EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC
Il est dans les traditions du Naturaliste canadien de rendre compte de ce qui Ta intéressé davantage dans les Expositions qu'il peut visiter. En septembre dernier, il n*a pas manqué de parcourir à plusieurs reprises les édifices et les terrains de l'Exposition provinciale de Québec, laquelle a duré du 12 au 21 de ce mois ; et il reconnaît avec plaisir qu'il y a été l'objet des mêmes égards de la part de la direction de la Compagnie de l'Exposition que ses confrères de la presse.
Nous avons entendu plusieurs personnes énoncer l'opinion que cette Exposition était bien inférieure à celle de 1894, tenue aussi à Québec. Nous dirons, nous, qu'en effet celle-ci était plus complète dans tous les départements, tan-
12— Octobre 1898.
■dis que, dans TExposition de 1898, plusieurs départements faisaient défaut ou n'étaient que médiocrement représentés, Cest ainsi que. cette année, T exposition chevaline laissait beaucoup à désirer ; !e seul district du Lac St-Jean, ou à peu près, avait envoyé des produits agricoles ; Tindustrie laitière manquait presque totalement.
Disons tout de suite qu'il faut imputer ces regrettables lacunes aux difficultés de tout genre que la Cie de TExposi* lion a trouvées sur sa route et à T inexplicable hostilité qu'elle a même rencontrée en certains quartier?. Ce qui est étonnant, c'est qu'en dépit de circonstances aussi défavorables, son entreprise a été couronnée d'un succès aussi grand.
Car, nous croyons avoir sujet de le penser, cette Expo* sltlon a été excellente, et même supérieure à celle de 1894 dans beaucoup de ses départements i mentionnons particulièrement les divisions industrielle, des machines agricoles, des races bovine, ovine, porcine, des gallinacés.
Voilà les seules considérations générales que nous croyons pouvoir nous permettre ici, tar, si le Naiuralisie s'intéresse fortement à ces expositions, c'est qu'il y trouve *>rdinairement quelque chose à glaner au point de vue de l'histoire naturelle. Malheureusemcnt.en cette Exposition de 1898, l'hstoire naturelle était précisément l'un de ces départements qui manquaient totalement, alors que, dans les Expositions précédentes, il y avait nombre d'objets propres à intércsifiGr un naturaliste : colïections d*oiseaux, de bois, minéraux, etc. Pourtant, qui sait ? en examinant bien, peut être trouverons nous quelque chose qui représente, au tnoins en certaine mesure, Tétude des sciences naturelle*,
— Qu*estce qu'il y a dans cette cuve, dont îc fond est recouvert d'une eau boueuse ? — Dans cette cave ? c*cit des crocodiles qu'il y a ! — Des crocodiles dans une cuve ? c*est peu croyable. Mais, tout de même, cela va sauver la position de cette pauvre histoire naturelle. Voyonsks, ces crocodiles 1