LE NORD=OUEST DE LA VALLEE DU LAC 5AINT-JEAN
f C •uthia:i de la rn e TOj
Le lac Nékouban, à une journée riu nord-ouest de ChamouchouMu, (3ot l.i deri.ière nappe d'e.ui romarquable sur les confins de cette pii'tis^ (.a territoire sao^aenayen. Les hauteurs que Ton aperr;()it à o i c^xtrérnité nord dépendent de la baie d'Hudson ; vlla'. f©nh( ut les rivaoes du ^rand lac Obutiagarav, qui se decîiMi're de ce côté.
A la sortie de Nékouban, un peu à l'ouest, débouche tranquillement la l'Ivic -e Scat-.ie, vouant du su 1 -ouest. Près du delta qu'elle forint à soii eudvjuchure, se voyaient encore, il y a quelques arrnc.y;, les t'oiidations d'un autre vieux poste du roi, bâti en IGoG .,.:r M. Peltiei', mentioinié plus haut ; mais la végé^^tion, y ay:int pris vior içur après le feu de 70, dérobe à la vue depuis longtemps tous vestiges de l'ancien défriché.
A un deini-milie au-doo^u^•; -'u delta, un autre cours d'eau, ven^uit de i'o lesi,, r..-io:nt :.x, 8'jat'U.', égonttant le dernier f'oin 'le noire vrJléc, de c-j e^te-là. Il s'enchevêtre, pour ainsi dire, avec les sources ('e;: tribut- .. ia fleuve Nattaway : tels que Washwaif -, Mékisk.iu (riin^i n-jiutnés par les indiènes), tous c( ' vit an ?!or l-ouest, (la.ns une vaste plaine, boisée des meii! ;ui.cs eso>^=ce< «le iiah fjrèts ^-aojucnayônnes, formée d'un. SO! e- touc \, irnil lu nôtre et émaillée de grands et petits lacs dont n.-o e.iivx vont rejoindre le Nattaway, pour
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s'écouler de là, au fond de la baie James, dans la baie d'Hudson.
La rivière Scatsie égoutte un paya plat, cSpxerti de jeune bois repoussé depuis le feu (les trois quarts de la vallée d'Ashuapmouchouan y avaient passé le 19 mai 1870.) Ses rivages, légèrement ombragés de taillis et de foin sauvage, sont formés de riches alluvions, accumulées là depuis des âges. Il y a quelques petits rapides dur le parcours des dix milles qui séparent Nékouban du grand lac Scatsie, Les rivages de ce i
dernier bassin mesurent bien soixante et quinze milles d'étendue ; les baifes profondes et les nombreuses îles qu'il renferme, encadrées au sud-est de hauteurs, aux formes variées, qui s'exhaussent petit à petit dans le lointain, en font le tableau le plu» charmant que nous ayons contemplé dans cette région.
Vingt-cinq milles plus au sud, vous atteignez le faîte des hauteurs ; le Saint-Maurice ccule au Saint-Laurent, la Gatineau à Ottawa, Mékiskan à la baie James,* et Scatsie au lac Saint-Jean. Toute cette suite de lacs et de rivières, depuis le Saint-Maurice jusqu'au lac Mistassini, formait le grand chemin de canot suivi par les traiteurs et les sauvages qui vivaient et trafiquaient jadis dans cette région; on y arrivait de tous les points cardinaux — attiré par la facilité de transport qu'offraient ces cours d'eau, ces lacs, et la proximité des Fostes,les seuls qui avaient droit de faire la traite dans ee " Domaine du Roi."
La hauteur des terres ne dépasse guère 1000 pieds audessus de la mer à la source d'Ashuapmouchouan — c'esji l'un des deux plus bas sommets qui se rencontrent dans tout le contour du bassin du lac Saint- Jean — tout au plus 100 pieds au-dessus de l'ancienne décharge du lac Saint- Jean, " cette porte ouverte vers le Saint-Maurice," sur la rive ouest de Ouiatchouanish, que nous avons déjà décrite.
Ce dernier aperçu tend à nous convaincre davantage que notre thèse contre l'érosion vers l'est, pour la formation du Saguenay, est assise plus solidement que jamais ;