‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 21 sur 122 · J. HOGAN · texte numérisé non relu

J. HOGAN

Pr f^i Vf.' t h ib'tti H i' 8 a Ip ice ■

L'immunité *' antimoustiquaire "

Le pi tit ^irtic'lc rie n^itre fiernièn* livraisout 8ur Un piqûrûH dee mousti^ut-^, nous a vuîu Tintért^s^ante lettre que volet ;

M(mt.ré,-d, ID juin 1897.

Monsieur TaVibé^

Dan» le dt-rnier nuuioro du " XiaiiraHste/' voua dematl-

l'immunité ** AOTIMOUSTIQUAIRE '* 93

deE que Ton vous siefnale de^ personnes ayant éprouvé Fimmunité acc^nii^e par les piqùreis da moustiques.

Vojci près ïje six ans qu*iiu v en érable prêtre, iVune bci ence 4frin,\^ à sa modestie, le bon ufc vénéré M. l'abbé A. Thé ri en, Aumdnii^r*le la Refurïiie, à Montréal, me donne une hospitalité dont je nu ptii.s asrez lui témoif^urr toute ma reconnaia- Jiance,

Pendant près de trçis ans, j*ai habité une jolie propriété qu'il possède près du chemin de fer, à Ste-Rose (Laval), dans le bois, près de la rivière ; par conséquent, un endroit infesté par les mariugouins.

Durant les premiers jours, j'éprouvai de pprandes souffrances par ces incommodants. . . .cousins : et, plus d'une fois, je vouai diis vianibus ces parents encombrants ! — Puis, je m'aperçus que je ne ressentais plus rien. J'étais, . . .naturalisé sauvage !

Le bon M. l'abbé Thérien, au courant do ce fait, est: lui*

même une victime de cette immunité. Tous les ans, il

va passer quinze jours dans notre Nord-Ouest, avec son ami M. labbé Ouimet, curé de St-Enstache, et d'autres : dèH le deuxième ou le troisième jour de leur excursion, il ne sôufire plus du tout des piqûres des moustiques.

Vous avez donc, révérend Monsieur l'abbé, deux témoins plus qu'oculaires ! — Je souhaite la même immunité à tous ceux qui auront le courage de jeter la plume pour la hache ' à condition qu'ils aillent coloniser notre beau Nord- Ouest.

Je parle de celui de la province de Quélec, sur lequel mon excellent ami M. le juge B. A. T. de Montigny a si bien écrit.

Recevez, révérend M. l'abbé, je vous prie, avec mes plus vives sympathies pour votre œuvre si peu comprise, hélas ! l'hommage de mon^profond respect.

FiuMiN Picard,

Homme de Lettres.

Nous remercions cordialement M. Picard, du Monde illustré, d'avoir bien voulu nous faire connaître les faits qu'il rapporte.

D'autres personnes nous ont dit qu'elles ne s'étaient jamais aperçu qu'elles eussent bénéficii d'aucune immunité contre le venin des moustiques, non plus que nous-même. Cela est peut-être dû à ce que nous n'avons pas été " piqués " durant f^ez longtemps par ces insectes. Peut-être aussi ^st-il

H ÎM K AI URÂLI8TB OANADIEBT

néceasaire d'être doué de cerbam tempérament plutôt que de * tel UiUtre, pour devt^nir r<^fractaire à ce venin- La questioa reste doTic ouvarte^ ce dernier point de vne, et le» genîï désireux de ccntriliuer à la solution du problème peuvent se livier à tontes Im expériences quelles voudroat H y a des lauriers k cueillir 8ur ce champ de bataille, , , ,*

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