‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 20 sur 122 · I.E MARÎJTGOUm ET 3EB ENNEMIS · texte numérisé non relu

I.E MARÎJTGOUm ET 3EB ENNEMIS

diiîrf^ le nombre. Et piiisqu'il faut parfois njoutor l'agrd.Lblr. à rtitil*% citons Iti poète ;

Qimrnl (rhcîbçii la pi nine est ocni verte,

Si VuiîH voyex sur les ruisa^mux

Xolf^r la iïiMîmi^iillL^ xerte

Qui Bti jjerilic ivu Iwmt dea rnapaux,

LiiisHifK U ctvature fn^le

Se bdlpiFiJ^tiV snus le cieï en feu ;

Hiifititt, ai Viui« eaasio7^ son ailu,

Vims feiie/ pkurer le ilnn Dieu !

Toutefois il est inipoa-siljle lU hi teuii- diuM les bois où, à Taliri den ve;ity. lus ninusti(]Lie?i aboniletiL Sun (Joniaioe, c'e^t le jur^Tin, ne MOnt lea lleurH, tuiit le ]oug desi étauf^H et de.s raisseaux, là où le soleil d'>iiiie ses plus eh^iuds rnyuiis^ e'". yaplod vive lumière.

Xexf.VtiVîùgnéii: '"Je^^'al ptts h^'soi n d^ }'ona la présen t€r : ro us ht €<3n na i^-*^'.^ z TOUT i^s/* * I inai t un < I y no.s eai i didats au Parleuieiit, Eli Liiiîi, l'ara i^^n eu — ua \\k^h phi lan trapes dn inniifl"' iiivertéi.irè^est unti giieniêru aussi liahîle fjue féroct^- Bien 'j'i il existe liiie tLni(|^nevt ciiru[ïi*i une {laflirodtctuA oridatits) dont la itiorsiiri- est ilitc innU lle.et une panante de In Noiiv. iUi-Z'tnude (i, KnhiKtï, ']iii est l^itale fiux indi^^è- Tie,s (Oi Cfp^^iiilîint la lïj^ijorité diîtfnrdre dos amneï des est j^ariti daT>iX*'ï' ponr TlioinTi e.

C'est p?ir lîiilliobhS t[ii'il tant cuiy[ft('r les araitftiéiis dans la creation, passitnt la plus ^' m Tide pai'tir du lenr existence à la cliasK'.; aux iiiHict'ïï^. Uur ^florieuse famille tin cette nation a été déci>i"eti du titr.; de ^^htfJiitHHfinft'" Leur nourri tare sans dont*?' T^e eooipuse du tiaink^^ in'^eet^s j uiaïs là où lew ni^JUiti- (jîiL^s sont plus noinl>reu?c, ils CitMstttuont un lutit^ nitiH ilévoro aussitôt rei^herclK^

An O^nada^ rious pouvons r.:s^u nrt^T les "arai;T;nées : elles aonr plus utiles fjUe liuiî^ililvs, Xi^ pons-oos juh cepen(]ant ce rewji'Xt au point d^î support<'r li^iis tvjhs sordî<îï!S dans nos apparti ïULoits, où une propreté rnétienhuist^ ist <lc rit^aieur O;odons-no;i.s biini di^ I* js iîi^truire diins les etalilen, les f'cune^, li's c; ranches et li!S In'r^^erit's, où elles se nourrissent

88 LE NATUEàUSTK canadisk

de nombreux insecte? qui bRXcMent pendant Tété nos anirnaox domestjquei.

Em.-B. Gauvreau, Ptre, 2 juin 1897j Eeardsiey, Minnesota.

SUR L'ETUDE DES SCIENCES NATURELLES

[Co&titiaé de 1a p«£ft 75l

La pi tî part de ces avantagea sont ai dvidentâ, qu'il suffit de les signaler ; inai* il en est qui m(îriteraient d^ôtre expoîids plus longuement. Pour le moment, notia tenons surtout à soumettre une consid<^riition k nos lecteurs : c'est qu'un apportant aujourd'hai un intérât actif et vivant k Vémdii de la na* tnro, le cîergtS catiioliquft ne fera que continuer Tune des plus constantes et des plus houDrables traditions de son pasié.

Tous ceux qui ont étudié^ même d'une façon ëUpertîcietle, VhisHtoire de la civilisation, s'accordent k reconnaître que TEgliye catholique, par son clergé et ses ordreti religitrux, a contribué à sauver et à propager certaines connaissances humaine!3, mais Tutile influence qu'elle u exercée .sur ravancemeiit des sciences njiturelles est beaucoup moins connue. Beaucoup de protL*stants et d'inerétlule^* semblent persuadés que lascience moderne est, on ne sait comment, incompatible avec la foi catholique, et t[ue TEi^Hi se, poussée par T instinct de cooservatiori, tïetit soigneusement cette science loin de la portée de ses enfants, ou ne la laisse an'i ver jusqu'à eux qu'amoindrie et faussée. Un prote,stant, (|ui se croyait instruit, a demandé sérieuisen^ent à lauteur de ces lignes, quelle espèce de science on pouvait bien enseigner dans une université catholique 1 On ne rencotitre, il est vrai, d'uussi singulières idéetx qu'en délions do r Eglise ; mais que do fois les fidèles, et même les pre très, ignt^rent combien est redevable à TEgiise cette science dont notre siècle eat, a bun droit, si fier î Qu'il nous soit donc permis de le rappeler brièvement-

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L'îû^toire tics «cieacea naturelles nWquiert d'importance qu'* 4 II iH lea tieiix ou tr^iis diM-nievs siècles. Toutt^foîa lea qii^HtioH^ jjiie se ptïsu Tesprit humain en | réaeDCC du moade vi.siVile^ HLïtit'tiusfii aticiïuujea que l'homme lui-même. Elles constituent la première forme de lu philosophie grecque, ot tiDfi^ \i£H rencontroiiy à mainte reprise dans la Bible. Mais la réponstt à ces problèmes fut ientj k venir ; les solutions proposées, iiiéL'tngii eunlfiia de fiûts et dlma^^iriations, ne méritaient ffuère créilit ; on i-t* basait sur des conjectures comme sur des réalites sjHdes ; Tau tori té et lea principes abstraits rerii|ila(;riii.^!it la hou le m(^thode sûre en pareille matière, lobservation et lin lucliun, Ct-piniilant, malgré Tîmperfectiu i de leura procédés, k's anciens avaient accumulé un vaste ensemble île donnéis d'où ils avaient déduit des lois et des principes que, sur bt^aucuup de pointa, le^ pro^^rès ultérieurs de la science ont lais^és intactw. La mécanique d'Archimè le n'est pas différente de ia nôtre. Les théorèmes d'Euelide demeurent le foudemunt de notre f^éométrie. Les aplio* ristnes d'Hippocrate Moat encort; cités par nos médecins. Ptolémée est considéré avec respect par les astronomes, Diosco ride par les botanistes, Pline pai les naturalistes. Enfin, Aristote a excité Tadtniration de tous lei siècles par la variété, la sagacité, rorif^inalité de ses observations dans le domaine de la nature visible, non moin-^ que par la hardiesse et la puissance de son vol dans l^s plus hautes régions de la pensée.

L'histoire no SIS apprend comment ce grand mouvemen scientifique, né sur le sol et animé de Tesprit de la Grèce^ fut arrêté dans son développement par un 3 série de bouleversements politiques, surtout par la conquête romainej et disparut ensuite parmi la confusion et le^ ruines qu'entraîna Tinvasion des Barbares.

Mais rhistoire nous dit aussi quel fut Tasile où se réfugia le peu de science qui survécut au cataclysme, et comment l'ÉcrJise, nouvelle arche sur les eaux du déluge, recueillit et préserva pour les siècles futurs ce qu'il y avait de plus vivant et de plus fécond dans l'héritage intellectuel du passé : car, si rÉglise s'est toujours préoccupée à bon droit dos ohoaea du

ll^-Jain 1987.

M LE NATURALISTE CANADIEK

monde invisible plutôt que de celles de la nature, jaraais eJlo n'a ceaaé pour cela de s'intéresser aux vérités d'ordre scientifique. Pendant tout le moyen â^e, les scie ncea naturelles furent soigneusement étudiées et enseignées dans les écoles de ses monastères. C'est ce qu'admettent sans hésiter Hall am et d'autre^] hîfîtori«na protestants. Dans son Hisfmredes scien-ces indv£tives, le Dr Whewell cite, en la faisant sienne, cette réflexion de Montuscla i '' Il erit impossible ^e ne pas remarquer que tous ces hommes qui, s'ils nont pas augmenté la trésor des science?, ont du moins servi à le transmettre aux autreSj étaient des moines, ou avaient commencé par mener la vie monastique. Les cloîtres furent, pendant ces siècles tour* mentes, l'asile des sciences et des lettres. Sans ces religieux qui, dans le silence de leurs couvents, s'occupaient à transcnre^ à étudier, à imiter, bien ou mal, les oeuvres des anciens, ces œuvres auraient péri, et rien peut-être n'en serait arrivé jusqu'à nous. Le tîl qui nous rattache aux Grecs et aux Romains, aurait été entièrement rompu ; les chefw-dœuvjv de 1* littérature ancieiinc n'existeraient plus pour nous ; dans l'ordre scientifique, nous aurions eu tout à er^er ; et lorsque enfin Tes prit humain auniU .secoué sa torpeur et serait sorti de son sommeil, nous n'aurions pas été plus avancés qaelesGrecei après la prise de Troie (1)."

Ainsi, înême à cette époque, une connaissance élémentaire des sciences était, pour les moines et les clercs, non point rexceptioD, mais la règle» Des sept arts libéraux, quatre étïiient nettement scientifiques l la musique, l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie ; et Rabaii Maur, au IXe siècle, les range Uïus dans le programme des études cléricales (2).

En parcourant les ceuvrt-s des Pères et des écrivains eeclési astiques, depuis saint Augustin jusqu'au Xllle siècle, le le:3teur rencontre à chaque pis de courts traités qui contiennent les éléments, tantôt de Tune, tantôt de l'autre^ des sciences naturelles. Saint Isidore de Seville (Vile siècle) écrivit une \aste encyclopédie, oii il résuma tout ce qu'il put recueil-*

(1) WBtWELL, JlUt. ofindueL idanûtâ^ L IV, o» L

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lîf dans les auteurs anciens mir les lïdences nahirelles comme «or toute autre espèce de sujets. C'ust ce qae fit à eon tour,au XlIIe siècle, le dominicain Vincent Jean de Beauvais, dans son colossal Speculum, dont une des quatre parties «st entiè- ^ment consacrée aux sciences naturelles.

Cependant les œuvres d'Aristote, presque inconnues de relise latine depuis plusieurs siàcles, furent rendues à la lumière et excitèrent un enthousiasme universel. Non seulement ses éeiits sur la métaphysique et la morale, mais encore ses btiités aur les sciences naturelles furent avidement étudiés. Depuis lo|8, au lieu des livres élémentaires de la période précédente, nous rencontrons les gros volumes où les scolastiques oon<iignent leurs laborieuses tentatives pour pénétrer les mystères de la nature. Deux in-folio d'Albert le Grand le maître de saint Thomas, sent consacrés à des problèmes de tout genre, tels que ceux qui occupent aujourd'hui nos sa* vants. Saint Thomas lui-même a écrit de longs commentaires sur la Physique d'Aristote, et il en rappelle constamment les principes, même lorsqu'il s'occupe des questions th<^ologiques, comme pour apprendre aux âges futurs que même la science de rinvif ible. sous sa forme la plus élevée, ne saurait dispenser de connaître les faits et les lois du monde visible.

Pendant le moyen âge, il est vrai, les sciences naturelles n*ont fait presque aucun progrès.L'activité intellectuelle suivait d'autres directions ; Bacon et Descartes n'étaient pas encore venus révéler la vraie méthode scientifique. Mais tout ce qui pouvait de quelque manière la faire pressentir, au cours de cette période, appartient presque exclusivement au clergé catholique. Il est à remarquer, en effet, que des trois hommes qui 8(»nt regardés aujourd'hui comme les précurseurs de la science moderne, l'un fut pape, l'autre carliiial, le troisième religieux de l'or Ire de Saint-Fiauçois. Avant de monter sur la chaire de Sdint- Pierre (999), Gerbert, moine bénédictin, était la merveille de son siècle : après s'être assimilé toutes les connaissances que lui offrait la France, sa patrie, il s'était rendu cbeii les Arabe.s cl'Esjiagne, alors parvenus à l'apogée de leur

8S LE UATUBALISTE CANADIEN

pTÛssance et univeifelleTîuiit répiUt?3 pour leur con uaissanue des Bcîences naturelles, '^t il nwài t'tudii dausleura L'cole*i;à sou nlour^ il avait euricln sou é| oi^ue desesiuventlons et dust s décwm vertes- Le cardinal Ni cul as de Ciise, on^ntaliRte, théologien^ honiiuê d'Etat, fut tu même tempi* lo plus orîgiual des phyaiciena de ëon j^ieclr, Qtiant à R ïg-r Eacou, qu'il aufË.^e de dire que TuniversalitL^ de son H-ivoir, hi hardiesse de ses spéculations, la nouveauté et la silreté de sen méthodes d'iuwatigation, ont placé c.^ tuiVine ilu Xllk* aiLSiih^uu dire «le plusieura de nos savants contemponiina, i^rcsque au ujeme niveau ^ue Bon grand homonyme du siècle d'Elisabeth,

Le souvenir dv Françûij^ Baetm nous atnèn*.^ a une dernière et iucfUfcipiirable période d^'y iech>TcheM Lt d<JH dt'couvertefi de Tesprit humain.

Sans doute ie cK r^ré ii*n. pluft^ depuis hi Retïaissance, le monopole du savoir. Plu3ieu^^ dea nouvelliis scii^ncea deviennent naturell^imisut le partage *lv^ j^iiécialiatL*s, pliysicienn, chi* mistes, ingénieur^, astronom -s. Main le clergé ne riihte étran» ger à aucune d't^ll^s'^. Et Ton rt.hc<infcre coUî^Unuiu^nt dej^ prêtres distiuguén paniii let^ auteurs (JrR ^ran«lrH inventions et découvertes d- cuttti nouvelle en: sCKntEtiijUe,

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