LA DÉCAPITATION CHEZ LES INSECTES
" quî est le prolongement de la côte d* Afrique et qu'il ne '* faut pas confondre avec le sol d' alluvion qui forme les au- '* très parties saillantes du rivage. Ellejs'étcnd sur deux myria- " mètres au nord-est d^Alexandric^ jusqu'au port d'Abou- ^' kir, devant lequel est Tîlot qui termine cette chaîne. Vers " r extrémité de cette presqu'île florissait la ville de Canope^ *' bien des siècles avant le temps d* Alexandrie et même " avant celui d' Homère, „ Cette bande de rochers calcaires " est presque constamment battue par les vents régnants du " nord et de rouest. L'action des vagues contre cette côte '* en occasionne la destruction. On trouve^ en la parcourant " au sud-ouest d'Alexandrie, les vestiges d'anciens ouvra- " ges creusés dans le roc, parmi lesquels on distingue celui ^' que les voyageurs ont désigné sous le nom de Bains~de- " Cléopâtre, et les catacombes pratiquées sous Tancien " quartier d'Alexandrie, appelé Necropolis,
{A suivre.)
E. Gasnault.
U DÉGAPiïATiOll CHEZ LES INSECTES
Les cœurs sensibles s'émeuvent, au récit de l'exécution .des suppliciés, lorsqu'ils entendent raconter que certaines agitations des membres ou de la tête se sont produites après la décollation ou le foudroîment électrique. L'émotion du public aurait pourtant une bien autre intensité si la guillotine, en particulier, servait à appliquer la peine de mort chez les insectes, — comme il paraît qu'à certaines époques de l'histoire il y eut des condamnations à mort prononcées et exécutées contre des animaux domestiques reconnus coupables de graves offenses. Gar si la vie s'éteint très vite, et parfois instantanément,chez les hommes pendus ou électrocutés, et surtout chez les décapités qui perdent tout de suite
connaissance, elle persiste au contraire plus ou moins longtemps chez les insectes même gravement mutilés.
Nous en avons eu un exemple ces jours derniers. Apercevant sur notre table de travail un superbe spécimen du Thakssa Norloni^ Cress, , grand hyménoptère dont la tarière seule a prci> de trois pouces de longueur, et qui était venu là nous ne savons par quelle aventure, nous le prîmes par le milieu du thorax avec des pinces. Mais il arriva que T insecte saisit, avec ses mandibules et ses pattes antérieures, certain objet qui se trouvait a sa portée, et s'y aecrocha avec tant de force, que son thorax se fendit obliquement et nous ne retirâmes qu'une partie de son corps : la tOte et la moitié du thorax, avec les deux pattes antérieures, restèrent fixées sur l'objet. Eh bien, cet hyménoptcrc mutilé, comprenant Tautre moitié du thorax et rabdaineHj a continué de vivre durant trois jours entiers !
Comment expliquer qu'un homme ou un animal vertebré meure aussitôt qu'il est privé de sa tétc, tandis qu'un insecte décapité continue à vivre aussi longtemps ? Cela tient uniquement aux différences d'organisation très profondes qui existent entre les vertébrés et les invertébrés.
Chez le vertébré, te cerveau est comme le centre de ta vie ; c'est à coup sur le centre de Taction nerveuse qui préside à tonte la vie sensitive. Or Tact i vite du cerveau dépend, à chaque instant, de la nutrition qui est si bien sa condition essentielle que, dès l'arrêt de la circulation du sang — qui lui fournit les éléments nutritifs, — elle cesse aussitôt. Quant au corps du décapité, le système nerveux, ^ — séparé de son centre j le cerveau,^ cesse aussi de fonctionner, par conséquent de produire les mouvements du cœur ; et par là-même s'arrête la circulation du sang, lequel d'ailleurs s'échappe par les vaisseaux qu'a ouverts l'instrument tranchant.
Les choses se passent tout autrement chez l'Insecte décapité. D'abord, malgré Tabiation de la tête, la respiration dans le corps de Tinsecte continue de s'opérer comme au-