‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 33 sur 122 · LA NUIT DU 13 AU 14 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

LA NUIT DU 13 AU 14 NOVEMBRE

par renvoi du Naturalute canadien. Ce sera pour moi un véritable soulagement.

Dans cette attente Je voua prie d'agréer, monsieur Tabbed mes bien sincërea salutations.

Paul Combes,

P. S, — Par ce même courrier, je voua adresse mon iïapport SUT VExploratwn de VîU d'Anticosti, où a'^st glisKée pour la première fois Terreur que j'ai reproduite deimis, par une faute d'inattention que je suis le premier à déplorer, RO,

La nxoit du 13 au 14 novembre 1897

Le Naturaliste canadien n'a pas encore, croyons-nous, parlé d'astronomie. La faute eu est aux astronornea, qui n'ont pas songé à faire profiter notre modeste revue de leur savante collaboration. Il faut bien avouer, aussi, que lea astronomes sont rares parmi les Canadiens- Fran ça is, beaucoup plus que les naturalistes, dont la profession eut encore loin, comme on s'en doute, d'être encombrée.

Pour nous^nous avouons sans trop de confusion que nous ne sommes astronome h aucun degré. Nous avons assez à faire, et même trop^ avec les insectes et les autres êtres, plus ou moins ailés, animés ou non, qui font TornemeAt de la circonférence de notre pauvre planète.

En tout cas, l'occasion est bonne pour cesser un moment de regarder la terre^ et lever les yeus au ciel.

Quelques-uns de nos journaux ont déjà consacré chacun trois ou quatre lignes à Tannonce du splendide phénomène astronomique qui doit avoir Heu prochainement. Or, il se trouve que nous sonime.s parFaityment documenté pour rt^nseigner là-dessus nos lecteurs au tantquecila pi:; ut ne faire iravance.

Nous les prions do lire lextrait suivant d'un article que publiait, le 14 août dernier, VÉdair (de Pariw), et ils pourront imaginer à quel point nous avons maigri dans Tatteute du merveilleux spectaclej nous qui avons lu cela depuis deux moia, .««

IW LE NATUBAUSTE CANADIEN

" Les ftfitronomefl noua pr4rlîsent pour novembre une exception Dol le pluie d'^toiîea fîltitites — phénomène qui no B& reproduit qut; par jério^le d'une triiitaiued'aiïiiées environ. " Dana ta nu it du 13 au 14 novembre prochain, noua verrons Fessaîm féerique de^ '* Léonides " qui circulent dans Torbit© de la compte de 1866. D'aprèa lea observations de ces deroiera iemps^et en a en rapportant aux passages hia toriques des acciena observateurs, les Léonides paraîsMeiit avoir été atti* réea dan;* notre ^yî^ïtème solaire par l'attraction de la planète Uranus ; cet événement te semit produit vers la fin de février ou la Gomme Licement de mars de Tan 126.

" St depuis dix-huit siècles, nous voyons apparaître les Léonidea à qes époques dont on a constaté la régulière périodicité. En réalité, d'après cette périodicité, c'est seulement •n 1899 que se produira le maximum d'inteusité de ce phé* uomène : mais, s'en rapportant aux observationH précédentes, les aatrouomes attendi^nt déjà pour 1897 une pluie d'étoiles filantes d'une extrême abondance, qui augmentera encore en 1898 pour atteindre son apogée dans deux uns.

Les Léonides

"Touâ les observateurs s'accordent k reconnaître la supëriorité des Léouidea sur les autres essaims d'étoile^^ âlautes. " Les Léonides appartiennent àTespèce la plus remarqimble d«i décores de novembre, nous dit t'uu d eux : elles ont plus d'é*Aal al de rapidité que tes autres étoiles filantes qui se Bioalrenl dans oe moia et elles différent sensiblement des plaifl^ plus lentes et moins brillantes des " Androméidua " des mMéorea de la comète de Biela. "

" Un spécial ijite autorisé en la matière, M. Denning, de rObaervatûire de Briwtol, qui a dressé lea tiblea des points radiaats des étoiles filantes et qui a observé les pluies dos LAcuiides en I860, des Androméides en 1B72, des t'erséides en llifiS— parmi les plus exception uele de ces phénomènes — afflfA* que les Léonides l'emportent de beaucoup.

** four donner une idée du specbicle qui nou.i s^^ra offert daoi iroiii ums, d taons que dans la nuit du 13 novt^mbru 1S33, U quantité Tinible des Léonides fut estimée à 340,000. Un ftu^e observateur affirme que de 4 heures à 6 heures du malin, oik aurait pu compter mille météores par minute,

** Le 11 novembre 1866, l'Observatoire de Greenwich eu oompia à lui seul 8,485 ; un observateur de Birmingham eu fï^Uva S,60<ï loutre une heure et une heure et demie du matin.

" Notons que cew chiffres s'appliquent seulement àlobaer-

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