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CSICOUTIMÏ
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VOL, XXIV C^OL. 17 DE LA DEUXIEME tiERIE) No 9
Chicoutimif Septetribr© 1897 Directeur-Propriétaire ; l'abbé T.A. HOARD
Le Nord de la vallée du lac St-Jean (1)
[Ck>ntiiiiié de 1a page 101]
Les poissons qui peuplent les eaux claires et profondes de ce tronçon du Bras de Chicoutimi, sont de noble origine et de bonne renommée. Le cataclysme, en compensation, leur creusa ce superbe vivier où ils oublièrent bientôt, dans ces ondes limpides et froides,le8 vastes limites de leur empire disparu, et s'y multiplièrent à l'infini comme si rien n'était venu troubler leur cher élément. Aussi, le pêcheur à la ligne qui a la bonne fortune de visiter ces parages, de planter sa tente sur les bords de Sotogama, n'est pas pressé de retourner sur ses pas lorsqu'il a tenté de son amorce perfide et ressenti sous le roseau flexible les hardis débuts des gentils poissons assoupis mollement sous cette nappe de cristal, qui est l'azur des cieux pour eux et la limite de leur suffisance.
Les ouananiches et les truites, les brochets et les dorés, les perches et les poissons blancs, les carpes et les éperlans n'ont nas de rivaux à cent milles à la ronde. Aussi, l'amateur se dôlecte-t-il de ce luxe d'émotion qui l'empoigne ue uius côtés— com ne, au reste, l'aspect mdme du pays l'ayant séduit à première vue; — ^il oublie mer et monde,ne compte plus le temps.
(1) Quelques erreurs typographiques se sont glissées dans la première partie de ce travail :
Livraison d'avril, page 63, ligne iOe, au lieu de : 60 miUiona, lisez : SO mUliona.
Livraison de juiUet, page 98, ligne 6e, au lieu de : ju6qu*au nord, lises presque au nord,
17— Septembre 1897.
130 Lï NATUBALISTl OAKABlM
ne suppute plu3 l'avenir ; le présent est son bten, il le tient à bras-le-corps, il s'hypnotise inconsidérément, s'enivrant de
êport et d'oxyde,,, saumoné*
C'est bien pour cela que le pôcbeur par exceUeDce, réputé la constance et la patience même, eat attaché indéfiniment à son poste quand même, Qae le poisson mor-le ou ne morde pas, cane lui fait ni cbaud ni froid, — seconde nature, voye2*vou9,qtif la tient benoîtement en suspens entre le oîel et reaUfComme ces glands joncs pleins de sève, à demi submergea, qui se complaisent infiniment mieuK dans ce milieu humide que sèchement plantés sur les hauteurs, où ils s'étioleraient iacontinenL
Les montagnes qui s'élèvent en amphithéâtre sur la rive nord de Sotogama étaient oouvertea jadis de milliers de pins blancs qui alimentèrent pendant des années les scieries de Chiooutimi. On en voit encore ici et là, de ces vieux débris de l'ancienne forêt que les feux ont épargnés, ou que la hache du bûcheron a oubliés, dominant toujours hardiment Té paisse folôt des diverses eaaences qui rocouvreat les versants ondule ux de 06B remarquables hauteurs, du haut desquelles le bassin fuî oirconicrit la vallée du lac Saint- Jean dea premiers jourSf est visible de tous les points cardinaux depuis le cap à VEst jusqu'aux sources d'Ashuapmouchouan à l'ouest, de Kiskiseink au sud jusqu'au lac des Aigles au nord,— au centre duquel ou peut entrevoir d'un simple coupd*oeil et compter sans peine tous les clochers à l'ombre desquels tant de florissantes paroisses ont surgi, progressé malgré tout depuis cinquante ans, surtout en face de TisoUment absolu oùae trouva ce paya pendant le premier quart de siècle,
"nîjTP que nouE avons vu de nos yeux, foul(^, de no». ri-H.« tout* ceae région au début des premiers étabUssementa, lor*qu^il n*y avait que quelques accrocs faits à la forêt à Chicoatimi et à la Grande-Baie, et contempler aujourd'hui ces dsux vastes comtés qui ^^ùteniJent avec aisance daus cette plaine de cent milles d'été nduo e' dunt la largeur, au bt^an milieu, fournit parallèlement trente concessions de belles fermes défrichées en partie et cultivées par nos infatigables colons 1 On peut sans
LE IJORD t>E LÀ VALLÉE DU LAC ST-^EAK lâl
hésiter se déclai^r satisfait dtt résultat obtenu, et proclamer avec «rgueil, aani crainte d'être contredit, que le Caiiadien* Français n'a pas de rivaux sur le continent que noua habitons pour mieux interpréter et mettr* on pratique le préœpte que le Créateur ne put 8e dispenser d'établir sur la terre après la ch4t6 de l'homme,
LA EIVIÈRE PÉRIBONCà
Ce torrent impérieux que nous avons vu tantôt, qui passait sans fléchir à Textrémité nord-onest du lac Sotogama, en traçant ce sillon profond égouttaut aujourd'hui tout le penchant nord-est du grand bassin saguenayen, quoique réiluit mainte^ naiit à de plus humble? propoitions, eat, tout de même, la plaa considérable des nombreuses rivièref qui alimentent le lao Saint-Jeau. Il a plus de 400 millea de longueur et plusieurs affluents, dont Tun, la ririère Manouan et son lac (de plus de 200 milles de contour) en comptent bien 300.
Si rimmense fissure qui forma le Bras de Chicoutimi fût restée ouverte depuis le pied des Terre g-Eompu es jusqu'à Sotog:Bma,la rivière Péribouca n'aurait jamais payé de tribut au lac Samt-Jean, et la belle navigation sur le Saguenay n'aurait pai été inlerrorapue pour plus de cent milles encore.
C'est pour le coup que, édifié dea dimensions de ce veuate prolongement dan^ les mêmes proportions que aur la partie BÎ renommée qui existe, le touriste, en quête de beauti/ul oâpectêy aurait conclu carrément que le " tout ensemble " de œt inoubliable panorama est bien le nec plus ultra des imposBibilitôa possibles, an moins, le trait d'union entrt^ ces deux ex^ pressions, et aurait été convaincu que de tous le^ points de la boole ronde, c'est le seul qui ne peut se reproduire,
Avant de pénétrer plus au nord par ce passage, déjà en« Irevu, ouvert mystérieusement jusqu'au faite des terresi
dans cette partie septentrioQale des Liaurentides ; avant de laisser la vaste plaine derrière noua, suivons quelques instants dana celle-ci le cours de cette puissante rivière vers le sud, jusqu'au lac S t- Jean, pour reconnaître, scruter, et décrire Si possible Tori^nal de son lit creusé à Timproviste et m capricieusement accidenté.
Disons de suite que les eaux du grandi bassin silurien entrainees subitement dans le gouffre du Sa^uanay par un étran* geprocédé,furent bien vite réduites à leur plus mince volumô et commencèrent à effleurer les écueils surgissants ici et là danb cette plaine boueuse qui sortait pour ainsi du néant
De fait, les courants s'irritant, ê^hériamnt au contact dea rochers souB-marins qui les détournaient ainsi de leur cours réguliers, tournaillèrent sans cesse autour d'en^ et lavèrent profondément le fond d'argile,! es bas -fonds vaseux d'où ils aortatent leurs têtes ruisselantes pour la première fois ; creusant sur leurs flancs, par ce mouvement de rotation, de profondes tranchées dans les glaises qui les entouraient, qui à leur tour se réunissaient les unes aux autres en suivant la ligne irrégulière que ces écueils, reliés entre eux ou espacés de loin en loin, leur traçaient d'avance.
C'est pour cela que les eaux, venant de l'intérieur des terres et des hauts bords du bassin après l'épuisement de celui-ci, suivirent tout naturellement la pente que leur avait imprimée le torrent dans sa course désordonnée vers le sud, et y creusèrent cette partie du lit de Ja rivière Peribonca, qui dé* montre si bien, une fois de plus, son origine toute récente, impromptUj comme du reste le prouve d'une manière évidente celle de toute la vallée du lac St-Jean et du Sa^enay» C'est bien aussi pour cela que Peribonca, au lieu d'avoir passé son chemin droit comme elle aurait pu et dû le faire, s'est amusée, incongciente, à frôler de trop près les profondes tranchées entourant les écueils qu» nous avons vus poindre il y a nu instantly laissant choir malheureusement pour les élargir et les creuser davantage et restant ainsi emprisonnée dans ce chenal tracé à tâtons sur cette arête d« rochers — qui était bien le passage le plus mal visé qu'elle pouvait choisir — pour se
OtTRIOSTrÊl TÊGÊTILES 133
rendre au lac St-Jean, ou à la Grande-Décharge visible à michemin par la ligoe droite qui »*o(Trait ean» obstacle, devant ©Ile, depuis Sotogama.
Cet écart de la nature brisa pour toujours le cours régulier et profond que cette grande rivière aurait pu ae créer facilement dang la plaine détrempée qui sétendait devant elle, ouvrant en même temps dans ce vixntG champ, ai propre à la colonisation, qu'elle traverse depuis sa sortie des montagnes, une voie de communication qui serait bien appréciée aujourd'hui, plutôt que de sauter d'un écueil à l'autre, de chute en chute, comme elle fait pendant les deux tiers des trente derniers milles de sa course dé«)ordonnée vers le hic Saint-Jean, où elle arrive à l'affluent de la rivière Petit-Péribouca, on dirait exprès pour lui couper le pas.
Avant de laisser en arrière cette partie de la rivière Péribonca que nous venons de dessiner à vol d'oiseau depuis Sotogama, nous devons dire et attestons qu'en plusieurs endroits de son cours, surtout à la chute MacLoad — qu'on dirait vraiment à toute épreuve — on peut facilement niveler, par un passage à cent verges à Test, les 25 pieds de chute qui s'y trouvent, sans le moindre minage, à peu de frais ; preuve que dame Nature s'est bien tenue à l'écart cette fois-là, stupéfiée du travail à rebours exécuté pendant cette dernière évolution, qui modifiait si complètement la topographie du futur royau" me de Saguenay^ que le projet mis au jour antérieurement, si nous présumons juste,f ut revisé séance tenante.
(il suivre)
P.-H. DUMAIS
Ciiriosites végétales
(Continué du vol. XXIII, p. 168)
in
Un bra\ e capitaine de navire, retour d'un voyage aux
134 Lfi NATÏÏRALISTi: CANADIEN
Uefi Gauptil, et dont je n'ai ancuaei raison ^^de soupçonner la véracité, noua conte l'histoire d'une plante qui a mis tout «on équipage dans la position du vieux père Noé, après Taccidûnt de la vigne. Le gagua — c'est le nom de la plante antiprohibitionniste — laisse couler un jus grisâtre que Tou recueille et que Ton boit, après quelque temps de ferme ntatico qui no demande qu a se faire. Une demi-heure aprèâ avoir dégusté cette boisson d'un nouveau genre, le buTeur devient parfaîteîïient atupide et tombe à terre sans connaissance* L'aÔaire dure une journée ou plus^ et les indigènes — car il y a des indigènes encore dans ces îles britanniques — prétendent qu'ils vi* vent dans les délices du paradis. Mon brave capitaine afi&rme avoir vu des matelots essayer cette liqueur terrible, mais ja< mais ils ne lont reprise. Il ajoute même qu'une seule gorgée a rendu fou un homme de son équipage* Il faut croire que ce matelot, au service de Sa Très Gracieuse Majesté, n'avait pas la tête bien solide d'avance, mais il est certain que cette traîtresse liqueur n'en a jamais joué d'autres. Aussi je la dénonce formellement aux tempérants de ces heureUBes iles auglaises, et je suis tenté de regretter un peu que le bon Dieu ait donné l'envolée à cette terrible graioe de gagU!?» l'auteur de tant de maux j Un ami féroce me «oufQe qu'elle ne pousse qu'eu pays anglais ! î Le premier effet de la liqueur du gag us est d'amollir les os et de les dévorer — horresco refêrena — ,de les manger graduellement. Dans ces paragcs,il y a des naturelles victimes dti gagus, qui n'ont plus de charpente osf^euse et sont incapables d'employer leurs membres. Ils s'évanouissent peu à peu comme des ombres et meurent dans d'épouvantables convulsions. Deux années de misère viennent facilement à bout de l'homme le plus fortement ossé. Dieu nous préserve du gagus et de sa liqueur mortelle !
Dans un article antérieur, je vous ai parlé de cette âeur étrange qui flambe et éclaire, comme la plus élémentaire de no.^ lumières électriques. Je vous présente aujourd'hui son originale camarade, la " pilea callitrichoïdeâ /' ou moins barba-
OraiOBITÉS TÉ0ÊTALE8 135
retnent la " âeur^carabine," Rien de moins remarquable quo cet ariîllétir du moûde végétal î Au bout de petites tigeë courtes et tr^ ramifiées, de minuscules Saura peu visibles et presque în cot or es... et c'est tout ! Comme vous le voyez :
" De loin c'est peu de ehoae et de près ce n'est rien...'*
Mais aspergez légèrement ce buisson de nains, et aussitôt de petites détonations se produisent, cependant qu'apparaissent partout de petits nuages de fine poussière. Les invisibles et minuscules carabines ont fait leur œuvre et l'artilleur a assumé Toffensive ! Qu'est-il arrivé ? Les étamines de la ** pilea/' pourvues de filets qui rapprochent les anthères au centre du calice, ont, sous l'influence de l'humidité, brusquement détendu leurs filets ; et les anthères, s'éloignant les unes des autres, ont projeté dans tous les sens leur inoffensive mitraille, qui devient une abondante poussière fécondante. Bien plus fines en ce sene que les humains qui, pour servir le progrès et la civilisation, s'ingénient à trouver chcujue jour des engins plus compliqués, qui projettent partout une mitraille meurtrière ! 0 fortunatœ, sua si norint bona flores I
Eln cette année jubilaire, parlons, pour finir cet article, d'une reine des fleurs. J'ai été lui rendre mes hommages en sa serre surchauffée, au milieu de l'étang torride où, languissante et acsablée, elle couche sur l'eau verdâtre ses immenses feuilles, qui sont de vrais plateaux, et élève sa superbe fleur, dont le parfum suave eût fait tourner toutes les têtes des dieux et des déesses, en l'antique Olympe. Point elle n'est impératrice ni reine, malgré son nom royal : c'est une géante robuste du ^onde végétal dont les larges feuilles supportent aisément un enfant déjà grand I Point elle ne se vante d'un long règne ni d'un âge avancé : " elle vit ce que vivent les roses, l'espace d'un matin "; sa fleur est avare de son adorable senteur et se dépouille rapidement de ses belles corolles ! Mais à elle mes hommages et l'hommage do ma plume ; à la
136 LE KATtntÂUSTB OIHÂBIÏH
" Victoria regîa /' cette bonne géante aux délicieux parfums qui embaume sa serre torride^ étendant| languissammeat sur leâ eaux verdâtres ses feuilles puiasantes, taudis que sa lige embaumée exhale v^tb le Créateur des bouffées d'encens, comme une prière de reconnais^nce pour Celui qui la fit si belle et ai odoriférante ! N'eat-ce pas, qu'en cette année jubilaire, la '* Victoria regia" arrive en bon lieu et mérite une place dans ce cortège de splendeurs^ apothéose orgueil lauae d'un peuple superbe en cette &n de eiècle fiévreuse.
HElfRI TlïLSMÂNa
Encore Fimmunité anti moustiquaire
Saint-Félicien^ septembre 18974 Monsieur le Directeur,
Dana le numéro cinq du 24ème vol, du NcUuraUste eamadien, à la page 76, vous iuvitei ceux qui ont fait Texpérien^ ce des moustiques k vous dire ce qu'ils ont pu constater touchant l'immunité susceptible d'être acquiae contre leurs piqûres.
Les sept années que j'ai passées à St- Method 6 m'ont mis à même de me faire pomper tant et plus par lea mari ûgou ins. La première année, chaque piqûre amenait la démangeaison et Tenâure que tout le monde connaît. La piqûre avait perdu la moitié de son effet la deuxième année. La troisième, j'étais parfaitement exempt, et je Tai toujours été depuis, bien que depuis troiâ ans j'aie rarement l'occasion de me défendre contre Tattaque du marin^uim Donc Tim mu ni té s'acquîert^et la science peut T enregistrer. Mais elle n'est que locate, et se limite aux surfaces généralement expo^es^ com- ' me le visage, le cou et lea mains. Actuellement, une piqûre de maringouin au pied ou au bras me fait' le même effet qu'avant mon séjour à St-Méthode. Voilà ce que le maringouin m'a appris et ce qu'il enseigne ponctuellement à quiconque en-
INCOEE t!lW/[UmTÛ AKTmOUSTTQUAmE 18Ï
valût 3es domaine?. J'ai beaucoup moins fréquenté k brûlot ; aussi aa piqûre me brûle tout autant aujourd'hui cju'il y a dix ana Eat-elle^coniTue celle du maringouin,ynsceptii)le de produire Timmunité ? Je n'en sais rien et je laisse la parole à ceux qui peuvent en dire quelque choae.
Votre humble serviteur,
Louis Treïiblat, Ptre*
Red. — Cette intéressante communication de M. l'abbé ÎVetnblay, jointe aux témoiffuages que noua avons déjà publiés, règle définitivement la question ; et le vieil axiome Ex amuetia nonjitpassio trouve encore ici son application» Que reate-t-il donc à quoi l'on ne s* accoutume pas 1
DonCj on s'habitue aux piqûres des moustiques au point qn'à la fin on ue les ressent plus* Par exemple, il faut y mettre le temps, et les citadins qui espéreraient avoir, en cette matière, gagné leurs epaulettes après un séjour d'une semaine dans les endroits infestés, en seraient pour leurs frais. Il faut ni plus ni moins^ passer toute la saison dans le pays des marin^nins ; et encore, après un si long martyre, l'on n'est, à la saison suivante^ qu'à moitié immunisé. — Il nous est arrivé à no us- même, autrefois, de passer trois ou quatre semaines ch&quâ année à la ca mpagna Eh I bien, ce n'était pas assez i nous n'avons bénéficié d'aucune inoculation, et chaque été la villégiature nous ramenait les mêmes occasions d'avancer à ooupâ d'épingle dans la veie de la patience.
Un détail important que Ton a dû remarquer dans la let-
. tre de M. l'abbé Tremblay, c'est que l'immunité contre le ve-
nÎD des moustiques n'est que locale* C'est la première fois que
nous voyons signaler ce fait très curieux. Aux physiologistes
d'en donner l'explication.
Nous avons parlé de citadins qui vont à la campagne et y sont exposés à devenir la proie des moustiques. C'était ainsi, autrefois ! Mais voilà qu'aujourd'hui ces bons Cousins, à l'exemple des cultivateurs qui viennent s'entasser dans les villes, aspirent eux-mêmes à résider dans les cités ! Tout dernièrement la Croix nous apprenait que dans plusieurs en- 1&-Septembxe 1897.
1S8 LE NATURALISTE CANAUXEN
droite do Paria il faut à présent cunipter avec les moina^ques.
C'est le cas de dire avec Eoileau (qui ne songeait sûrement -ptw, en écrivant ces deux vei*a, au parti qu'en tirerait un jour Ib Natural isie €a7iadien).
Le bciia le plus funest-e et le moina fréquenté Eat au prix de PariÈ un lieu do aûret^.
La vie va décidément devenir bien amère, s'il n'y a plus nulle part de refuge aasuré coutre les moustiques. Il est vrai qu en ce CMï nous n*en serons que plus tôt immunisés, et que, après un au ou deux d'épreuves, noua referons conuaiasance avec les douceurs de rexiât^ncL\ — Noua verrons peut-être, avant longtemps, les hommes sages rechercher la société des Cousins et s'oftrir volontiers à leui-s piqûres ; en sorte que cette classe de petits insectes n'aura plus beaucoup à redouter la famine.
Eau minérale de Berthier
L'un de nos abonnés, M, Joâ, Bélanger ,de Berthier (Mon tmagnyX nous envoie un échantillon d*une eau minérale provenant d'une source qui se trouva dans cette paroisse, à huit arpents environ de la rive du fleuve.
Cette eau, qui n'est nullement désagréable à boire, possède, nous dit notre correspondant^ de précieuses propriétés médicinal es, d'après lanalyse qu'en fit M- Tabbé P.-J.-K Page, ancien [irofesf^eur de chimie à l'Université Laval de Québec, d'après auS'si Tanalyse faite par le professeur J, Baker Eklwardfl, analyste du Revenu de Tinténeur.
Voici le résultat de l'analyse faite par M.Baker Edwards,
At;alyse quantitative d'une eau minérale venant de Berthier, comté de Montmagny, envoyée par l'assistant-connuis- Siiire de3 Terres de la Couroime, le 17 novenibre 1^86, à l'analyste public du Revenu de l'Intérieur du district de Montréal.