TROISIÈME LEÇON
CULTURE DES MICROBES — COLORaTIOX DES MICROBES
Les microbes qui évoluent naturellement dans Técoriomie de l'homme et des animaux, dans les matières liquides pua—Février 1897.
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treaycibleî^, etc, sont susceptibles de vivre et <le pulluler dans de véritables terr^iny artiHciels f)iie les uiicrobîolog'ÎHtes ont composés et auxquels on donne le nom de viiliêiLX decttltttre.
Ces milieux de culture doivfiiit, pour se prêter à la vie dea microbes, remplir ka deux conditioiia suivantes :
lo llg doivent contenir les principes nécessaires à la ntiiTniioïi Je ces organism es,
2o Us doivent être absolument stériles ^ c* est-à-dire ne contenir aucun germe avant leur ensemencement. Ajoutons enfin qu'ils doivent, sauf quelques cas exceptionnels, être de réaction neutre ou léghrevient alcaline ^
Le tableau ei- dessous résume la division tijstéïnatique et pratique At^ milieux de culture.
MILIEUX DE CtJLTURE
Milieux liquides. — Bouillons. (Type le plus parfait de milieu de culture). Liquide» minéraux, liquides végéttmx : peu employés. Liquides organiques uaturela (Lu,it, urine, humeur aqutuse, serum^ «te, etc.)
MiUEUX souDE^^^Transparents : Gélatine, Gélore. Seau i -transparents : Scrum. Opaques : Pomme de terre, etc,
La technique des cultures diffère selon que celles-ci sont pratiquées dans tel ou tel milieu en ayant soin d'observer le plus scrupuleusement certaines règles, entre autres les deux citées plus haut.
Les cultures sciont tantôt en présence de Tair, tantôt à l'abri de rair,8oit dans !• vide, doit en présence d'un gaz inerte. Le premier procédé convient aux microbes aérobies (qui vivent en présence de rair),.le deuxième aux microbes absolument ou facultativement anaérobies (ceux qui se multiplient dans des milieux privés d air et ceux qui vivent auasi bien en présence de l'air que sans air).
Les instruments d'un usage courant et général pour la culture des microbes sont les instruments de verrerie : Pipettes Pasteur, pipettes Chamberland, matras Pasteur, ballons, tubes à essai, vases à sérum. Il faut aussi de^ plaques de ver
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re, deR appareils pour la cult[u-i: ties microbes anaérobien, le fo ir Pasteur, rauto-îlave, fil de platine, lampe à alcool, etc.. etc., etc.
Il est presque indispensable de savoir travailler le verre.
La récolte des proJuits à examiner, la préparation des milieux de culture, rpnsemencement de ces cultures, etc., tout doit être fait aseptiquement. C'est généralement là Técueil oil se heurtent les débutants.
Afin de faciliter l'étude et surtout les moyens de reconnaître les différents microbes, on les colore. Certains microbes prennent une certaine couleur, d'autres en prennent une autre- On be sert, pour la coloration des microbes, des matières colorantes dérivées de la houille \^couleurs d'aniline) possédant un pouvoir tinctorial considérable. Weipjwrt, Koch, Ehrlich, Oram, etc,les ont étudiées; et,remarquant pour certaines d'entre elles des propriétés électives vis-à-vis des microbe.<î, sont arrivés à force d'études à trouver les méthodes de double coloration qui donnent de si baaux résultats.
Ehrlich a divisé les matières colorantes extraites du ffoudron en deux classes : la classe des basiques qui colorent les microbes et les noyaux des cellules organiques ; la classe des acides qui ccJorent surtout le protoplasma et qui ont pour celui-ci une propriété élective spéciale.
Prenons par exemple le microbe du farcin du bœuf, dont les pièces auront été préparées suivant la méthode de Weigert. Ce microbe apparaît sous forme d'un fin et long bacille coloré en bleiv, au milieu des globules colorés en rose,
J.-A. COUTUHE, M. V,
UNE JOURNEE A RIHOUSKI
Le 9 octobre dernier, j'eus l'occasion de passer la journée au joli petit village de Rimouski et y fus très intéressé par les plantes que j'y remarquai croissant spontanément dans les
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champs, au bord des cheininy, et le long du rivage du ^an- *Iioâe Saint- Laurent. Le Hernie a ici environ quamnte mille** «le largeur et Te^iu en est tout à fait salée do sorte f\ue deî* espèce? de plantas es«entiellement maritimea croissent nattirell émeut à Rimouski sur les rochei-s et le lon^ des grèves sa- Ijlonneuses,
C'était une belle journée, une journée type de cette saiëon charmante que nous appelons Tété de la Saittt- Martin, où Tair est doux et chaui, ou une brume vaporeuse voile légère*ment tout le paysage, produisant d'agréables effets d'ombre et de lumière ni adoucissant quelque peu l'éclat des teintes d automne, rouge, pourpre et or, qui font la beauté de nos forêts canadiennes v^i bien connue dans tout le monde. Cette lieauté se trouvait ce jourdà rehaussée encore par le fait qu'il était bombé une forte pluie le soir précèdent et pendant la nuit-
Comme j'étais venu attendre l'arrivée du magnifique nouveau vaisi?eau à vapeur le '' Canada, " de la ligne Dominion, je désirais rester aussi près du rivage de la ::ier que possible, et, grâce à la courtoisie de M. R. McFarlane, de la ligne Dominion, qui était aussi venu h la rencontre du vaisseau, jt^ trouvai un logement très à portée dans la confortable maison de feruïe où demeure le pilote bien connu, M* Pou Ilot. Nou» nous trouvions être d'un jour trop tot pour rencontrer le vaisseau ; quand nous nous levâmes le ntatin, nous fûmes donc enchantés de voir qu'il faisait un brillant soleil, et j'étais surtout aise d*avoir l'occasion de recueillir quelques-uns des trésors botaniques de la localité et d*exaii>iner les terrains cultivés. Notre hôte eut Tobligeance de faire arracher à la charrue quelques-unes de ses pommes de terre, afin que nous passions constater quel degré d'excellence cette importante récolte atteint h, Rimouski. Les tubercules étaient certainement trèt abondants, d'une bonne forme et remarquablement exempts de toute maladie.
Les cultivateurs éttûent occupés à charger sur le rivage de grandes quantités d'herbe marine et à les transporter sur leurs champs où ils en formaient de gros tas rouges et brun»