Décembre
186 LE NATUEALISTE CANADIEN
je portai à mon profc^sseiir 'le la vrille, qui voulut bien mç trier et nommer ceux qui méritaient d'ôtre Cv-nservés, tout particulièrement de beaux fragir.ents de protogyne.
A deux hi ures je quittai, non sans regrets, le Lautaret, qui offiedans ses environs tant d'i lieux intéressants à visiter ; puis il me fallut quitter mes nouveaux amis, qui, plus heureux que moi, pouvaient prolonger leur séjour pour compléter leurs études.
En quittant Thôtel, la route pénétrant dans la vallée supéiieure de la Guisane suit la rive gauche de cette rivière jusqu'à Biiançon. (Dans les environs, où la Guisane prend sa source, on trouve des gisements de cuivre pyriteux argentifère.) Puis elle pass-e daiis deux tunnels, l'un de 150 et l'autre de 400 mètres de longueur, construits vîn 1871 et en 1874, pour garantir les voyageurs contre les éboulements fréquents.
Nx)us passons au Lauzet, qui possède des carrières d'anthracite, de plombagine et une source minérale dite de la Fêehe, puis au hameau du Cosset, et no h arrivons au Morte tier-de-Briançon, petite ville située à 1493 mètres d'altitude, au pied de la montagne Sainte-Marguerite. Deux sources thermales jaillissent. Tune au nord de la ville, la Rotonde, Tautre au sud, la Font Chaude. Les eaux de la première âont utilisées en boisson, celles de la seconde en bains. Ces eaux sont classées parmi les sulfatées calcaires. Elles ont «les propriétés éminemment sédatives et calmantes. Elles sont bonnes aussi pour les embarras gastriques, et particulièrement recommandées pour les paralysies et les fractures. La température de ces eaux est de 40 à 50 degrés au point d*émergence, et de 38 à 40 dans les piscines. Le débit quotidien de la Font-Chaudé s'élève à 1500 hectolitres ; ses eaux sont aussi prises en baisson. Sur le territoire de la commune se trouvent aussi des sources thermales ferrugineuses inexploitées (27° centigrades) et des gisements de gypse.
À quelques kilomètres plus loin, on passe à Villeneuve, hameau dépendant de la Salle ; on y trouve des gisemencs d'anthracite, de cuivre pyriteux et ôj plombagine.
A Saint- Chaff rey, quatre kilomètres avant Briançon, se rencontrent également des gisements de gypse et d'anthracite. De ce dernier village, la route contourne la montagne et, dominant à une grande hauteur le cours de la Guisanne, décrit un détour sur la gauche poui rejoindre la route de Gap à Briançon, où nous arrivons vers six heures. Il y a vingt-six kilomètres du col de Lan tare t à Briançon,
Briançon, deriière laquelle se dresse la cime italienne du Chaberton, est placée sur un plateau qui domine le confluent de la Uurance et de la Guisanne à 1321 mètres d'altitude c'est la ville la plus élevée de TEurope. La température moyenne annuelle est à Briançon de 10' degrés centigrades. Eesserrée dans son enceinte fortifiée, la ville est percée de rues étroites, et pour la plupart tellement rapides que les voitures ne peuvent y circuler, et elle est traversée par une longue rue médiale au milieu de laquelle se précipite dans une grande rigole appelée Gcxrgouille un ruisseau abondant. Sur le frontispice de la porte est écrit :
. L815 Briançon, sans garnison, soutient un blocus. '
DE trois mois et CONSERVE LA PLACE.
Le PASSÉ RÉPOND DÉ L'AVENIR.
Digne devise de cette fière cité qu'un vieux dicton qualifie : "petite ville, grand renom, " et qui compte 6580 habitant dont 1475 résidant dans ses murs ; le surplus habite le faubourg Sainte-Catherine et les ehviroiis ; ce faubourg où est placée la gare du chemin de fer de Gap est situé sur les bords de la Durance à 1203 mètres d'altitude. Sainte- Catherine est le siège de diverses industries dont la plus importante, celle de la Schappe (peiguage des déchets de soie), occupe environ mille ouvriers. Une longue avenue bordée de peupliers s'élève rapidement vert la ville, enserrée dans une triple enceinte et dominée de tous côtés par de nombreux forts et ouvrages détachés,
E. Gasnault, (Lafin aiv prochainnuméro.)
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