‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 36 sur 122 · L'ETOILE POLAIRE · texte numérisé non relu

L'ETOILE POLAIRE

D'après le Dr Bougou (dao3 le Natmalia^ de Paris), l'étoile polaire est Tune dea étoiles dont on a pu mesurer la dis^ tance. Elle est à 86,000 milliards de lieues de nous. Ca chîQrâ est si gros qu'il ne noua dît rien. Kous en pouvons n^nmoins avoir quelque idée, eu songeant que 1.1 lumière de cette étcïi le met 36 ans et demi à nous ai ri ver « Or, la lumière, ça va vite ! ça parcourt 75,000 lieues par seconde ! — ^ Après tout, l'étoile po* laire nest pas si loin, en comparaison de la plupart des étoiles, qui mettent plus de 70 ans à nous envoyer leur lumière. "Si toutes les étoiles, ajoute le Dr BougL^n, disparaissaient du oiel, le jour de la naissance d'un enfant, celui^LÎ pourrait mourir de vieillbsse sans voir pour ainsi dir^ moins d'étoiles à la fin de ses jaur.'ï que dans son jeune âge. Une taentaine seulement se seraient éclipgéea tour à tour/*

Si quelqu'un Ti*a pas Tîmagination confondue en présence de tels faits, c'est qu*il n'a pas d'imagination.

Pourtant, s'il fitllait crùire quelques fous, tout cela se serait fait tout seul, saDsratjtiau d'un Créateur \

l'histoire naturelle de l'anticosti 169

La fin de T incident du •* cèdre ''

M, P, Combes ne *^*est pas contenté d^ la rectification qall rious envoyait liernièretneiit t^t t|ne ttou:^ avoii3 publiée dans notre livraison iloctobre. Coin me on h\'A\ how vient, il avait affirmé, par un« funt»; *}^^ traiiscriptian, tjue le eMre, TJiuya oœUlentali<, L, n'atteint pa^ uietne à sa limite non!, en Aînërique, \v ^Sê pftrallMê. Avec nne Inyanté parfriite, il a fait iriiïérer nans 1*3 * Cosmos ** -hi 6 novi^iiihiv uni note qui renitit lea cihosiea eu état

" Je conçois, <lît-il, (jue cette erreur <le trois dajrei ait ému les Jectt^ura eautwliens du CWmoj» ut ait provoqué leiira protc^stiitious, <lant le Nataralidê ^tmadîen, tlaua hou nuiné* ro d août 1897, s'est fait Técho. Elle ne tendait a rien moins qu*à cette conclusion, qu'il n y avait pas de Thuya oceidenlails au Canada, sauf à Anticoyti.

"Je ra'era presse donc de faire ameode honorable, et ea rétablissant le chiffre du 4^e pavaUèU, de restituer le Thuya d'Occident ans provinces do Manitoba, d'Ontario, do Québr^c^ du Nouveau-EruDâwick et k la partie occidentale de l'île du Prince -Edouard, oà il eat iudt^ène."

C'eat doDC le caa Je dire que l'iueidetit est clos.

Uhistoire naturelle de PAnticosti

Nous avons le plaîyir d'armoncer à nos lecÈoura que M. le Dr J. Schmitt, de Paris, Tuu ih^ membres de la coloïiie française étjiblie à Tîle d*Anticosbi, a bien voulu consentir à collaboier au Nativraliste ca^uidien.

On peut dire que, au poii^t de vue scientifique^ l'Antieos-

ti eët presque Fendroit If^plus inconnu du Canada, La pré-

aeuce, sur cette terre à peu près inexplorée, d'un Jîattiraliwte

comme le Dr Schmitt eat done une boane fortune, d autant

23— Novembre 1897.

170 LB NATtTRALiaTE OASABIBÎÎ

plus qu'il veut bien faire profiter le public canadien du résultat de ses obaervations.

Malheureusement, la aaiaon Je navigatioti est tertnîtiéâ, et toute coramunicHtion eutre l'île d'Auticosti et le continent eat désormais impodmble.jurtquau mois de mai proebain. C'est dire que noua ne recevrons rien de notre correspondant avant le printerapa, — Il y a bien la voie télégraphique qui permet aux Au ticos tiens de se tenir, durant Thiver, en communier* tion avec le reste du genre humain. Mais le fait de la collaboration dunt il s'agit nous a été connu si tardivement^ que nom i/avoDs pu inscrire à temps, au budget du Natundietej les quelques milliers de piastres que nous coûterait la trana mission télégraphique des écrits de notre nouveau collaborateur ; eans compter que le télégraphe a si peu d'aptitude 4 servir de véhicule scientifique, qu*il faut lui épargner les méfaiti) dont il se rendrait sûrement coupabk en parlant^ par exemple, d'entomologie-

LA CREME QELEE

'* La crème gelée est envoyée d'Au&traiie à Londres, où elle arrive en parfait état pour être immédiatement cons'ertie en beurre, aprèa avoir subi un trajet de 6 à 7000 lieues. Chose remarquable, ce beurre est délicieux, favndia que le beurre fait avec de la crème fraîche, puis conservé dans la glace et expédié de la même contrée, est loin de garder sa bonne qualité ; s'il ne devient pas rance, il perd du moins son arôme."

C'est le Gosmo» qui dernièrement racontait le fait dont il s'agit. N'est-ce pas un renseignement dont la province de Québec pourrait tirer parti ? Qui sait s'il ne serait pas plue avantageux pour nous d'exporter do la crème en Angleterre, plutôt que du beurre tout fait et si exposé à perdre aussi aon arôme en route ?

kV POLS KORD Ifi

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