‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 8 sur 122 · MEL0ID7E · texte numérisé non relu

MEL0ID7E

Macrobafiis unicolor, Kirby, Epicauta ferruginea, Saj.

" trichrus, PalL

RHYNCHITIDJ^.

Ehynchites seneus, Boh.

CUECULIONIDJE

Sitones flavescens, Marsh.

" tibialis, Hbst.

Lepyrus geminatus, Say.

Listronotus squamiger.

OECEKSEMKJîT DU MOXDE AXTMAL &

MacTopa vittir^t^Hîs, Kirby.

Mylobiu.'î piîtis, Hbst, Ooiytoraus bravicoUis, Lee,

*' Mannerhturnii, Oenn.

AiithoTionius si^n'iLus, Say.

*' sycoj^hanta, Walsh,

EUeschua bipuiif^tatus, Liiin, Tychiua ti*otus, Tjec.

Oœlïo^lea aceph^il u>t, Say.

tJuntorhynchu.^ au^Mibttufï, Leo,

Hïilauinus obtiiauB, Bluiichp

Gustave Chagîïon,

Recensement du monde animal (i)

(De la Revue scientifique, reproduit par lo Rtcueil de Mé- 4eclne vétérinaire de Paris.)

Les collaborateurs du Zoological Record ont dressé, il y a peu de temps, un tableau indiquant approximativement le nombre des espèces animales vivantes. Voici les chiffres qu'ils ont obtenus :

Mammifères 2,500

Reptiles et Batraciens.... 4,400

Tuniciers ^ 900

Brachiopodes 150

Crustacés 20,000

Myriapodes i. 3,000

Echiijodermes 3,000

Cœlentérés 2,000

Protozoaires ^ 6,100

Qiseaux ....."-12,500

Poissons f 12,000

Mollusques \ 50,000

Bryozoaires 1,800

Arachnides 10,000

Insectes 280,000

Veimes 6,150

Spongiaires 1,500

Total 366,000

U)— Nona devons & Tobligeaace du Dr J.-À. Couture la commuuicnttoA ««t iatéres^nt tableacu

PROMLNADt; AU FOND DE L'OCEAN

D'aboH, avant tlu de^scenilre au fond de la mer, il faut i*tiabill*^r chaude ment : car il y fait froid. La tuiiipprature y est celle du freeziTitj point, et même elle est parfois encorci plus Ltujse,

Ensuite, îl faut se " blinder " golidement Car, à cause de la uiaasie dts eaux supérieures, la pression est énorme au fond de la nn^r î c'est-à-dire que la pression augmente d'une tonne par pouce carre pour cliaqu? miUier de brasses que l'on descend. A 2500 brasses, la pression 1 emporte déjà de trente fois sur la force de la vapeur d'une locomotive attelée à un train de cliumin de fer C'est jolîment fort !

Les poissons qui vivent dans une pression aussi consid^ïrable, sont faits exprès pour cela. Voiîà tout ! C*','at au point que si l'un de ces monstres marins se trouve, par accident de chasie, à sortir de la zcïne pour laquelle ii est constitué, si vessie natatoire se gonfle déniesurémeui : et le pauvre animal ne peut pluî* redescendre. Bien plus, il monte de plus en plus, malgré lui, c est-à-dire qu'il tombe en haid, et ne tarde pas à pérîr violemment longtemps avant d'arriver à la surfaea de la mer.

Il n'y a pas besoin d'emporter de lunettes à verres fu* niés : car, là-btks, il n'est plus question de la lumière du sulci L Inutile aussi de se munir d*tin fanaK C'nst parfaitement éclairé par la phosphorescence de maints animaux, qui nagent Jauâ CCS profonjeui'îi comme des vaisseaux ao m ptu eu songent illuminés.

Voilà, en abrégé ce que ïa science nous apprend du foml dti la mer ; et sans doute elle n'en sait p>ks encore grand *choae,

Mail cela suffit pour nous fairs voir qut le Dieu Tont- Fuissant a «u parfaitement organiser son œuvre dans tou^ Ica détails* On s -en doutait bien !

SUR l/ÉTUDE DES St'IE.VCES NATIJRELr.Eë 29

SUR L'ETUDE DES SCIENCES NATURELLES(f)

Les sciences nature 11 us, on le a?ût. ii ont été njoutées an programme «i^a éUules, tint proruius qna clériuiilen, (jii'ri ua * date relativemeitt retient'-, D^^pnisU Rt^naissance et presque jusqu'à nos jours, ou n'eiitenrlaib guère par éducation libérale qu'une "éducation classiquo", c'est-à-dire l'étude de l'histoire, de la littérature et de ia lancrue des Grecs et dos Romains. Déjà les sciences avaient poursuivi depuis plus d'un siècle leur marche triomphale, qu'on les regardait encore comuie nue spécialité (2). La France fut la première à leur faire une piace dans le programme ordinaire de ses écoles et de ses collèges, L'Allemagne suivit; après elle, l'Angleterre. Les habiles plaidoiries de Huxley, tendant à faire admettre la science dans le courant moderne, sont encore dans toutes les mémoires. Inutile de dire avec quel succès Huxley et les siens ont gagné ïeur cause devant le public. Chacun sait quelle autorité granilissante ont pris leurs réclamations d'abord timides, et quelle influence sur l'éducation des jeunes. Dans quelle metiure la victoire leurrestera-t-elle? Il ne nous appartient pas de le dire ici. Aujourd'hui la transformation s'est accomplie partout; partout une place a été faite aux sciences dans l'éducation nos savants la veulent même toujours plus grande. Chaque pouc« de terrain est chaudement disputé, et les différents compronns sur lesquels s'est fait jusqu'ici l'accord resseuiblent bien plus à une trêve armée qu'à une paix définitive. Ce qui est sûr, c'est que les sciences ne reculeront pa^, et que K'ur part déormais ne saurait être diminuée; il est presque cer-

(1) —NoQi sommes heureux de trouver enfin de l'espace pour reproduire, ce nioisci ec les suivants, une remarquable étude qui fut publiée en anj^^lais, il y a quelque temps, dans r^m^rtcan EccU^ianVê-il A>vt<;tr. et, traduite en français, dans V Emeignement chrétien de Paris. Ce mémoire intitulé Clerical Stndte» a pour auteur M. Hogan, le Sulpicien qui fonda 1« grand Séminaire dn Boston.

RÉB.

(2)«— Voir l'intéressant livre de l'abbé Sicabd : les Etudes i-latsiqneft avaui

30 I^E XATmULISTE CANADIEN

tnîn qu'elle B^élarg-îra encore. Dej^ lea seicmceft naturelles al*' sorbeut, a' notre éptxiue, une pi lia granrlu part de Tac ti vite intellectuelle que tuiib^B les autres branches Ju savoir Vaiinaiti iniaes ensemble. Et il n'y a là ri eu de aurprenarit, puîatju'elle» révèlent chaque jour à rhouiine Je nouveaux résultats, lui tlonnant plus de puissance sur les forct^s de la nature, et éveillant en hii tant d'espérances qu'il nVÛt mé en rêver. Aussi ne p<>iirra-t-on désormais hn bannir de V éducation, pas plus que de la vie. Cette considération est pour nous décisive. Aussi ]on<^temps que les i^ciences naturelles feront partie d*uue éducation libérale, eliew auront leur place marquée dans toute éducation préparant au suc(?rdoce*

Au reste, il nVst pas à souhaiter qu'il ^n soit ftotrenicnt. Les sciences nVuissent-elles pas encore obtenu dans Tédueation la place quelles revendiquent, qu*il serait de notre de- Toir de la leur donnor. Quelque opinion que Ton professe Mur la valeur de la culture scientifique comparée h la cultunï littéraire eomtne moyen de pjynin astique înteHectuellej oo ne peut méconnaître f|ne les seiencea n'aient un gracid rôle à jouer dans la fnrniiitTon fjénérale de Tesprit. Les mathématiqnt:s apportent en premier lieu à une jeune întellitreuce la notion de vérités logiquement déduite» et enchaînées, ti donnetit, à tous leurs ^legrés, une impression de certitude, un sentiment de force intellectuelle que Ton ne retrouve dans aucun autre genre i.ie connaissances ; mais c'est ensuite le privilè^ incontestable des î?ei(ïucea naturelles d'élargir et de furtiiier Tesprit. Elles éveillent tour à tour et aiguivsent chacun des sens ; elles développent la puisj»anee de lattention ; elles guérissent l'esprit du vague et de la peu près ; elle» l'habituent à observer de près, à comparer les obje*^s, à reïiiarquer leurs ressemblances et leurs différences, à classifier.

à géiîêra!i»nr, à conclure prudeuiment, et, autant que passible, à vérifier tout résultat

-T. Hon AS, P t 'pI re t le Sa in(- N al pi ce.

Dans la Presse

Nous remercions de tout cœur nos confrères Le PrO' yrès da Saguenay, le Trifiavien, la Sentinelle, VEnseûjne' ment jirimdire et Ylndépendciat (Fall River, Mass.), qui ont bien voulu signaler, et cela en termes trop bienveillants, le commencement de notre 24e année ; et la Minerve, la Vérité, le Spectateur, le Trifiavien et le Courrier de Charlevoix qui ont l'obligeance de publier le sommaire do nos livraisons.

— Le Citoyen, organe défi oavrier», est un beau ^rand journal quotidien publié à St-Roeh de Québec (331, rue St- Joseph) ; prix d'abonnement, .S3.00 par ann'^e. Le Directeur du Naturaliste a trop de raisons personnelles de s'intérusser à Saint-Soch de Québec, poui ne pas souhaiter les meilleurs succès à l'ortrane de cette importante partie de Québec

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— Manie* t Seed Catalogue (Wm Henry Manie, 1711 Filbert Street, Philadelphia, Pa., U. S.) 96 pagfs,

— Spring Catalogue of Sceds^ Bulbs and Plants (John Lewis Child?:;, Seedsman, Floral Park, Queens Co,, N. \ ., U, S.} 144 pages.

s? LE NATUIULISTE CAXADIEX

Ces trois Cntaloguea île ïiriaîue.'=ï de fleurs et de l^gunies^ et de plawtta d'ornement, sont dt- vrvitabîes bïjoiix i coiiveiiure en throuiolitho^ra^jbie, iiinombriljle;? ill nf^trat ions en couieuTa et en noir. En outri>, dirt^ctioim i^iir la culture de toutes ces plantes,

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JOS.'EU. ,SAVAUD

Agent pour Chicoutimi et Lac Saint- Jean

CHICOUTIMI

Kataralîste Oanadîea

VOI^ XXIV (VOL. ly de: la deuxième îjebie) No 3

Chicoutiinip Mars 1897

Directeur-Fropriétaire : l'albé VrA. HtJAED

Le MarinjTouIn et ses ennemis

Jô le connais, celui-là ! C'est un compagnon d'enfance. II fut un temps. où risie- Verte— ^qui compte le Fondateur di^ iVaéuraiis^ôparmijses curés — était noîi seulement le. chef-lieu du comt<î», naais semblait être, en outre, la 'maison onère de ces myriades de, petites. créatures du bon Dieu qui sappell»-.nt moustiques, cousins, marincrouins.

L'été, nous le passions en état de siè^re. Il n'y avait pas une fenêtre, pas une porte qui n'eût sa "moustiquaire", pas une inaii<on qui ne possédâ*^ sa casserole à feu «t sa boîte de colophane. Le jour, encore, tout allait bien. Mais le boir, qu^nd le soleil descendait dans le fleuve, au retour des vaches à la ferme, un nuage endi|i|3lé de moustiques s'abattait sur le Tillage, vivs^que en tête. Alors notre supplicp commençait. — Vite la casserole! — Il fallait y ftiire du feu, .eter la colophane.en poudre sur les tisons, et recouvrir le tout d'une hérite dont ris|e-Verte est aussi riche que fière, Vherbe Saint- Jean, : '

De chaque véranda ou de chaque perron ^'échappaient des colonnes, de fumée blanche- qui tenait le gros de, l'ennemi en respect et donnait nu villacje un air de camp de bivouac.

Mais les choses ont bie!i changé depuis. Le drainage des terres avoisînant le Heuvo a détruit pour jamais tous le.»* "noviciats de ces «liptèros ném :>cêrês et paralysé leur multiplication.

.S—Mara 1897,

34 LE NATURALISTE CAKADIEK

Cosmopolite? avant tout^ b'accHmJitant au soleil de toutes les latituJfe.4, a'aehartmnt à toutes les peaux sana distinetion lie couleui% le moustique est devenu un familier pour riioiiilue.

On a beaucoup parlé Je lui. Parmi ce»jx qui ont pria la parole k son sujet, viennent en premier lieu lew vie tinier du moustique, ceux à qui ses familiarités, î^ea monsurca, ont arraché des cris de colère ou de douleur, toujours suivis d'un désir de ven|(eance. Pour ceux-là, Ift moustique est un petit malfaiteur, un liourreau de T humanité, un parasite insolent et cruel qu'un adroit revers do main, le surprenant à sati^sfaire ses eaucruinaires appétits, doit faire rentrer dans le néant

Mais une autre partie du genre humain a parlé du moustique : c*eHt le corps scientifique, c'est le naturaliste qui aim« la nature dans toute sa variété. Le chétif in*?ecte échappé clés mains de ses nombreux pei^écutcurs, a été recueilli avec égard et pl^icé sous les yeux àmerveilléa du savant (îrossi encore par lea verres d'optique, il s'est laissé analyser, diajséqner, classifier. Et comme toute autre créature da bon Dieu, il est un clief-d*œuvre qui pn^^îame dans sa sphère les merveilles du Naturaliste suprêmt.

Le moustique se rencontre aoua tous les réf^imes de gouvernement : républicain aux Etats-Unis, royaliste en Europe, lilir« aux poles, esclave sous Téquateur. Il forme tout de même une curieuse famille. Voim allez voir î Chez les cousins, c'est le sexe faible qui devient le sexe fort Le mâle en effet est inofTcnsif aux iK'tes et aux gens, il vit du nectar dey flcurSj et vous le reconnaîtress à ses antennes plumeuses.

Cest la femelle qui guerroyé et porte l'épée, c'est elle i^ui nous incommode. On a dit à son sujet que sa terrible pîission pour le &aiig iiest pas naturelle, mais une habitude acquise,

150 espèces de la famille des Culicidea nous sont connues, toutes ayant le commun instinct de piquer, avec des nuan- •es de raffinement et dliabileté. La femelle, aux antennes

LE MARINOOUIN ET SES EN'NEMIS 55

poilues, est munie d'un suçoir cornt'. garni île deux palpes articulées et velues et do cinq îù-uilbu^ les plus fi.is. las mieux ■iffiléa Aidéï du cîJrt instnitiu-rits. elle tire lo «anjî de "sea victime. -ivec un. dej:térité à rendre j-doux maints chirurgiens. C» ipùm en voit n'est <iuc l'etui de=. pièces Èi percer la pciUi pour snc.-r le sunp. Letui cylindnquo terminé par un petit bouton, e.t fendu dans toute w lon-ueur de mauiL-re ù pouvnir couvrir : il reiift-nno un faisceau de ci.K| aiguillouH. Kn eufonrant ces ai-adlons dans la chair l'étui se courbe, d'abord eu aru. puis se plie en deux, la moitié inférieure étant alors appliquée contre sa moitié supérieure.

La propagation dn moustique, son développement est en raison directe des conditions plus oil moins favorables dans lesquelles il se trouve. Quelle est do.ic la condition hyjr.éni- <,ue favorable à la propagation de ce cher être 1 demanderezvous. honorable lecteur. Votre question n-i laisse pas de m'embiirasser. mais m'appuyant sur les observations deja faites et toutes écrik'% je dirai qu'il est évident que, man- <,uant d'eau, ces insectes ne saui^vieut exister -l'eau étant leur atmosphère.

Toutefois, cVst sous les tropiques que l'on trouve les plus grandes espèces. Ça n'empèclie pas d'autres espèces moins frileuses d'habiter les pays des neiges et des gla- <;e8 éternelles. Aussi loin que l'homme a pu pénétrer ^ ers le pAle des hordes de r.^ousti.pies aventuriers l'y avaient de-

vancp.

Et si quelques-uns d'entre eu.K affectionnent les regions basses, les vallées, il en est d'autres qui atteignent le sommet des montagnes. Ils ont expl-ré les glaciers de la Suisse, et, dans les Adiroudacks, ou le.-^ a rencontrés à 2000 pieds audessus du niveau de la mer.

. La femelle du moustique déi-ose ses ceufs dans une mare d'eau acrcrlutinés entre eu.K par une substance qu'elle sécrète et fixésVit à une feuille soit k un débris flottant. 3.50 œufs environ sont déposés eu mê;,K- ton.ps et disposés de telle sor-

;i6 tE NATDLULlSrrE CANADIEN

te que ni le vent, ni la'plùîe, ni la neîga ou la. rjUce oe nui* sent à leur développement

Voici une expérience que chafjue 'amateur peut faire en été. Tenez un baquet rtinipli d'eau dan<ï uu janlin ; au bout de quelque.^ semaitiea on verra de petite?* larves noires qui V i en n e El t respire r à la su r face . EU e» sont m u n i es d e ' tnan J i * t>ule8 hérîiiâéès et frLinj^ées, destinée» à \ëB soutenir dan^ Teaii la tête eii bas; ' ' ■ ■ » ^

Trois semaines à peu près elles demeurent ainsi, venant tie temps' a autre respirer à la surface ; et pour cela, elles dirigent un peu au-desàbs de Teati l'ouverture d'un tu ^au* nui jmrt du det-niér' anneau; mais la plus grande paitie de c« temps, gWqu le passent ad fond de Veau, à se nourrir ilé matières mortes et de nombreux microbes qui peuplent les eaux iitagnantes, se reildatit ainsi utiles k ^T homme en détruisant les germes de' fièvres. Gentil maringôuin, que ne restes -tu ioutft ta' courte Vie cette petite larve noîre, passant ton exis* tence àu'fond de nos étangs, dans cet humWe mais bienfaisant travail ? Tu mériterais une colonne. • . '^ i ^

Mais voici bientôt venu le temps où la petite larve rejetant son enveloppe devient «chrysalide. Son corps s*est développé, deux larges pédales qu'elle déployé à volonté lui permettent de voyager dans Teau, et Ton peut voir la chrysalide rtotter à la' surface pour aspirer l'air pur par deux cornets en oreilles d'âiiê placés à ses extréraitéi» ; puis quand l'eau est agitée, l'arriéré-train se déroule et la nymphe se laisse aller à vau-reau.' Dans cet état, Tinsecte ne' prend d'autre nourriture que l'air ' qu'il * respire. La transformation finale arrive bientôt. En gonflant sa tête il oblige la peau de se fendre entre ses deux appareils respiratoires ; cette fente s'âllongt^ Pihsecte sort la' tête, puis les ' rugosités de' sa ' dépouille lui donnent de l'appui. Il ressemble alors à un mât de bateau ;cet instant est critique : si l'eau entrait dans la coque, il serait noyé, mais ses pattes se dégagent, il peut s'appuyer sur l'eifia fiiire sécher éqs ailes' enfin prendre son essor tandis que perdant l'équilibre le bateau coule à fond.

UNE JOUKNÉE À UlMOUSKl 37

' ^^ lelle eat riiiatoîpe du niou^HIque, commencée ab oi^'o, jusqu'à sa parfaite fonnatioiL "

Labbé Emile-B. Gauvueau

UNE JOURNEE A RIHOUSKI

(Cobtioaéde la page25) ■ Je i-cmarquai; dans une pièce de prairie marécageuse, <leux plantes intéressantes qui ont été introduites d'Europe en Cana-la et qu'oh rencontre inaintenànt eh maints eVidroits le long du Saint-Laurent, depuis Québec jusqu'à l'Atlantiçiue ; ce sont la cocriste ( Rliinanthm Crista-gaUi) et la jolie petite èasse-lunettes (Euphrasia officinalis). Tout à côté de la Pointe du. Père, dans un petit marais à 8pKiïgne.r j« fus charme par une trouvaille intéressaiite, la variété Vlalaobiana de (a pédîculaire des marai-j (Ped'twlarië paluatria), que je n aval» encore jamais vue vivante. Les bj^ites avaiebt probablement été broutées quelque temps auparavant par le bétail ; mais plusieurs grandes fleurs se dressaient en bouquets un pouce ou' deux au-dessus de la mousse. Alentour croiii^ saient .les'saules 'nains, le'pimeiit royal (MyHca gale) et le the un Ç&n&da, ( Sjnrcea saltci/olia). "

Arrivé au rivage, je recueillis nombre de 'nou\ ekux tré^ sors Tout près 'du phare une gratide t6aSe d'Artemisik iitelleruina, plante certainement échappée de quelque jardin végète vigoureusement. ' Maintes espèces de plantes ' étaient distinctement caractéristiques des bords de la mer : ' le glau.v maritime, la roquette de mer ^CakiU amèricaria) à feuilles charnues et succuleiites. et en grand nombre, l'épineuse soudé {Salsola kdh), intéressante en raison de son étroite affinité avec la mauvaise herbe si redoutée 'de l'Ouest, connue mainte^ ûant ROUS le nom dé " charbon de Umsie' "(SaUblakàti, v&r' Fragiui). Tout près se trouvaient de granis espaces couverts

3S I.K XA'I'UHALISTE t'AXADlEX

.I'iria .lo Hunki.'!' ut (VarfjentitieB {I'oUudilU anRerjna). Cà et lii se r.iiMaiL'iit r.'iiwiniuor par leur bean feiiilUg» olnuqiia ties touffes do meitetusie mavitime, et tout te long du rivnL'e,jtisto«u-..lessus<]u .uveal de la uwreo haute, étaient ,l.sm,i.s«if. Ju précieux élymo a.*s.sal>les(ii%m-« aremtriM) LNiuni.uie qu- a été tita employée pour lier les sables a« bard dd la iiKii-, <!.>. lacs ct de«nvières. L'arroche liastée {Atnpl&r /„i»fata) ét.lait W3s braTiches «i.rle sable, et parmi le. rocher. luimi.leH Ll'eîui salée eroÎHsnient la salicorne herbacée, lepJant.iin maritime, la sperfjnlaire s.dine et une forme dmnuut.ve de séfcaird v.rte ; à une phiH grande distance du bord de leau ia Ra<rlne moueuse iSaflimt noihsa) garnissait le» crevasse» dos i^hers, ai»8i qu'une antre espèce dont jeus b«iueonp de plnisir k trouver d'cscellents spécimens p..rt:int fleurs et fruit., la potentille de l'uuiisylvanie- D'tvprès ce que t„e dit M, le professeur Maeoun.la forme qui se rencontre ici est le vrai type de Vespèc., tan.lls que !a forme des " prairies de l'Ouest ordi.,airemeut uin.i appelée est la variété stngo^^a de FurHh. Le eéraiste ded champs {Vermlium arveme) était conmmn le long des sentiers au bord de la mer près do leuibranehement du cheniin de fer Intercolouial qui aVwutit an villMife Je trouvai nu.yi un tussez grand nombre de plantes ,1 une délicate petite espèee de Légumiueusc. la vescc velue {Vicia hiniuta.)

J<. cherchai en vain le beau sénc<;on fau -arnica iSmr.ciu Pseudo arnica), qne M. Amhé Bûdy. de Québec, avait recueil- U ici l'été d.rnicr. Il y a sans doute un g.an-l nombre d autres |.t.n,t.s intéressante. <,ne je n'ai pu. Ml décc^uvrir dans ,„a vi.it. précii)itée. Ajufjer par ce ,iue jai vn <le la localité, J.. sui« per.ua.lé qu'elle -erait m. elmn.p des ph» te.tUes puùr les rL^ehurches d'un botaniste.

En parcourant la liste de. 17 espèces que jy ai recueillies e„ nu.lqnes heures de temps, J* remarque que 74 sont des csl.m's qu'on trouve en Kuropo aua.i bien qu'en Canada, ou Lien qui ont éié introduit.. d'Europe «^" <^'-^'""''b ^ en outr^ qii. CO .sur les 77 ont été nommées par le grand Linnee.

UNE .TOURNIh:K i lUMarSKl »>!ï

Les trois espècns esnentiel lament nmtH'icaiîies sont le*? wiiiv mites : la roquette âe nier, la putentillo tk Ptiiinsylvatuc] l^ l'iris de Hooker

Lis'e (le plant^^ rceueillios entre Riiiiojski et la Poiûte-au-Pèi'f, P. II.

(9 OCTOBRE IS'.itJ) AU BOUD Dl'lS CIIKMIX.S

Chelidoiiîinn maju?*, L, Siîeue inllata, S m.

Mal va crispa, L.

" rotiindifolia, L,

Medicago lupulimi, L Tnfoliuitï prate II se, L,

" repeiis, L.

** hyLridiim, L.

Vicia hirauta, Kacb.

Carnm carui, L.

Clchoï'iuni iiUybiiLi L»

Tauacetutu vuîgare, L.

Etîhiiioflpermum Lapp u la, Lehm.

Chenopodium botrys, L.

Polygonum aviculare, L.

Agrostis canina, jL Poa annua, L.

AU BOED DE LA MER Cakile americana, Nutt.

Cerastium arvense, L.

Spergularia Salina, Presl.

(Buda marina, Dumort.) Sagina nodosa, E. Meyer.

Potentilla Pennsylvanica, L. Glaux maritima, L.

Mertensia maritima, Don.

Euphrasia officinalis, L.

Pîaiitagô major, L, ■ " * ^ i ^^ . ^ ' v >

" nmritinia, L, AtriyOex jiatïilft.L, var. hastata,Gray, Salfconîitt lierLact'a, L.

Sjiltoîa kiili, L. ' , *' Tris Hofiktrij Penney, Klyïiiua atfîi^aï'itïa, L, Ftstuca pviiiïi, L.

I ,, . DANS LES CHAMPS CDl/ilVÉS

Fu maria offi^^inalifei, L. * , V r!

Ça} sella Eiirsa^pastoris^ Mœnch.

iîrassica ojuiiyiestris, L.

" Hinapistniin, Bdss.

Erysimnin chi^iraiillioides, U Thlïiajii arvt*iise, L, Silène hoctiflora, L/ StelJaitamtdia, Siu* Jlrôdnuu ciciibirium, T/Her.

Viiîiu tativa, L; Slitrardia arvenfiis, L/ * Aiithemia cotula, L, ErigoroD canadensis, L, SenecJo vuli*ai'i3j L".

Dùiicimb aîveiiâis^ L.

'* bleràcens, L

'*' às^per, Yill, Aoagaliia arveiiaia, L, Lvcopai*^ arvoiisis, L.

G it l \*o jj .s i s Te t rah i t, L, Ch(' un podium albiuiL L ^'ûlygonuiii convolvulus, L.

, ** Pei sicaria, L.

Éuj.hdibia Helin^oopia, L.

Sfiaiia Vil i ils, L,

, . . , . DAXS LKS PrîAÎUIE?

EjiTMinculns acrîs, L. \ ! - '^ ' .*^

Acbillea inillefoliiiui, L

Ch y a ni henni m Leuca;nlheiinnu, L.

Ehiimulhits Ciista^galli, L,

Ktniiex acet^iitslla, L,

Phleiim piatense, L,

COURS d'extomolOgie populaire 41

AgTosti:? vulgirÎH, With.

ï*oa pratGiisis, L-

DA>rS [JvS JAliDIÏ^S SapaDana Vaccaria, h.

î^perg-ila arvenjM, L.

Portulaca olei'HRGii, L, ^Iftlva sylvi'stris, L.

Mv^Hlottra ftiht, Larn,

offidnilis, \V[lia, Agro|ijruïii rtipena, L

DAXSUXE SAVANE Pedicularis palustria, L.

var. Wla-î.soviana, Bu age.

Myrica Gale, L.

Spiraea salicifolia, L.

James Fletcher.

COURS D'ENTOMOLOGIE POPULAIRE

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