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FORMES ET CLASSIFICATION MORPHOLOGIQUE DES MICROBES

Quelles que soient la multiplicité et la variabilité de formes sous lesquelles se présentent les microorojaiiisraes, ils peuveut toujours être ramenés à trois types extrêmes, le type rond, le type droit, le type spirale.

Les microbes sont donc divisés en trois groupes :

lo les microbes à forme aiTO idie ; 2o les microbes à forme allongé»^ ; oo les, microbes à forme spiralée,

lo Microbes à forme ar7'(m die. Le contour de ces microbes est généralement rond ; quehjuefois cependant il est • ovale. Ils portent le nom de Coccus. Les plus petits sont appelés Micrococcus ; ceux qui sont un'peu plus gros, Macrococcus.

Les micrococcus portent différents nouas suivant leur mode de groupement.

S'ib sont rangés sans ordre, on leur donne simpleiaerit le nom de Micrococcus.

S'ils sont réunis deux par deux, on les appelle Dlplococeus.

S'ils sont réunis quatre par quatre, on les appelle Tetragenus.

S'ils sont réunis huit par. huit, on les appelle Sarcine.

La réunion iriégulière de plusieurs micrococcus est connue sous le nom de Zooglées. Si celles-ci sont entourées d'une membrane d'enveloppe, elles prennent le nom d'Ascocoç- ; eus.

Si les micrococcus sont placés les uns au bout des autres, formant un chapelet,on lus désigtie sous le noai de Streptococcus. Le chapelet est ordinairement sinueux, plus ou moins long, quelquefqis si long qu'il donne lieu à des enchevêtrements inextricable?.

UNE EXCURSION DANS LES HAUTES-ALPES loi

Qaaîid les micrococcus sont groupés les uns près des autres, de manière à simuler une grappe de raisin dont chaque grain serait représenté par un micrococcus, on les nomme Staphylococcus.

2o Microbes à forme allongée. Les microbes allongés prennent la forme d'un bâton droit lor^^qu'ils sont courts, d'un bâton sinueux lorsqu'ils sont longs. Les premiers portent le nom debacilles, les seconds celui deleptothrix.Gô dernier est ondulé ; il décrit des courbes capricieuses d'une régularité vraiment géométrique. Dans quelques cas ils sont si longs, que, en se repliant un grand nombre de fois sur euxmêmes, ils forment des amas considérables rappelant les éche-. veaux de fil de Bretagne.

Les bacilles dont l'extrémité est fourchue sont appelés Cladotrûc. •

Les bacilles nettement rectilignes sont appelés droits. Ceux qui sont renflés à leur partie centrale sont en fiisecfjU. D'autres sont en baguette de tavibour (renflés à une de leurs extrémités) ; d'autres sont en battant de cloche (poire allongée) ; d'autres présentent dans leur milieu un point qui* ne se colore pas, tandis que les extrémités du bacille se co-, lorent fortement ; ceux-là s'appellent bacilles à espace clair, / So Microbes à forme spiralée. Ces microbes prennent la forme d'un arc de cercle ou d'une spire ; on les appelles bacilles-virgules, Konfine-bacilles, spirilles.

(A suivre)

DM EXCCRSION DANS LES HAllTES-ALPES

[Continué de la page 121]

Uriages, Août.

Moc cher abbé.

Avant-hier, à peine remis de mes fatigues de la veille, je

152 LE ^ATURAUSTE CANADIEN

me suis renda à Allevard, qui n'est éloigné que d'une quanintaine de kilomètres d'Uriages. Je pris àQières la voie ferrée qui conduit de Grenoble à Montmelian et je la suivis jusqu'à la station de Goncelin, d'où une excellente route conduit à AUevard, distant de dix à onze kilomètres. De Goncelin, la route s'élève par des lacets nombi*eux et rapides au-dessus «le la vallée de l'Isère, sur laquelle elle oifre de superbes point» de vue, ainsi que sur les montagnes des Bfiuges, de la Chartreuse, de la Dent du Chat, du Grand Colombier, etc. . Elle s'engage ensuite à travers des pentes boisées, et bientôt se déroule la venloyante vallée d'AUevard, celle des Alpes dauphinoises qui ressemble le plus aux vallées les plus célèbres de la Suisse. Le climat de cette vallée est très sal ubre ; l'hiver ny est pas plus précoce qu'à Grenoble et à Chambéry, et les brouillards y sont presque inconnus, La vigne, le chanvre, le maïs croîs.^ent dans toute la vallée ; et, dans los jardins, les figuiers et les grenadiers résistent aux gelées.

C'étaient moins ses eaux que ses mines qui m'amenaient à Allevard ; aussi est-ce de leur côté que je me rlirigeai à mon arrivée. Le minerai <le fer s'exploite sur les montagnes voisines de S>Aint- Pierre d'AUevard et de Pinsot, sur les flancs de la Taillot, dont les filons les plus importants appartiennent aux établissements du Creuzot ; il produit, pour la fabrication de^ aciers fins, des fers sans rivaux dont la qualité exceptionnelle était déjà célébrée par César. Le haut fourneau d'AUevard est situé à près d'un kilomètre du bourgf, sur la rive gauche du Bréda, dans /étroite gorge du Bout-du- Monde.

Les environs d'AUevard sont célèbres par leurs richesses métallurgiques. On y trouve, indépendamment de toutes les variétés du fer carbonate, les fers oligistes, micacés, hydratés, sulfurés, etc. Ou peut y recueillir aussi du cuivre gris, du plomb sulfuré ; enfin des carrières de plâtre y sont exploitées sur le flanc de la montagne, à cinquante mètres au-dessus du Bréda et du Haut-Fourneau. Allevard possède aussi une fabrique de poterie assez importante.

" Mais ce qui intérease surtout la plupart des voyageurs,

" c'est Teau sulfureuse d'AlIevard, unique en hydrologie par " les gaz qu'elle eontient,acide su If hydrique, a-cide carbonique " et azote. ^ Employées en boisson, en bains, en douches d'eau " et de vapeur, et en inhalation, ces eaux sont principalement *' indiquées pour les maladies des voies respiratoires, mais on " les utilise aussi avec succès contre l'hypertrophie desamyg- " dales, les affections scrofuleuses des os, les fistules, les ca- *' iiarrhes vésicaux, etc.

*• L'établissement thermal, très confortablement installé, " possède, en dehors de nombreux cabinets de bains, sept sal- " les d'inhalation froide, et diverses salles d'inhalation tiè ie " et chaude, etc., etc. L'eau sulfureuse, dont la source est ap- " pelée dans le pays l'Eau-Noire, a 16o 7 de température ; sa " parfaite limpidité, quand elle est reçue dans le verre, dispa- " raît rapidement, et l'eau devient laiteuse sous l'influence de " la déperdition de son acide carbonique libre. La présence de " ce gaz donne aux eaux d'Allevard un avantage très marqué " sur les eaux Bonnas, en les rendant plus agréables à boire et " plus faciles à digérer. " (Extrait du Guide).

Pressé par le temps, je ne visitai que les points les plus rapprochés de la ville : la promenade du Bout-du-Monde, au nord, la Tour-du-Treuil, monument bien conservé du IXe ou du Xe siècle, les ruines du château de la Bastie sur les bords d'un ravin pittoresque ; enfin, au sud, la Châtaigneraie du coteau de Moutouvrard, qui présente de merveilleux points de vue.

Je suis revenu très enchanté de ma course, mais contrarié d'avoir été obligé de la faire si rapidement ; un jour n'est pas suffisant pour voir tant de lieux et de choses intéressante?!. J'aurais bien désiré surtout faire l'ascension du Brame Farine qui ne demande que deux heures de marche ; de son sommet, élevé de 1231 mètres, on embrasse un immense panorama.

Mon excursion à AUevard est la dernière que je ferai dans les environs d'Uriage, cette année. Je compte partir demain pour Briaiiçon et de là revenir en Touraine par le mont Genè-

21 —Octobre 1896.

ve et le mont Cenis ; je vous écrirai dès ma rentrée à Luynes.

Lnynes, Août Mon chi'T abbé,

Je 9uis arrivé ici depuis une dizaine de jo'irs ; après une longne'absence, on a mille choses à faire, bien des personnes à voir : aus?i j'ai eu peu de temps de libre depuis mon retour- Sans c^la je vous aurais parlé plus tôt de mes derniers jours de voyaj^e qui ont été aussi heureux que possible.

C'e$t le 6 août, à huit heures et demie du matin, que je me mis en route. Je suivis d'abord la voie ferrée d'Uriage à Vizille, puis je pris là celle de Vizille au Bourg-d'Oîsans. Noi.s passons d'abord au Péage, oii be trouve une très importante fabrique de soieries, que j'ai visitée à l'un de mes précédents voyages. La route s'enfonce dans les montagnes. Des deux côtés de la route, bordée de peupliers et d'acacias, sont des dérivations de la Romanche. Puis de longues allées de platanes précèdent le hameau de Falcon, situé au pied des montagnes dans une petite plaine boisée. Ici la Komanche, resserrée par des rochers plantés de quelques vigues,^^éborde souvent. Nous arrivons à la Sichilienne, boiirg situé sur une terrasse verdoyante ; son château est flanqué de deux tours massives. Il existe dans les environs de la Sichilienne des gisements d'anthracite, des filons de ]>lomb sulfuré, de cuivre pyriteux» de cuivre gris argentifère et de zinc sulfuré ; ces derniers sont pour ainsi dire inépuisables et l'exploitation en serait peu coûte u.se.

Quittant la Sichilienne ]-ar une allée d'acacias, le chemin de fer pénètre dans la gorge de Livet, si souvent ravagée par la Romanche, puis passe sur la rive gauche au beau pont en pierre de Gavet. La vallée est plate et triste. Aux Clavaux la route est bordée de noyers, de châtaigniers et di platanes, et dominée à droite par de grands bois. Rionpérioux (qir*,avocle Gavet et Livet, ne forme qu'une commune de moins de mille habitants), est caché au fond d'une gorge, entre des rochers escarpés, à l'issue du ruisseau du même nom. Le haut fourneau

de Eioiipéi'ioux a été remplacé par uae belle papeterie. La route, c<>urant entre des roches noires éboulées, lais-je à droite le hameau des G lots et à gauche le joli pont de fer de Louant, pour traverser un passage étroit d'où elle descend au hameau des Robert à Livet, viUage placé sur les deax rives de la Romanche à la base delà montagne du Grind Galbert (2565 mètres d'altitude). La gorge très froide, remplie de neige en hiver, devient plus étroite et plus sauvage, et la route s'élevant au-dessus du torrent gravit la côte assez raide de Tlnfernet, à deux kilomètres en amo it de Livet. Deux ravins ouverts, l'un à droite sur les flancs de rinfernet, l'autre à gauche descendant de la petite Voudène, débouchent dans la Romanche en face l'un de l'autre. C'est des hauteurs de Voudène qu'au Xlle siècle partit un immense éboulement de terre, de roches, d'arbres, qui vinC combler le fond de la gorge, déjà obstruée par les charrois du torrent de l'Infernet, descendus des sommets opposés, et y forma en quelque? instants un colossal barrage qui fit refluer les eaux de la Romanche dans sa plaine du Bourg-d'Oisans, rapidement transformée en un lac désigné sous le nom de Saint-Laurent. Cette masse d'eau rompit la digue en 1219 et dévasta tout sur son passage, jusqu'à la plaine de Grenoble.

En 1868 de nouveaux éboulements tombés de Voudène ont refoulé au sud le lit de la Romanche, qui alors envahit la route. Depuis cette époque on suit l'ancienne route de Rochetaillée; elle franchit la Romanche sur un large pont et court entre des éboulements et le nouveau lit de la rivière. Au-dessus de Rochetaillée ont été reconnus plusieurs filons métallifères renfermant de la galène, du cuivre gris et des traces d'argent. De petites sources minérales, employées surtout par les malades de la classe pauvre, qui s'en administrent les eaux au hasard, jaillissent à une petite élévation au-dessus de la plaine, entre Rochetaillée et la Laute.

Après avoir dépassé la cascade du Baton et le pont de Liveton, on croise l'ancienne route au hameau des Sables, Au

sud-est s'dleud la vallée de la .Eoniatiche entourée de hautes raontagnes et, au milieu de laquelle apparaît le Bourg-d'Oisans à l'extréiuité d'une longue route droite borlée de peupliers d'Italie. Il y a 32 kilom. de Vizille au Bourg -d'Oisaus.

Le Bourg-d'Oisans est situé à 729 mètres d'altitude, au milieu de la belle plaine cultivée à laquelle il donne son nom. C'est là que s'arrête le chemin de fer.

Nous déjeunons un peu à la hâte, après nous être procuré, non sans peine, une place pour la Grave.Le nombre des voyageurs ayant beaucoup augmenté depuis l'installation du chemin de fer, qui a eu lieu il y a deux mois à peine, le nombre des voitures n'est pas toujours suffisant pour les contenir.

Le Bourg-d'Oisans est le point de départ d'un grand nombre d't xcuçsions intéressantes.

(A suivre) E.' GxVSNAULT.

FAUNE COLEOPTEROLOQÏQUE AU riANÏTOBA

JLa distribution géographique devenant des plus importantes en Entomologie, j'ai cru qu'il serait du goût des lecteurs du Naturaliste de pouvoir se faire une idée, au moins superficielle, des formes générales de la faune coléoptérologique de Winnipeg.

Durant mes quelques mois de recherches, il m'a été facile de constater que la variété n'est pas ici aussi grande que dans Ontario ou Québec ; et d'ailleurs, on n'y voit pas toute cette variété de végétation, etc., c'est-à-dire ces conditioas si favorables au développement de la vie qui existent avec tant d'éclat dans l'Est.

La liste qui va suivre est donc le fruit de mes chasses faites durant la saison de 1895. Elle compte environ 300 espèces. Il m'en reste une soixantaine non classées ; à plus tard pour celles ci.

FAL>NE COlfe )PTÉROLOGIQUE AU MANITOBA 157

CICINDELID-^

Ciciiidela purpurea, Oliv, ** repauda, Dej,

CAEA.BID^

Carabus Macander, Fisch.

" tœdatus, Fab.

** seiTatus, Say,

Calosoraa frigidum. Kirby

" calidum, Fab, Ela])hru8 ripfirius, Linn.

Notiophilus Hardyi, Putz.

Bembidium inœquale, Say.

^' nitidum, Kirby. " bifossulatura, Lee, *' scopulinum, Kirby.

" varie^atura, Say.

" quadiimaculatum, Linn, " luciduin, Lee.

Tachys incurvus, Say.

Patrobus longieornis, Say, Pterosliehus corvus, Lee.

♦* caudicalis, Say.

" orinomum. Leach.

« Luczotii, Dej.

" patrnelis, Dej.

" feraoralis, Kirby.

** Incublandus, Say,

Amara carinata, Lee.

" ancrnstata. Say.

*' erratica, Sturm.

" interstitialis Dej.

" musculns, Say.

" aurata, Dej.

" septentrionalis, Lee, Dicselus sculptilis, Say.

Badister pulchellns, Lee.

Diplochila laticollis, Lee.

Gus. Chagnok.

(A suivre)

158 LE NATUIULISTE CANADIEN

PUBLICATIONS REÇUES

— Annuaire statiitique du Canada pour 1895.

— CommisBÎon de Qêohffie du Canada, Rapport annuel. Vol, VI. 1892-93. m: —FaU',Catahf^ie of Bnlbs that bloom, for 1896. John Lewis Childs, Floral Park, N. Y.~64 pages bicD remplies, illastrées à profasion. Quand on aime les fleurs, il f.4at une énergie pea commune pour résister au désir que Ton aurait, à la lecture de tant d^habiles réclames, d'envoyer des commandes colossales à la maison Childs.

— Hoffmann's Catholic Directory. August Number. Hoffmann Bros. Co., Editors, Milwaukee, Wis. C'est le deuxième supplément de cette utile publication, qui ne coûte que 50 cts par an.

— Proceeding» of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia. Part II. April- August, 1896.

— Anales del Museo nacional de Montevideo, V. Montevideo, Uruguay.

— Ville de Québec. Génie municipal. Statistiques. Québec, 1896. — Publication intéressante, où l'on est fort surpris de trouver une tiradn, indif^nedu catholique Québec,contre les exemptions de taxes accordées aux institutions religieuses. Il est vrai que, par le fait de ces privilèges, le citoyen voit le montant de ses taxes élev^ de quelques centins chaque anuéo. Mais, d*autre part, on s'obstine à oublier que, si les budgets municipaux avaient à pourvoir euxmêmes ^ tous les olBoes remplis à si peu de frais par ces lustitutions, les taxes payées par chacun seraient notablement augmentées. — Et puis, Pi l'Hôtel-Dieu de Québec, par exemple, était un hôpital buutenu par la ViUe de Québec, ne b< rait-il pas également exempté des taxes municipales ?

— Le Code catholique on Commentaire du catéchisme des provinces ecdésiasti' ques de Québec, Montréal et Ottawa, par l'abbé D. Gosselin, Directeur de la Semaine religieuse de Québec. MoQtréal, 1896. Quatrième mÂlle,

Plusieurs voix autorisées ont fait les plus grands éloges de ce volu : e, lors de sou apparition, l'année dernières Nous venons nous-même de faire un ext* men très sérieux de cet ouvrage, et nous estimons qu'où ne l'a pas loué plus qu'il ne fallait. — Sous couleur de commenter le catéchisme maintenant en usage, M. Gosselin a fait un résumé excellent de toute la doctrine catholique : théologie dogmatique et morale, droit canon, h'stoire ecclésiastique, rubriques, pratiiues de piété, etc. Il y a, d tus ces 700 pages petit format, un abrogé de bibliothèque religieuse, qui aevrait se trouver dans toutes les familles, et intéresserait toujouis ceux qui Je consulteraient. Car il faut savoir que, s'il y a une chose fort répandue dans la soeicté même catholique, c'est l'ignorance en matière religieuse. Aussi ce volume, ftidispeusable désormais aux instituteurs et institutrices et à tous ceux qui enseignent le catéchisme, serait utile à tous le monde. Il ne manquerait pas non pJus d'intéresser vivement tous ses lecteurs^ rtdigé dans cette langue simple, claire et précise qui est, comme l'on sait, celle de notre confrère do la Semaine Yeligieuse.—Noiis nous réjouissons, sans en être surpris, de voir que le public a si .bien accueilli cette publication. Les *'4e mille '* sont rares sur la couverture des ouvrages canadiens ! Prix très modique : 55 ets franco, chez l'auteur, au Cap Santj (^Portneuf.)

— Nos félicitations et not bons souhaits à la Minerve qui, le mois dernier, commençait la 69e aimée de sa publication. C est Tun de nos rares journaux quotidiens qui peuvent être mis de confiance dans toutes les mains.

— Un noîiveau confrère, Le Protecteur du Saguenay, est venu prendre place dans la presse chicoutimienne. Tous les journaux, en recevant son premier numéro, ont remarqué sa forme irréprochable, et noun joignons à ce sujet nos félicitations à celles qui lui otit été adressées. Nous y ajoutons nos meilleurs souhaits.

— Our Monitor, revue mensuelle in-4o (50 cts par an. Lapeer, Mich.) C'est une gentille publication catholique, commencée en septembre dernier, qui n'a besoin que de continuer comme elle a débuté pour être agréable et utile à ses lecteurs.

— La Bibliothèque canadienne- française, recueil littéraire et artistique. (Mensuelle, 25 cts par année ; Boîte 6 B. P.,Faubourg Saint-Jean, Québac.) Encore u le belle petite revue à qui nous souhaitons c«>rdialement la bienvenue, et que nous désirons vivement voir réussir. C'est une œuvre, cette revue ; sa devise "Dieu — Famille — Patrie" le dit assez. Le nom de son fondateur et directeur, M. C.-J. Magnan, donne toutes les garanties désirables. Qu'elle ait donc tous les

succès '

— Il y a un confrère qui est en train de nous gâter ! C'est le Courrier de VOuest, de Chicago. Là règne Philippe Masson, un vrai journaliste catholique et l'une dos meilleures plumes canadiennes-françaises des Etats-Unis. Or, le 8 septembre dernier, cet écrivain s'est imaginé de faire un fort beau compte rendu de notre livraison du mois d'août. C'était déjà une attention peu commune ! Eh bien, le 29 septe i bre, l'aimable confrère est revenu à la charge ; il a cité l'opinion que Mgr Ireland a manifestée de la valeur du Naturaliste, et il en a profité, pour renchérir encore sur tout ce qu'il avait déjà dit de notre publication.

Merci, Courrier de VOaefit, de cette vive sympathie que vous témoignez pour notre œuvre I

— Le Pionnier, de Sherbrooke, est entré dans sa 31e année. Nos félicitations à ce journal, dont 1 allure reste constamment très sage.

— The Nidologist est depuis un mois dans sa quatrième année. Cette revue d'ornithologie est d'un genre très distingué. Typographie de luxe, gravures toujours artistiques. Pour un amateur de Tétude des oiseaux, s'abonner à cette revue est tout près d'être un de voir.( Publication mensuelle ; $1.00 par an ; publiée à Alameda, California, U. S.)

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