Avril
IFPlDOPTtRES DE LA VILLE ET DES ENVIRONS DE SBERBROOKE
[Contitiaê do la page 142]
GEOMETRINA
Fam. GeometkiD/E
Sous-Fam. ENNOMINJE
letracia crocallata, Gn. — Sherbrooke, mai et juin 1894.
Metanema inatomaria, Gn. — Sherbrooke, juin 1894.
Ennoino8 magnarins, Gn. — Shf»rbrooke, 1892.
Azelina huhneratay Gn. — Sherbrooke, juin 1891
Endropia obtasariay Hbn. — Sherbrooke, juin 1894 ; * Montjoie", juin 1894.
Endropia armataria, H.-S. — Shei^brooke, juin 1894.
Therina fervidariay Hbn. — Sherbrooke,inai et juin|1894.
Angerona crocatoria, Fabr. — Sherbrooke, juillet 1892 et juin 1894 : "Montjoie," juin 1894.
Ptagodia phlogosaria, Gn. — Sherbrooke, mai 1894.
Sous-Fam. Geometrinjï:
' NemoriaTgratata, Pack. — Sherbrooke, mai 1894.
Sous-Fam. Acidalin^e
Callizzia amorata, Pack. — Sherbrooke, juin 1894.
Sous-Fam. Caberin^
Corycia vestaliata, Gn. — Sherbrooke, mai et juin 1894. Goryda semiclarata, Walk.— Sherbrooke, mai et juin
Seraiothisa granitata, Gn. — Sherbrooke, juin 1894.
Lozogravima detersata, Gn. — Sherbrooke, mai 1894 ; "Montjoie ," juin 1894.
Lozogramma defiuata, Walk. — Sherbrooke, mai 1894. Hœmatopis grataria, Fabr.— "Montjoie," juin 1894.
Sous-Fara. Boarmin^e
Boarmia larvaria, G n.— Sherbrooke, juin 1894. Eubyia cognataria, Gn. — Sherbrooke, juillet 1892. Hybernia tUiarca, Harr.-- Sherbrooke, septembre 1892 et 16 octobre 1894.
Operophtera briiceata, Hulsh. — Sherbrooke, 25 octobre
Sous-Fam. Larentin^e
Heterophleps triguttata, H.-S. — Shoi-brooke, juin 1894.
Baptria albovittata, Gn. — "Montjoie," juin 1894.
Lobophora atrolitarata, Walk. — Sherbrooke, avril 1894.
Lobophora raonianata, Pack. — Sherbrooke, juin 1894.
Triphosa dubitata, Linn. — '*Montjoie," août 1894.
Petrophora prunata, L., var. nubilitata, Pack. — Sherbrooke.
Petrophora diversilineata, Hbn. — Sherbrooke, septembre 1894.
Petrophora albolineata, Pack. — Sherbrooke, juin 1894.
Petrophora fierdliata, Gn. (probablement.) — "Montjoie,' juin 1894.
Petrophora trancata, Hbn. — "Montjoie, août 1894.
Rheumaptera ru/icillata, Gn. — Sherbrooke, mai, juin et août 1894.
Rheumaptera inter mediata, Gn. — Sherbrooke, mai 1894 ; "Montjoie," août 1894.
Rheamaptera laciistrata, Gn. — Sherbrooke, août et septembre 1894.
Rheumaptera unangulata^ Haw. — Sherbrooke, mai et juin 1894.
Ochyria ferrugata, Linn. — Sherbrooke, mai 1894.
Ochyria deaignata, Hbn. — Sherbrooke, mai et septembre
Hydriomene trijoêciata, Bork. — Sherbrooke, juin 1894. Hydriomene aordidata, Fabr., var. — Sherbrooke, juin
Plemyria fiuviata, • Hba.— Sherbrooke, juin 1894 ; "Montjoie/' août 1894.
(A suivre)
Uabbé P.-A. Begin,
CURIOSITES VEGETALES
Que de fois ne nçus a-t-on pas dit et répété les moeurs curieuses, étranges, étonnantes de certains animaux encore peu ou point connus du gros public ? Que de fois Timagination fertile de chroniqueurs fantaisistes ne nous a-t-elle pas présenté — "fabriqué" serait plus juste en maints égards — de stupéfiants animaux, à la fois oiseaux et bêtes, munis de cornes invraisemblables ou de becs épatants, n'ayant quasi point d'ailes et pourtant toujours prêts à s'envoler ; créatures hybrides, joignant aux écailles du poisson le duvet de jeunes habitants de l'air, etc., etc.?
Je ne finirais jamais, si je voulais énumérer. toutes les curiosités animales, vraies ou fausses,que nous ont servies depuis maintes années des plumes à la fois scientifiques et fantaisistes ! Et pour quitter ce domaine, d*où l'intérêt s'éloigne un peu, que ne faisons-nous une petite excursion dans le^ monde des végétaux ? Il n*est pas que des curiosités animales, il en est de végétales également et ce ne sont pas moins les cur rieuses !
Je ne parlerai que pour mémoire de cette capricieuse *' sensitive," dont la sensibilité est devenue proverbiale et n* est surpassée que par celle des femmes en général, et des hommes nerveux en particulier ; je ne m'arrêterai pas davan-
tagô à cet étrange " gobe-mouches," le facétieux ensevelisseur des pauvres, insectes, aussi malheureux quo les pauvres catholiques du Manitoba, étiuffés sons l'inique loi Martin- Greenway ; je ne m'attarderai pas même devant le lotus à la fleur bleue d'azur et le néauphir odor^n^ qui pressi^ntQut la tempête. et s'abritent contre elle en plongeant sous les eaux ; je laisserai encore de côté ces innombrables fleurettes qu', fermées au lever du soleil, s'épariouisseqt à midi et contem-, ^ pleat, larges ou vorte?v,r astre radieux à son déclin ; et je m'arrêterai aujourd'hui à vous dire^ quelques merveilles, quelques curiosités chez des. plantes encore peu cop nues.
Les fleursdumières ! Aux flincs des mont 3 de la Crète, se mirant dans les flots ble is de la Méditerranée, en pleine sauvagerie, une plante étale .ses larges bouquets blancs, rosCvS etrouges. Lorsque, dans la nuit, sois un ciel d'un bleu sombre, une circonstance fortuite, una clarté soudaine vient la frapper, il s allume au-dessus délie une huile volatile qu'elle produit.elle-même et qui brûle avec une flamme bleuâtre. Un féerique Jncoudie enveloppe l'étrange *' dittanie/\. d un superbe vêteiaent de* vapeur azurée, lui met comme une auréole de lumineux azur 1 C!est la fleuron mière '
Dans les forêts de la Guyane anglaise, au bord des marais fangeux où règne le caïman, pousse un arbre étonnant que les indigènes appellent " hya-hya " et qui leur sert de vache à lait. Sa moelle et son écorce contiennent d'abondantes quantités de sève ; comme pour notre érable, on fait à i'hyahyadelégères incisions à la surface et le précieux liquide ruisselle aussitôt. Cette sève, c'est du lait, qu'elle rappelle par son goûfe et sou* onctuosité.
Cet étrange végétal a un concurrent au Vénézuéhi. Là il. s appelle '* tubayba" et donne un lait gras, parfumé et nourrissant qu'on recueille en pratiqu^-iit, dans récorce de 1 arbre uae, légère iiic^sion.
Un cousin de ç^es deux " ^i^i^res " se^rencioi^trt; au Sénégal. Le commandant Galliéni nous parle du **karité" qu'il a jtÇQUvé siir les ri vçs. du Niger.. Cet arbre, qui ressemble au
chêne, porte des fruits à chair blanche et compacte que les indi gènes font sécher au four ; puis ils les décortiquent, les écrasent et les pilent: il en résulte une farine pâteuse qu'on met dans l'eau froide. Il en sort une matière blanche qui monte à la surface de Teau et que les nègres battent et pressent, puis mangent comme du beurre ! S'il faut un lièvre pour faire un civet, il devient évident qu'on peut faire du beurre sans avoir de vache ! Un petit chêne karité et. . . .ça y est ! I
Vous parlerai-je encore de cette fleur-caméléon qui croît à Téhuantépec, à l'ombre des goyaviers et qui,blanche au matin, rouge au niidi,est bleue au soir ? Cette fleur tricolore a de plus un parfum délicieux qu'elle ne donne qu'à midi. Vous citerai-je aussi la plante "gymnotf " dont les décharges électriques sont fort incommodes et qui se défend ainsi des souillures de nombreux insectes acharnéi» sur sa corolle ? Ou encore ....
Mais mes curiosités végétales .prennent trop de place déjà, et j'entends arriver notre sympathique directeur... Plus tard, nous reprendrons nos courses à travers le monde végétal, où plus d'une curiosité nous attend et nous garde ample matière peur plus d'une page encore du Naturaliste canadien.
Henri Tielemans (^)