette matière qui leur répugnait assurément. Il nous faudra donc, tout de bon, descendre au fond, sous cette enveloppe pétrifiée, pour y trouver une bonne fois la solution de cette importante question.

Et si nous la trouvions là . . . ,dans ces couches profondes ()ç plantes herbacées enfqujçs jadis d^ns Iç sein de U n^tqrç,

SOUS ces replis, dans ces abîmes que la croûte terrestre, alors maniable et tiède, se prêtait à imprimer à sa surface ! Que diriez-vous de cette trouvaille ? Notre étonnement nous ôterait la parole pour sûr. Il faudrait tout de même s'y conformer et tâcher d'en profiter le plus possible, n'est-ce pas ? Descendons-y donc,puisqu'il n'y a plus que cela à faire maintenant ! Eh bien, descendez voir ces plantes réduites à leur dernière solution sous le poids incalculable que représente cette enveloppe compacte de schiste, qui a joué ici le rôle de \ extracteur dans les huileries. Etudiez la substance extraite de ces dépôts de végétaux, grâce à l'énorme pression qui les écrasait ! Vous reconnaissez de suite, à l'odeur, que le pétrole s'est introduit là, qu'il y est encore, que c'est lui qui inonde les grès au fond du réservoir où il est retenu ; que c'est bien lui qui pénétra toute l'épaisseur de cette formation que nous étudions dans le moment. Ce sont assurément ces matières extraites des plantes, qui, imbibant ce gigantesque pressoir — une vraie puissance extractive pour elle, — introduisirent, dans cette stratification schisteuse de la formation d'Utica, le principe bitumineux qui nous la fait reconnaître. C'est pour cela que ces pierres s'enflamment si facilement, que vous les preniez au fond du lac Saint-Jean ou sur ses plus hauts rivages.

Dans certaines parties du bassin, où la température intérieure se trouvait plus élevée et la pression extérieure moins puissante, ces précieux végétaux, au lieu de se distiller comme nous venons de le démontrer, se sont tout simplement carbonises par le même procédé.

Maintenant, c'est de mettre la main sur ces produits naturels qui sont là, en réserve, sous ce sol étrange, prêts à se laisser extraire et exploiter, prêts à contribuer à la richesse de notre Province, à qui il ne manque plus que cela pour avancer à grands pas dans cette direction. Ce n'est pas la bonne volonté qui manque pour arriver à une telle conclusion ! Mon Dieu, non. Mais toute la meilleure volonté du

^0U5^^ fETWCjajENiS ,185

^o^Cî^ jirfîfit gas.ppur,4e§con<i«c (jusqiffctà ! il^e «qrf (^c la ^P¥^J^, :9%^ H^OTiplc, ferait des - prodiges ! AWÇ Jfl^dW Y ff^fif^itTVÎte.j^^ndu ! Sa ,vertu,iaUiée à.J^ volpr)^, surfit infail- :y]i^^.,£n dip%nt,t;p(ut >as : ''Sésapie, gu^çe-tpi !'* )Lpi)t3!ARvre, iC' re^r.voir at le ^restc.rép^ndant ^ur^le^aj^siis^^s^HHf^jV^te ^Qs^ fious .i^GHffiie ^eprodpits ijitiles.et rectierf^l^é^, qui, /qfofin, rrei^plis^t^t liwr d:e3tioée, révolut^>ft^^r^^i^^t Rftjçe -9*9wde, twti¥^*i^«>t Je.^ç^pimçrcc, alimento^aîont l'iivî*jy5t«ie, Hlfi9pn- ((VM^çkirat l^^^g^içulture, réchau^raieat .{a c<4^ni;^^9fi, —

and the last, but not the least — rétabliraient df^psraot^^au

SagAienay oe.,^i»>^/i^i!^. d'autrefois, d'autant plus illuminé et ,Ci|jf^épé.,VoiJà!

VQÎlà^p^i, suivant nows,roi;îgine vçaîe/de )a/%rmation ,ji\Utîca. Vous voyez des fossile^ qui repré^çqt^t ,1e? jp^ec*

j^es^,etc.,.q|ji.ont,véçu jadis sur 1a terre, n^é dîiiis rç^u,..yplé .îi^s.r^ir, ajiJQurd'hui enfouis. à unejp-ande.prqfQn.cJfiur.cIjins . cçs ,çoujçhes r^guUèi-es ^çp fcujllçts ^serrés qui les ^Jîg^in* ^ont J?pqrqupi spnt:îls eux aiiçsi impr^gp.^sdejpétrqle? Si

ces formations, à leur origine, eussent été composée;! A'j^Ié' jjf3m\^ bitui;ninjçux^\çsms.ççte3,etc,,qui ?*y spntîqtrp^uitsde- , p»iis-çn^Au»ient^été.ç?cep(iRt^ .çopçéqi^eniqaent,çç}te,qH^ité 4cur^f|t.VjRRpe^PQSti$rieujçefiient : ce,n\e9t.,pas4pfttsyK.

, (4 mvre,) P.,H. ,tïyw4i^.

.{^çilU,aM procliyHanttméjro» .(fuUd'es^)^ cflui:Ci, Jçfédt illustré

: très pittoresque— Kl'une visite au Regent's Park, Londres, par M. l'abbé Em.-B. Gauvreau.

^Moii^ses çî Lî(b^DS

Monsicjiîr.le ,Jlé<Jactiçji«r,

Je a^.^^^^us^ depuis Je ççmm/ç^^cçpieat.^e V^utpfn ne jdariver» à>r^veiUiridos^mouss«s et;des licjiças. Ces {^t^fts

vég^^x q*ii4PPUS6ent partout, «tqui pot das habitudes, -, j'hais 4ir.e des^ojuse^rs.si ^ggulièrjesjm'intéresse^t^j^çf^cptfp^

14— Décembre 1899*

ÏÈè LS NATURALISTE CANADIEN

Rien de plus joli, de plus gracieux que la plupart de ces petits cryptogames vus à la loupe ou même au microscope.

J^ai déjà plus de soixante lichens, et soixante-quinze spécimens de mousses. Et pourtant le champ de mes explorations est bien restreint : quelques dix arpents carrés à peine. — Malheureusement je n'ai aucun ouvrage sur cette intéressante partie de la flore. Pourriez-vous m'en indiquer quelques-uns ? — Le mieux serait sans doute de traiter cette matière dans le Naturaliste, vos nombreux lecteurs en profiteraient.

J.-E. Desrochers, c. s. v.

Collège Bourget, Rîgaud.

Rï:d. — Nous n'avons pas donné d'attention, jusqu'à présent, à l'étude des Mousses, ni des Lichens, et nous ignorons s'il existe, dans la bibliographie d'Amérique, des ouvrages traitant de la flore des Mousses. Si quelque lecteur est plus renseis:né que nous, là-dessus, nous le prions de nous transmettre les imformations qu'il jugera utiles.

Pour ce qui est des Lichens, nous pouvons indiquer deux ouvrages : Text-Book of Lichenology^ et A Guide to the Study of Lichens^ tous deux du Dr Alb. Schneider. Ce dernier ouvrage a été publié en 1898, chez Bradlee Whidden, Boston.

Maintenant, nous indiquerons à notre correspondant, que nous connaissons depuis longtemps comme un fervent de l'histoire naturelle, deux ouvrages français, publiés en ces dernières années, et qui contiennent des notions gêné* raies et la description de beaucoup d'espèces d'Europe :

Nouvelle flore des Mousses et des Hépatiques^ pour la détermination facile des espèces, avec 1288 figures inédites, représentant toutes les Mousses et Hépatiques des environs de Paris, des départements voisins, et les espèces communes d'Europe, par M. L Douin. 186 pages in-i2. Broché, 5 fr., relié, 5 fr. 50.

LE CYCHRUS VIDUUS, DEJ. 187

Nouvelle flore des Lichens, pour la détermination facile des espèces, sans microscope et sans réactifs, avec 1178 figures inédites, représentant toutes les espèces de France* et les espèces communes d'Europe, par A. Boistel. 164 pages in- 12. Broché, 5 fr. 50, reliure anglaise, 6 fr.

Ces volumes sont en vente chez Emile DeyroUe, naturaliste, 46, nie du Bac, Paris.

Il serait bien à souhaiter qu'il y eût de petites flores de ce genre , pour nos plantes cryptogamiques. Mais nous craignons qu'il ne faille attendre longtemps encore avant d'en posséder.

Quant au Naturaliste canadien^ bien que toutes ces études soient dans son programme, il ne pourra probablement pas les aborder de sitôt, surtout si les circonstances présentes se maintiennent. Avons-nous du mal à terminer notre Traite de Zoologie ! Quand nous l'aurons achevé — d'ici à un an, sans doute — , les Mollusques absorberont notre attention. Quand viendra le tour des cryptogames ?

Lç Cyçbrùs vîdùùs, Dej.

CAPTURÉ A SAINT-HiLAIRE, P. Q.

Dans une exploration de la faune coleoptérologique et diptérologique de la montagne de Saint Hilaire, le 25 juin dernier, l'agréable surprise me fut donnée de capturer deux superbes Cychrus viduus, Dej., c? et 9.

C'est la première fois, je crois, que cet insecte est capturé en Canada ; et une intéressante communication à ce sujet reçue de M. Chs Liebeck, de Philadelphie, et de M. W. H. Harrington, d'Ottawa, corrobore mon assertion. La distribution géographique de cette espèce de Cychrus a toujours été circonscrite,que je sachb,dans les Etats suivants ^es ^tats-Uniç : Virginie, New-York, New-Jersey, Peqnsyl»

vanSe et Icidifema. Or, sa découverte dans cette part*! de FAtoériquc devient un fait important et une addition précieuse pour la faune canadienne.

Le C vtduus ne se rapproche en aucune manière du C Lecontei^ Dej., qui se rencontre assez fréquemment dans nos bois. Sa taille est bien plus considérable ; l'un de «es spécimens, le cf. mesurant un pouce en longueur et l'aûtto, la 9, un pouce et un cinquième. Ses élytres sont compara* tivement plus larges, et son prothorax fortement rebordé. Sa couleur est noire avec reflets violets très prononcés.

Je les ai capturés tous deux au pied d'une vieille souche, sous les feuilles mortes.

Gustave Chagnon.

IjjC clergé

ET L^ÊTUDE DES SCIENCES NATURELLES

Commentant, de la récente Encyc^iqoje aux é^^ues de France, le passage où N. S.-P. le Pape recommande d'appliquer — "avec mesure et dans de sages proportions" — les élèves des Petits et des Grands Séminaires à l'étude des sciences physiques et naturelles, la Semaine religieuse de Cambrai fait les importantes considératipns que voici :

" Ce minimum est pour le clergé en général ; mais il est bon, il est nécessaire que dans le clergé se trouvent des hommes ayant des connaissances plus approfondies et plus étendues ; et cela pour bien des raisons. Il faudrait que les catholiques inst-uits s'occupant de travaux scientifiques ne fussent plus abandonnés à eux-mêmes. La plupart des savants qui consacrent leur existence à des recherches pénibles sont sincères. Mais par la force des choses, ils rencontrent des questions mixtes confinant à la philosophie générale, et par la philosophie à la théologie. S*ils ne trouvent personne à qui ils puissent demander des éclaircissetherttà, ils se forgent à eux-mêmes un système de conoiMation ©rit^e leurs théories scientifiques et leur^croyan-» ces<reU^>ie«ie&/sy$tèmtr fréqt^fmmèftt déf^ofàèux.

LB BSARCHt DES CAJ(NEBERGfiS 1 89

'^D'autres ne se donnent pas tant de peine et s'en tiennent à un déisme vague et sans conséquence. Il faut qu'ils puissent trouver dans le clergé des hommes capables de dissiper leurs doutes et de donner à leurs pensées une ori<mtàtion sûre au milieu d'écueils multiples. Enfin il n'e^ pas moins utile que le prêtre ait sa place au sein des sociétés- savantes qu'auprès des particuliers^ Il y troat^es l'occasion de rectifier des idées fausses qui, une foispuhUéesi sous le couvert de "la science", pénètrent toutes les cou» cbc» de la société."

Les Lèonldes

Cette pluie d'étoiles filantes, que Ton attendait au milieu du mois de novembre, n'a été qu'une averse légère. En Amérique comme en Europe, on n'a pu compter guère qu'une ou deux centaines de météores. "D'ailleurs, dit le Cosmos^ la probabilité a priori, pour un important flux d'étoiles filantes, n'était pas bien grande. On savait, en effet, que la partie de l'essaim qui a donné naissance, en 1866, à une ftveise abondante de météores, ne pouvait pas passer cette fois à proximité de la terre, par suite des perturbations notables provenant des grosses masses planétaires de Jupiter et de Saturne. Il était toutefois permis d'espérer que d'autres portions du même essaim, trop éloignées autrefois de nous, deviendraient visibles cette année : espoir qui ne s'est pas réalisé."

Maintenant, ajouterons-nous, la partie est remise à 33 années d'ici !

Le narcbé des GaDnebefges

Nous disions, dans Tune de nos dernières livraisons, que le prix actuel des canneberges (atocas) nous était inconnu. Nous avons vu depuis, dans la Semaine commerciale^ que ces fruits se sont vendus, à Halifax, jusqu'à, $6 le baril,

IpO LE NATURALISTE CANADIEN

et à Québec, jusqu'à $7. D'autre part,un correspondant nous informe qu'il s'en vend beaucoup à Montréal, à 10 cts la pinte, au détail. Le Journal d'Agriculture et (PHorticulture, du 22 novembre, citait le propriétaire d'un petit terrain de ^y d'acre, situé dans la Nouvelle-Ecosse, qui y a récolté, cette année, 43 J^ barils de canneberges, vendus au prix de $6 chacun. — Il faut conclure de tout cela que la culture de la canneberge est aussi profitable aujourd'hui que la 2e édition du Verger de Provancher affirmait qu'elle était en 1864, et que nos cultivateurs, tout entiers désormais à la production du beurre et du fromage, ont grand tort de négliger obstinément une pareille et si facile source de bénéfices.

JouRnauxet Revues

— La Revue canadieinie, la seule du genre en Amérique, public maintenant 80 pages par mois, sins augmentation du prix, qui reste à $2.00 pour le Canada et les Etats- Unis. Rédaction fournie par nos meilleurs écrivains, illustration artistique et impression de luxe. Elle jouit d'une réputation méritée, dans l'Ancien comme dans le Nouveau- Monde.

— Nous avons appris avec regret que M. Ph. Masson a dû quitter la direction de la Difeuse, qui ne pouvait rémunérer ses services d'une manière même strictement suffisante. Il est affligeant de voir un journaliste de vocation, un écrivain de race,un polémiste puiss-nt, un homme de science et de princip;jr, comme M. Masson, forcé par les nécessités de la vie de déposer sa plume pour demander à des occupations assez vulgaires le pain de chaque jour.

— The Birds of Eastern Nerth America^ Charles B. Cory. C'est la première partie seulement, consacrée aux oiseaux aquatiques, que Ton a publiée. Cet ouvrage, purement technique, contient presque uniquement des clefs analytiques pour arriver facilement aux noms ces familles et des espèces. Un très grand nombre de gravures aideront beaucoup à la détermination des spécimens. Ce volume, publié par le Field Columbian Museum, de Chicago, nous parait très intelligemment disposé, et lédigé avec ce sens pratique qui distingue nos voisins des Etats- Unis.

— Nous avons reçu aussi, du Field Columbian Museum, diverses publications récentes, faisant partie des séries de zoologie, de botanique et de géologie.

— Proceedings of the U.S. National Museum. Vol. 21. Ouvrage de près de 1000 pages, rempli de travaux scientifiques de grande valeur.

— Chapin and Rettger, Elementary Zoology and Laboratory Guide, Ce manuel est essentiellement pratique, étant destiné à guider dans leurs travaux les élèves d'un cours d'histoire naturelle. Sur chacune des branches et des classes qui composent les divisions de la zoologie, il donne des renseignements généraux, avec indication des génies ou espèces les plus remarquables, qui sont d'ailleurs représentées en^^de nombreuses gravures dans le texte. En outre, et c'est ici la partie vraiment originale de l'ouvrage, à la fin de chaque chapitre, il y a une sorte de questionnaire pour le travail de laboratoire relatif à ■ la classe d'animaux dont il s'est agi dans les pages précédentes. Pour YabeUle, par exemple, il y a uue suite de douze numéros dans le genre de ceux-ci : **No 3. Remarquez la forme de la tète et la position des yeux coynposès. Prenez une lentille et regardez \zs facettes. Cherchez ensuite les

'ig2 L£ NATUBiALme. CANADIEN

facettes ; comptez-les." "No 8. Comiparez les dimensions de Id tdte et du thorax. Voyez la position des deux paires ai ailes ^ et comparez-le^. Détachez <t d«$«tii.ez.}es^les antérieures et les ailes postérieures/' Y a«-t41 vien de .plus pratique qu'un ouvrage de cette sorte ? — Volume âch&de 200,p9ges ; cartonnée toile. Se vend .$i;00| chez .Ç. .P. Engelhard & Co., Publishers, 358^362 Dearbon slr«et^ Chicago, m.

^•^Actes^de la Soaèté linniènne de Bordeaux, ^mne LUI, 1898. Un fort in-So, où yta des tmvaux . importants 'snr h botanique, Tentocnologie, la géologie, etc.

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TABLE DES MATIÈBES

Pages

La 26èine année du Naturaliste canadien i

La question deTanguille 2

Invasion de trois nouvelles plantes nuisibles ( J--C. Chapais) 3

Excursion en Egypte (E. G^snault)

Alexandrie—Le Caire 6, i2j, 135, 166

Lés Noces d'or de la maison James Vick 10

Mort de l'abbé Moyen, S.S 12

Un herbier considérable 13

Station biologique marine du Canada i3i !<>, 97, 113

Revue de la presse i3i 63, 94, 159, 172, 190

BIBLIOGRAPHIE. — Les Fermes expérimentales^ 1897; La Mission providentielle du B , Grignon de Montfort ; Divers ou Les Enseignements de la vie : i^.—QxmonJmpressions de voyage, Rome ; Le Canada ecclésiastique pour i8çç ; Almanack du Peuple ; Almanack des Cercles agricoles ; Catalogue de Baltet Frères / Calendrier^ Wiltzius & Co.; Calendrier^ Grip Pr. & Publ. Co.; Calendrie» Darveau : 15. — ^Whiteaves, Contributions to Canadian Palœonlogy ; Bulletin de la N. Y. Agric. Experiment Station : 31. — Anales del Museo Nacional de Monteindeo^ 31, x^\.— Bibliothèque canadienne^ 31, 77. — Burque, PlurcUitè des mondes habites^ i^,-— Hoffmann* s Catholic Directory, 77, ij^.— Annual Bèport of the Smithsonian Institution^ 1896, 77.— Proceedings of the U. S. National Museum, Vols 18 & 20, 77 ; Vol 21. 191.— Jordan & Êvermann, The Fishes of North and Middle America ; (Univ. ot Lawrence) Quarterly ; Lois de Pêche et de Chasse : yj.— The sportsman* s Companion; A plea in favour of I/igher Education ; Prospects for Export of tender fruits ; Souvenir of Rochester ; Fallon, Coronation Oath of the British Sovereign ; Chapais, Discours sur la loi de P Instruction publique ; L* Evolution et le phénomène de la migration : 78.— (Truffaut) Les engrais spéciaux et rationnels pour ^ horticultuf e; C. Baltet, Greffage des rosiers, arbres et arbrisseaux d* ornement^ 79. — Horsford, Hardy Ornementais ; Proc, of the Academy of Natural History of Philadelphia^ 79, 160.— Cayeux et LeClerc, Graines^ 79. — Proc.of the California Acad, of Sciences^ 79» ITS- — ^^f Biological Laboratory of the Brooklyn Institute ; La Soc. dé Rapatriement et de Colonisation du Lac Saint- fean ; A.-B. Routhier, La reine Victoria et son jubile : gK.r-% d'Ors(^nnems^ Le Moteur cenh^péte^ 9^^'n?^i^^^*^9. Kàpiùft del trà* iHiux faits à QùéâécdùyâHt 6 defiier tUrs de HéM, Èi g^c\ té

t94 LE NATURALISTE CANADIEN

iatin^ La vie^ révolution^ le matérialisme ^ Vantiquite de la terre et de Phomme^ 112. — Massicotte, Monographies de plantes canadiennes, . 126. — Nos Saints (des trois Ordres franciscains), 127. — Dionne, P. Bedard et son temps ; Annales de la Soc, entomalogique de Belgique ^izZ. — Hamngton,Z>x UrocMdes du CdiidiàSi \ Annuaire de l'université Laveu ; Afissouri Botanical Garden, 1899 : 160. — Selby, Sofpu di.eases of wheat and oats^ Sources of the Ohio Flora, Additional Host Plants of Plasmopara Cubensis : 173. — American Museum of Natural History ,- Bulletin de la Soc, des Amis des Se. naturelles de Rouen ; Annual Catalogue of St, Viateur^s College ; Annuaire du collège Bourget / U. S. Geological Survey ; Bulletin of the Geological Institution of the Uhiv,ofUpsala; Bollettino del R,Orto botanico di Palermo ; Proc, of the Indiana Acad, of Science ; Transactions of the Kansas Acad, of Science : 174. — Gaulier, Vie de S, Apolline ; Acloque, Faune de France : 175. — Cory, The Birds of Eastern North America ; Chapin & Rettger, Elementary Zoology : 181. — Actes de la Soc, linn, de Bordeaux^ 192.

L'abbé Provancher— Dans le ministère provincial {Suite)

Une chasse aux coléoptères, à Boucherville (G. Chagnon) 21

Sphindus trinifer^ Casey, n, sp 26

Au pôle Nord. Le projet du Capt. Bernier 26, 90, 129, 158

Cotres de géologie 30

L'Exposition de 1900 79

Histoire d'un quadrumane américain (L'abbé Gauvreau). 33

Feu M. D.-N. Saint-Cyr 45, 59

La langue de l'abeille 49

Au musée de l'Instruction publique 50

Curiosités végétales (H. Tielttmans) 56, 169

Souvenirs entomologiques (W.H. Harrington) 65, 106

IctyoloRie,botanique,entomologie (R.P. J.-E. Desroch^rv) 70

La fin du 19e siècle 72

De la vitalité des'insectes (L'abbé El. Roy) 85

Feu M. C Darveau 87

L'étude de l'entomologie 91» 1 1 1

L'entomologie tragi-comique dans nos grands journaux. . 98

Nouvelles entoraologiques (L'abbé El. Roy) 115

Une belle plante d'ornement 117

Quelques aperçus sur la géologie du Saguenay (P.- H.

Dumais) * 118

Coup d'œil vers l'Ouest 119, 132

Le système laurentien du Saguenay 133, 152

Le bassin du lac Saint- Jean 154, 182

Destruction des œufs d'oiseaux de mer 142

Frêne-Lilas 143

L'histoire nat . à l'Exposition de Québec ( L'abbé El.Roy ). 145

Petites notes du fleuriste 157

Les étbilçs filantes de novçmbrç t ,,.,.. 15$, 189

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