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LES BULBES COMME FLEURS D*HIVER ET DE PRINTEMPS

cave fraîche, mais â l'abri de la gelée, être cntoufés et cou* verts de sable ou de terre légère, pour conserver la fraîcheur de la terre dans le pot, et mis à la noirceur autant que possible.

De même, les jacinthes que Ton met dans Teau, doivent rester à la noirceur, et à une température de 40 à 50 degrés pendant environ un mois, pour obtenir de bonnes racines avant la végétation des fcuilies.

On retire les pots lorsque la tige commence à sortir, et que le pot est bien rempli de racines. Mais alors il ne faut pas les mettre à la grande lumière, ni à une forte chaleur. On les arrose, et on les met à une demi lumière et à une température de 50 à 60 degrés pendant quelques semaines. Voilà le moyen d'avoir des fleurs, et de belle fleurs. La peine n'est pas grande ; rien de compliqué, et le plaisir d'avoir de ces belles fleurs en plein hiver, même à Chicoutimi, paiera bien les soins donnés.

Il faut une terre légère, riche et un peu sablonneuse. Disons 2 parties de terre des bois, r partie de terreau ou fumier consommé, et i partie de sable de grève, ou sable lavé. On met un bon drain de pots cassés, ou de charbon de bois, ou de petits cailloux, disons un bon doigt ; on emplit le pot au ^ de terre préparée, fraîche, non trop mouillée, on la presse lêgercincnt^ on y dépose la bulbe, sans la presser, et l'on recouvre à un doigt du bord ; puis on arrose jusqu'à ce que Teau sorte par le fond du pot.

Il est bon de mettre un peu de sable à l'entour de la bulbe pour empêcher qu'elle se gâte.

Toutes les bulbes se conservent d'une année à l'autre, excepté les jacinthes qui dégénèrent vite. Lorsque la fleur est passée, on garde encore le pot une couple de semaines, en arrosant peu, pourjaisser mûrir la bulbe ; puis on la met dans la cave ou un hangar jusqu'à l'automne suivant, alors qu'on renouvelle la terre. On divise la mise en pots en deux

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OU trois, pour avoir une succession de fleurs* Octobre et novembre sont les mois indiqués.

Ces plantes coûtent peu cher ; on les achète par colleC' tion; pour$i,oo on en a assez pour faire un bon essai. N'achetez pas aux États-Unis, Toutes ces buibes viennent de la Hollande. Les Américains paient les droits de douane ; vous les paierez de nouveau, sans compter Tennui d'aller à la douane.

Il y en aune grande variété* Lesjacinthes^les narcisses, les tulipes» le^ freesiâs^ les oxalis, les alliums, les brodias, ixîas, iris^ etc. etc, A Montréal, adressez-vous à Alex. Dupuy, place Jacques-Cartier ; Ewing & Co, rue McGill ; Evans, rue McGiH j à Toronto, Steele, Briggs & Co ; à Québec, Verret.

Ne cherchez pas à obtenir double récolte. Toute plante n*a qu'une saison de travail, il lui faut une saison de repos.

On plante aussi en pleine terrfr, Tautomnc, les bulbes de Hollande, dans un terrain à peu prës semblable à celui indiqué ; on recouvre bien de fumier, paille, branches de sapin^ etc. Le terrain doit être bien égoutté ; l'eau stagnante serait fatale. Et vous aurez au printemps un parterre délicieux. Quand la fleur est passée, laissez mûrir ta bulbe ; vous pourrez alors planter à côté toutes les plantes annuelleSfgéraniums,etc., et vous aurez des fleurs tout Tété. Il faut les lever tous les deux ou trots ans, les séparer, engraisser le terrain, et recommencer.

C'est un plaisir qui se renouvelle chaque année; et, les bulbes se multipliant, vous en passerez à vos amîs qui ne craignent pas un peu de travail et de soin pour jouir du plus beau spectacle que ta nature puisse présenter ; sans compter que les fleurs sont odorantes, et d'un parfum délicat.

Les catalogues, qu*il suffit de demander, nous indiquent les bulbes de jardin qui réussissent aussi dans la maison, et celles qui, venant du Cap de Bonne-Espérance

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