UNE JOURNÉE 1 RIMOUSKI
En exnmiitant ces tïW» je trouv.u qu'ils cotisîabûiinfc presfpie exelusiveiTïcnt en dfiux espèces de varechs que M, ie prufeiss' aear Miicoun a flétenuinees pour moL Voici leur;* noms :
1 o Factw fttrca f fta ^ Pï*pè ce bru n - f o ne é d oi . t ha fro n dus trèa mini fiées sont fournies de nombreuses vessieii pleines d ttir qui les font flotter fïicili-ment.
2o Rfnxloinemu pfdmata, k ^VAud^s frondes i ni 1 1 c en t ï"fei étalées d*nn cramoisi- feu foncé.
Leacultî^^fLteurs ont recounu pjir expérience que ces plantes nmrîneH coTistîtuent un approvisionnenietit d'excellentt matière Je r til isiin te,, qui conv^ieiit parfait^inent à leurs terres et leur fait obtenir des récoltes très réniunéiHtriceH pour leur peine. L examen scientifî(|ue dit aussi voir que uette confiance est bien enviée. Dans le rapport du chimiste des Fermes «x péri mon taies de TÈt-it pour LS94, It la pa^i^ 168, M. F.-T, Hhutt publie une aualyse d où il ressort qu'untï tonne de la matière fraîche contient les taux .stiivants des trois constituants les plus importants de la nourri tu r^i des plant*,*a : Azote, environ 9 ^ livres ; acide ph'ïsphjrîtpiî, on t iron 2 1^5 livres ; pot?isse, 40 i livres.
Il dit aussi :
'* Cette herbe marine doit être c iTi^^îdérét.* comme un entrais précieux à cause de la pota^so et di^ Tazote qu'elle contient. I^i facilité avoc laquelle ^otte plante se iléeuin[X> e dans le toi, triuttant ainsi en libr^rtil ces c<>nHti tuante sous unu forme où ils sotit îmmévliatL'ment as?!innîaïiie>i \iiLV !<;« |ilaribv;>i, en au^nientfs gramicment la vaWur. C'.'st ess ïTitiiiIletUMUt un erig-nLis pot^Ly?4ique, bien tjue il fins ujie certaine niesnre on puiftse l'appeler en rirais com]) let. Pour les cultnre^i en ^é nierai, cependant, on pourrait y ajout r connue supiiléuifUt «le la poudre d'os, qui fournirait d« l'acide phosphonque. C\-st une matière excellente pour les composts ; mais on peut, si on le préfère, l'appliquer tout de suite snr la terre. Comniti engrais vert, elle augmenterait bv^aucoup la prop.jrtioi li'liumus du sol et sans aucun doute ainéliorerait hi t«*xture piiy» sique du sol.
** On en obtiendrait les meilleurs résultats dans un sol ouvert, poreux et chaud. On peut l'appliquer k raison de 20 à 30 tonnes à Tacrc
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" Pour éviter \fi dépense qu'entraînerait le trunaport île beaucoup d'eau inutile, il eat préférable de laisser Th'^rbe marine séclier en partie sur le rivage, avant de la trati^^porter sur les champs.
" En faisant brûler Therbe marine, la matiètii organiquû contenant l'azote eut détrnitt^, mais la cendre, ou mEitièrd min<^rale, retient Taci Je phoHphoriqne ist la potaM.se, et elle eat l)eaucoup plus riche en potasse que les cendres de bois ordinaires.
" Si la ferme est à une distance de la côte telle que Tusage de cette matière à l'état frais soit trop coûteux, on trouvera plus économique de renoncer à la matière organique et à Tazote, et de réduire Therbe marine en cendre, dont une tonne contient environ 400 livres de pota««se et 20 livres d'acide phosphorique, dans la supposition que la cendre contient 15 pour cent d'humidité. "
On peut attribuer à l'emploi de de cet engrais, qui est à la portée de tous, les fortes récoltos de magnifiques pommes de terre lisses, Sims trace de gale, que nous voyions par*^out et de la qualité desquelles la bonté de notre hôtesse nous mit à même dd juger.
Je fus très frappé du caractère différent des mauvaises herbes et des plantes ordinaires de la contrée. Elles étaient d'un type beaucoup plus européen que celles de l'Ontario. Plusieurs m'étaient étranges comme mau\ aises herbes. Bon nombre étaient des plantes d'Europe qu'on rencontre parfois, il est vrai, dans les terrains cultivés de l'Ontario, mais jamais en grande abondance, tandis qu'ici leur pousse était luxuriante ; et leur profusion témoignait de leurs qualités agressives.
Dans les champs de pommes de terre et autres plantesracine% se montraient de tous côtés les plantes d'un vert jaunâtre pâle de l'euphorbe réveille matin {Euphorbia helioacQpia) et les fleurs bleues de la petite buglosse {Lycopais arvenais.)
En non moindre abondance étaient le séneçon vulgaire et la bourse-à- pasteur. Partout se dressaient les tiges élancées de la vergeretto du Canada (Erigeron canadenaia) et des deux laitrons, le lisse et l'âpre (Sonchua oleraceus et S. aaper). On
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reiTiarquaît fiLcîlc^ment, qiioîqae ^ilus clur-acmfcs, des plantes d^jcainoïiiillo f^tiilc {AntJfesnwcoftrl<t},d^ v<:' las giroflée (J^r^ëimum cheirantkoideii) c*t ilii nmloLionint tabouret dos champtî iThluspi (trven^e^, c<* If.^uu ext^cré à jvistt^ titre au Mutiïtobai car on l'y a hiistî-é envaJiii" 11" pay .s au point quM a f alla dans cette province fairj cïes \oh contraignant les cultivateurs à le détruire, sinon leurs récoltes sont fauchées vertes ou enfouies par un labour, de sorte <pie leurs voisins ne soient pas exposés à souffrir des etfets de leur négligence. La silène noctiflore déployait encore ^es fleurs rose-jaunâtre, et sur le bord des champs on voyait lepnieuse ortie royale {Galeop- 818 Tetrahit). Le terrain disparaissait presjjue entièrement par place sous un vert tapis de mouron des oiseaux (Stellarui mctitrt) et en d autres endroits était hérissé detouH[js de sétaire verte. Je recueillis quelijues spécimens de fumeterre officinale {Faniaria officinalis i de rubéole des champs (Sherar- (lia arvensi8) et de b^c-de héron {Erodtmn cicatariXini)Xvo\h plantes toutes très rares dans l'Orjtaiio.
Après déjeuner, nous nous déci«lâmes à (lescc-ndre en voiture Jusqu'à la Pointe- au- Père afin de voir le phare et de faire visite i l'afiable officier du poste des signanx, M. McWilliams, — qui nous accueillit avec la plus courtoise hospitalité. Ce fut en même temps pour nioi une occasion de faire plus ample connaissance avec la flore des environ^ et je fus heureux d'en profiter. Les plantes au boni du chemiîi présentaient le même cachet européen. De loin en loin de sombres masses de tanaisie {Tanacetum y<tfr/(t/^jiudi«|U.iient où antrefois s'élevait une maison maintemmt disparue ; et entre autres plantes échappées de jardins ou restes de culture antérieum, je remarquai la mauve crépue {Mai va crispa) anx raitles épis, la grande absinthe {Arteniisia Absinfklam) en gros îwuqucts et le cumin (Caviim carvi) en larges tonfl'es ; dans nu endroit la grande éclaire (Cheluioniiim majas) c:r.)issîMt à ô é du cresson alénois (Lepidiam satinim.) ui silène vésiculeux {Silène i7ijlata)et l'herbe de Saint-Jean {Arlcruifi t ralf/ans) étaient bien établis, ainsi que les mauvaises herbes jilébéiun-
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ne» la bardiiiiette (Erhin o-^per miivi Lapp*ila),\^ séii(*v^(/îmflsica Sinapidrum) et la traînasse {Polgfjotiitm avlcukire.) Les trois trèfles hybride, ranipiuit et roii^e étaient comtnuoM partout, auHëi bîtjn que ïa minette (Aîedicago iupuHna), qui leur est alliée de près. Dana les J/inliïm, et apparemment cultivés pourlenrafieiirfi, étaient lonmélilotà blanc et jaune (AfelilotiLs alba, M, office inaiiA) et la mauve sîlve!?tre, et fréquemment le long dei chemine la moins brillante mauve à feuillf^i ronrles. Çà et là dang les champs se voyaient Jes bouquet» de chou champêtre {Bnififiica canipestirfi}, }>lante qu'on distingue ainément du sénevé par aes tige?i parfaitement liBies et glauques et par sea ailiques portées surd« greiea pédicelles plus écartés de la ti^e quo ceux du aénevé ; cette dernière plante eat plus commune et se reconnaît à aes tiges hispidea et violacée» aux nœuds. Dans bien des champs, des taiiheH du très pernicieux laitron des champs {Sonckus arvenxiM), comme elles font partout ailleurs, diaputaient pied par pied la place aux cultures et gagnaient rapidemt?ntdu terrain. Le long des bords des fossés je remarquai queVagrostia des chiens (Agrostîa oanina) était en certains endroits presque aussi commune que lagrostiEt vulgaire ou franc- foin ; c'est une espèce plutôt plus petite dans toutexS ses parties, mais elle s'en distin* gue au premier coup d œil par l'arête qui surmonte ats fleura.
Lea prairies avaient aussi leur contingent de mauvaises herbes caractéristiques. Bien trop nombreuses, quoique la saison fût déjà li avancéci étaient les brillantes fleui's de la grande marguerite {Chy^aïithenwmt Leif^authemiim) ;otf;Aet \k on pouvait voir des fouillis de Tesce mnitiflijre {Yicidcrai:ca) ou les fleurs tardives delà mi lie- feuille [AchilU'a Millefoliuvi). Les graminées qui paraissaient prédominer tant dans les prairies que le long des chemins étaient le mil ou timothy {Phleiim pixdense), le fmnc-foin, utile dans les terrains bas,«t le patnrin des prés {Poa pratensh), Tune des plus riches graminées de pâturage* On voyait îiouvenfc le long des 9enti«rs le vert vif du petit paturin annuel {Poa an^ua)
NWTEAUX KOM9 D HV>ïfiX(>PrkKEH 2S
Left mauvaises Iierbti3 les plu^ cornmriïiai 1U119 les jiirdius étaient le^ lai troua lissai et fiprt?, i*n br^inconp trop graudi^ aboadanci% le chiendent (Agropi/rwm r^jteiis)^ partout sî agressif et per-iUtaiit La apargoii^.e {Spcrgiihi ai^vaisis) avait pris pied en deux oti trais eiirlroitâ.
(A mivre)
jAHESyLETCHKlU
Nouveaux noms d'Hyménoptères
Notre ami le Prgf. T,-D,-A. Cockerel!, de M«silla {X«w M^xico)/uou^ï a iufoniK^ que le j no m,-^ Odijuerns truncatiu (N^atumliste c-inadien, V0I, 22, p, 158^) et Anfkoi>hova iiigvo- <:incia . (id., p, 17'2j, diuinés par Vabbt5 Pro^anchn' ù des espèces nouvelle.s dont nous avoïi^^ publijj ]ade>ienptir)n il y a deux HUSj avaient été applit{<K*x atitLuitJur'^jUL^ui à d'autres hytm'noptères,
M, Cockerell nous ayant mauifdst»? \^^ dii^ir dt; voir îe uom spécifique Pravanclt^ri don nu à YOd^iif^rus qu'il s'agit de ren^miuer, nous adhérons eordialeranut à cette propo^ttioïi dn rendre homniRge à k nié moire de uotro regretté Maître. Donc rOdy^ie}V^ truncafoA l'rov , sera désormais connu sous le noui suivant: l>iiy*iepji» l'rovjiiic'lierJ, Oock^irell
Quant à rus[»èce d'Anthophoro à laquelle il faut ïins.sî donner un nouveau non spécifique, celui d^JlfLuorhicta reniplac^*ni parfaitement le nom de nlgrotdnctii, IVov, Et îl faudra, à rnvenTr, la dé^ij^ner ainsi : iiitli i|>1it»t*jt fliivf»- ^fiieta^ Hnard.
On devra faire les corrections nécessaires aux pag<.'.s lôS et 172, vol 22 du Naturallsfe.
4— Février l^?W.
26 LZ NÀTUHALISTE CA^KADtEN