‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 71 sur 122 · EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC I · texte numérisé non relu

EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC I

C'est dans Tdtalage de la maison H. Lamontagne &Cte 'fabricants de harnais, etc., Montréal, que se trouvaient ces, €xacodîles ou plutôt ces caïmans, qui appartiennent proba- Wement à Tespèce Aliigatûr Incus. On nous dit qu'ils venaient de la Floride. Ces reptiles arrivent à une longueur de 20 pieds, prétendent quelques-uns. Mais ceux dont nous ^parlons n'étaient que dans le jeune âge, et un seul atteignait une trentaine de pouces de longueur. Celui-ci était parttcu- ^lièrement vigoureux, et sautait parfois en dehors de la eu* vc Une dame s' étant rencontrée, l'un des jours de T Exposition, qui se permît d^agacer le monstre du bout de son ■ en-tout-cas^ il s'élança brusquement sur Timprudente^ et lui fit goûter les charmes d'une émotion plus facile à imaginer qu*à décrire-

Avec ce caïman, nous étions en pleine histoire naturel* lc Nous y sommes encore jusqu'à un certain point sous la -tente remplie par les produits de Thorticulture, bien que la botanique officielle se désintéresse facilement des végétaux que rindustrie humaine a pour ainsi dire transformés. Nous ne pouvons évidemment parler en détail de la multitude des fruits et des fleurs que Ton a réunis dans cette partie de TExposition. Mentionnons seulement une grande variété de pommes, de superbes dessins floraux, et beaucoup de belles plantes d'ornement, palmiers, lys,fougères, cactus, bégonias, .abutîlons, etc. Nous avons surtout remarqué de splendides •Cannas, "New Giant Hybrid", variétés nouvelles d'une très grande beauté, et que nous voyions en fleur pour la première fois.

Ne quittons pas l'Exposition sans entrer dans le palais des gallinacés. Coqs et poules, oies, dindons, pigeons, de toute race, de toute taille et de tout plumage, font de ce département l'un des plus complets et des plus visités par la Ibule. Rien d'original comme le tintamarre formé de toutes ces voix qui, sur tous les tons imaginables, répètent à satiété les mêmes chansons ; chacun y va de son cri ou de son

babillag^e.et tout cela est très gai, et propre à dérider im moment les figures les plus assombries par îe poids de î'exis* tencCj les injustices du sort, îa cruauté des choses . . ,

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