REVUE DE LA PRESSE
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—V^ho rfe OhariÊrolx {hebdomadaire, ^1. 00 par an ; Baie Saint P&nl (Charlevoix), P* Q* )rernplaue le Courrier de. Charltvoix eouaun format ogran* di- Rédaction soigtiéR ; excellent esprit. Nos mei Heurs aouhaîta de auccèe l
— Le L^^ SaitU-Jtan (hebdomadaire, 50 etâ par an - Roberval, Lac 8t- Jean.) Rétligé par notre auii et collaborateur M. H. Tielemans. 8 'occupera de ^'colonisation, agriculture, rapatriement." Interrompu députa le 14 jan^ vier, mail! reparaîtra bientôt , Longue vie et proftpcritc !
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^-Le Travailleur du Lttc Méganfi^ (hebd. ^ 75 ct« par an î Agnès (Beauce), p. Q. ) Encore un nouveau journal dont le programme eat bon, et qui sera Vorgane de cet intéressant distnot dt la Beauce. Nos meiileun v4vuï de âuocèâ,
^Le Mmim^iê^ mtkoliquf (reTue hebdomadaire, 32 pages gd in-So ; fl.ÛO par année î P.- V. Ayotte, éditeur, Trois-Rivièrea, P. Q.) Vaillance dana le oombAtf fermeté des oonvictious, eûreté dana la doctrine : voilà ce
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CHIOOUTIMX
LE
VOL, XXV (TOI^- T DE LA DEUXIÈME SÉRIE) [|q, 3
Gt^îcoUtitpi, Ma^S 1808 Directeur-Propriétaire : l'abbe V.-A. Huard
Quelques-uns de nos confrères adressent leurs journaux au Naturahsmc cauadÙN^ appel latipn contre laquelle nous devons protester, bien, que, assurément Jl ne faille voir là qu'une faute typographique IKissée sur les listes d*envoi. A moins que^ par une très délicate attention,on n*ait voulu commettre cette " coquille ", i notre adresse, pour indiquer à quel point Ton est sympathique à l'œuvre que nous poursuivons dans l'intérêt de l'histoire naturelle ! Certes, ce serait donner à la courtoisie une forme par trop malacologique.
Le mot ** naturaliste, " dans l'un de ses sens, s'applique bien au partisan du ** naturalisme." Mais de cette dénomination, entendue de la sorte en opposition avec le surnaturel, nous ne voulons aucunement pour nous. Car, à part les raisons théologiques et philosophiques qui démontrent la fausseté du naturalisme, il serait particulièrement difficile,. pour quelqu'un qui étudie le monde matériel, de ne pas trouver à chaque pas des preuves de l'existence d'un ordre de choses absolument supérieur. En effet, suivant le mot de saint Athanase, " les choses créées soat disposées et ordonnées de telle sorte qu'elles indiquent et proclament, comme par une sorte d'écriture, leur Maître et leur Créateur." Avant lui, le païen Platon avait dit que " la beauté des choses créées 5— Mars 1898.
rcvèlent à rinstant Tadmirable beauté de la nature divine. "(r) Dieu merci, îl n'y a guère de rat ion al ist es, espérons-no usî, parmi no5 compatriotes. S'il n'y a nonplus de "naturalisme*' que sur Tadrcsse de certains journaux qui échangent avec nous : il sera facile de Ten déïoger !
L'ABBÉ PBOVANCHEB
^^ Continué du volume précédent, page i8a)
M. Provancher ne dut recevoir que vers la fin du mois de janvier 1865 le document, émanant des autorités franciscaines de Rome, qui T autorisait à organiser comme il le désifi\it le Tiers-Ordre dans sa paroisse. Et il se mit sans doute à )' œuvre sans tarder puisque, dès le 23 avril suivant, le con* seil de la Fabrique décidait de permettre aux Tertiaires de ^c servir du grenier de la sacristie pour s^en faire une cha- 7)el!e,
D'après les annales de la Fraternité, on voit que le pre* mier Discrutoirc, ou conseil de direction, fut élu le 16 décembre 1866. Evidemment, il avait fallu attendre, pour donner à la pieuse confrérie son entière org^anisation, quUl y eût assez de membres ayant fait Tannée complète du noviciat et admis à la profession, aptes par conséquent à devenir les officiers en charge. Car les choses se faisaient sérieusement, l'abbé Provancher étant homme à maintenir dans sa rigueur la discipline qu'il fallait dans une association de ce genre. C'est ainsi que je pourrais citer telle année où le Discrétoire condamna une Tertiaire professe à l'admonition faite en public, et une novice à voir retardée la date de sa profession, parce que l'une et l'autre avaient, dans une noce, pris part à la danse.
(i)— Cités par Tabbé L»-A. Paquet, Z>i' jD^-^o Vnod Trlitô, p, 29,
l'abbé frovancher 3S
A la fin de Tannée 1866, on avait déjà dépensé au delà de trente-six louis pour la chapelle. Le 9 mars suivant, M. Frovancher l^énit le petit sanctuaire franciscain^ qu*il plaça naturellement sous le vocable de Saint-François d'Assise. Deux jour^ aprÈs, il procéda, dans Téglise paroissiale, à la bénédiction d'une statue de saint François dont- il avait fait don à la Fraternité. La cérémonie ne manqua pas de solennité. M. N* Bellenger, curé de Deschambatilt, fit un sermon approprié à
" la circonstance. On^transporta processîonnellcment, de Téglise à la chapelle franciscaine, la statue du saint Fondateur^ au
^ chant des litanies des Saints des trois Ordres établis par le patriarche d'Assise,
Dans les registres "'de la Fraternité, on voit que, le 6
^décembre 1S68, le nombre des professes s'élevait à 41. U y avait, en outre, 3 novices et 38 membres agrégés. Ces der* nicTs étaient des personnes étrangères à la paroisse et qui ne pouvaient par conséquent faire partie, au même titre que les
. autres, de la communauté de Portneuf, Il y avait des agrégés de Québec, de Montréal, de Stanfold, de Lotbînière, et surtout des paroisses voisines du siège de rassocîation,
La plupart de ces membres du Tiers-Ordre apparte naient au sexe dévot qui, dans tous les pays du monde^ revendique toujours l'honneur de marcher en avant dans les voies de la piété. Cependant, pour sauvegarder les droits de la vérité, il ne faut pas omettre de dire qu'il y avait auss! quelques Frères revêtus des livrées de saint François d'Assise«
Je ne saurais mieux terminer ce récit de la fondation du
'Tiers-Ordre à Portneuf, qu'en citant ici coque la sœur secrétaire écrivit dans les annales de ta Fraternité,cti octobre 1S69, à Toccasion du départ de M. Frovancher de la cure de Portneuf :
" La Congrégation, dit-elle, a eu la douleur de perdre cette année son directeur et fondateur, le révérend M. Léon Provanchcr, que des raisons de santé ont forcé à se retirer
de Tcxercice du saint ministère. En outre de son zhle à' maintenir la règle et fesprit de ferveur dans la CongregatioHj on lui était encore redevable de plusieurs dons faits pour l'ornementation de la chapelle, sans compter la large part qu'il avait prise dans sa construction. La statue de saint François, un surplis, le poêle de la chapelle, etc., etc., sont dus à sa libéralité.
" Les Sœurs ont regardé comme un devoir pour elles de témoigner à celui qui leur avait procuré de si douces joies en leur faisant connaître le Tiers-Ordre, et qui leur avait fait connaître avec tant de sollicitude l'esprit d'une si sainte institution, toute leur reconnaissance pour tant de soins, en même temps que l'expression de leurs regrets de le voir s'éloigner d'elles. C'est ce qu'elles ont fait dans une adresse qu'elles lui ont présentée dans la sacristie le 1 3 octobre 1 869. Le révérend monsieur leur a fait une réponse des plus touchantes, et a bien voulu les assurer de se souvenir de sa chère Congrégation au saint autel.'*
Qu'est-il advenu, après le départ de son fondateur, de l'institution franciscaine de Portneuf ?
Le 8 juin 1870, c'est-à-dire moins d'un an après ce départ, les Tertiaires, sur l'ordre de l'archevêque de Québec, firent don à la Fabrique de Portneuf de tout ce que possédait la Fraternité. Ces biens étaient estimés à la valeur de trente-et-un louis, dix chelins et six deniers. La Congrégation fut-elle en même temps dissoute ? Cela me semble probable. En tout cas, il est certain qu'elle cessa d'exister durant un certain temps, puisque, par les soins du curé actuel de Portneuf, M. l'abbé N. Cinq-Mars, la Fraternité fut reconstituée vers 1890. Il serait même plus exact de dire qu'il y a maintenant deux fraternités distinctes, celle des hommes et celle des femmes. Les Franciscains de Montréal dirigent de loin ces deux congrégations.
Je viens de mentionner le nom des révérends Pères^ Franciscains de Montréal ; et, i ce propos, je croia utile de:
Ol'ABBÊ PROVANCHER Jf
noter ici que,bîen des années avant que les fils de saint François d'Assise soient revenus se fixer dans notre pays, Vabbé Provancher avait souhaité ce retour, et avait même fait part de ce désir aux supérieurs de T Ordre. J'en trouve la preuve dans une lettre^ datée du 21 février 1866, que lui »'écrivit de Rome le P. Raphael, Ministre généra], et dont je, citerai ce passage: "Je loue hautement votre désir de voir fonder une mission franciscaine dans le Canada ; maïs, pour S
le moment, nous ne pouvons pas y penser L'Ordre a déjà un grand nombre de missions auxquelles il faut fournir des religieux missionnaires, L^opprcssion qui fait gémir les religieux en Italie n'est nullement favorable aux missions. La suppression n*cst pas générale ; quelques couvents seulement ont été fermés, mais les religieux se retirent dans d'autres t couvents pour ne pas les perdre, La défense d'admettre des novices, qui existe depuis plusieurs années, est cause que le nombre des religieux est beaucoup diminué ; et à peine y a-* t-il assez de sujets pour occuper les couvents qui ne sont pa^ supprimés/*
La persécution n'a guère diminué en Italie, depuis l'année r866. Cependant la Providence a permis à M. Provan- ^hcr de voir, avant de mourir, ses vœux réalisés par rétablissement de couvents de saint François aux Trois-Rivièi-œs, à Ottawa et à Montréal.
En tout cas, pour revenir une dernière fois sur ce sujet du Tiers-Ordre à Portneuf, voilà une fondation de Tabbé Provancher.puissante pour le bien, qui dure encore et durera sans doute indéfiniment. D^autres œuvres qu'il a créées, jpar exemple la Semaine reiigicuse de Quebec et le Naiuraihte canadien^ sont aussi debout et montrent que la carrière de leur fondateur se poursuit même après sa mort.
Mais il ne faut pas anticiper sur Tordre des événement j .dans ce travail biographique.
lA suivre^)