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ÉPILOGUE DU '* FLÉAU DES CHENILLES AU SAQUENAT

salïde^ Teimemi qu'il y avait dana la place en a fait autant, taant cette fois son hôte et se servant de sa coque pour s'y transformer lui-même en insecte parfait.

Et, quelque joui du mois d'août, noua aperçume» avec étonnement, sous la cloche de verre, ce grand hymëuoptère qui voltigeait dans la joie de son premier jour.

Il était fort intéressant pour la science de conuaître d^une si authentique façon un parasite du Clisîocampe d'Amérique. Cet hyménoptère était de la famille dea Ichntiumonides, du geore ExoGhilwm, Opfteletes ou Anomalon, — Pourquoi ne pouvons-nous indiquer avec certitude le genre et l'espèce de ce parasite ?

Cela, c'est toute une Matoire, que nous allons du reste raconter pour feiie profiter les jeunes naturalistes de notre expérience.

Quand on nous avait apporté les quatre chenilles du ClU siocampa Artiericana^ nous les avions mises aussitôt sous ane belle clocle de verre, avec des feuilles vertes pour leur nonmture. Et nous n*avons plus rien dérangé de cette installation. En sotte que, an mois d'août, il y avait là ces feuilles desséchées, les déjections des chenilles, les cadavres des deux papillons éclos, celui de la chenille qui s'était laissée mourir avant la métamorphose, et les trois cocons fixés sur les parois du veiïe par un vaste enchevêtrement de fils soyeux, sans compter rhyménoptère qui planait glorieusement dans ce "joli lieu de sa naissance.'' Tout cela composait vraiment un laboratoire d'histoire naturelle du pins vif intérêt.

KouB étions à cette époque très oceupé par la sortie de chrysalide de notre Labrador et Antico&tif et nous remettions à un peu plus tard de recueillir tout cela pour nos ûoUec* tiens, ainsi que de faire Téiude du parasite et d^en déterminer l'espèce.

Cependant il y avait une bonne dame qui, chargée de maintenir le bureau du Naturaliste dans un état convenable

d'ordre et de propreté, aperçut cette cloche de verre toute

aale, toute remplie de feilles sèches et de vilains insectes. C'était insultant et même compromettant pour la dignité de son emploi. Aussi, quelle jouissance de promener le plumeau sur tontes ces horreurs, et la lavette sur ce bocal souillé !,,,...

Et là cloche de verre, bien kvée, bien frottée et bien essuyéBj fut remise en place, brillant au myou de soleil comme

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un riche diamant, ** Monsieur sera bien content quand il rentrera î "

On peut imaginer, en effet, à quel point noua fûmes bien content Ce fut même le plus beau jour de notre vie I

Les revues scientifiques en Canada

D'un article intitulé Pressophilie, publié dans le " Courrier du Livre " du mois de septembre par notre collaborateur M, Tielemana, noua reproduisons lalinéa suivant :

*' Il se publie, au Canada, plusieurs revues scientifiques La meilleure — la seule en langue françaiîje — est» sans contredit, le Naturaliste canadien ^ commencé en 1868 par feu Tabbé Provftncher, et qui est aujourd'hui si dignement continué à Chicoutimi, P. Q., par Tabbé V.-A, Huard, président du séminaire. En langue anglaise, il y a le Canadian Natural Scieiice News (Buden, Ont), de fondation récente, "

— Miësoiiri Botamcfd Garden, 8th Annual Report St Louis, Mo. 1897,

Beau volume de 236 pages in-8o, imprimé sur papier vélîn.Outre 1g Rapport annuel,il contient deu^ mémoires sur les Mousses denAçoreHf par M. J. Cardot, et un travail de M. W, Trelease, directeur du Jardin Botanique, intitulé : Bot-anical observations on the Azores. Plusieurs photogravures ad mi* rablement réussies et autres vignettes ajoutent encore à la valeur de Touvrage,

Si Ton veut avoir une idée de la façon dont nos voisina favorisent Tétude dos sciences, il suffit de considérer qu'en 1896 il a été dépensé au delà de cent mille piastres pour le Jardin Botanique de Saint- Louis !

— BuU^in de la Société des sciences historiques et natttrdlm de Semur (Oôte d'Or), France, année 1896, 184 pages ïn-8o. — Plusieurs mémoire& très intéressants sur les antiqui-

LES JOÏÏRNÂtJX 14l

tés hi&toriques de France, une Monographie de la commune de SîvffrtiS, et la suite de U Flore de larrondisSÊinent de Seranr composent la matière de ce BitUdin, avec lea procèsverbaux et autre» documenta ofiieiels de la Société.

— Nous avons reçu de M. P.-G. Roy, directeur du '* Bulletin des Rechorchea historiques", de Lé via, un joli petit volume, cartonné en toile, intitulé : "La Lêffidature de Québec^ Galerie des membres du Con.seil législatif et des députés à 1* Assemblée législative." Ce voiuine coûte une piastre Texeniplaire ; mais qui dira que c'e^t trop de ce prix pour faire connaisaanee avec tous nos gouvernant? de la Province ? En effet, chacun d'eux jouit de deux pages dans cette Galerie ; Tune contient son portrait en photogravure ; et Tautre, des notes biographiques.

— Les iroublea de V Église (iu Canada en 17ÊS, poème héroï-coTïiigue composé à roccaëion den funérailles de Mgr de Saint-Vallier par l'abbé Etiefnme Marchand, publié par P.-G. Boy, Levis, 1807, Les amateui^ de Thistoire do Canada Sauront gré à M, Roy de cette publication d'un fort curieux document.

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