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LE TRAITEMENT DE LA PHTISIE PAR LE GAIACOL

En février dernier, nous annoncions la découverte récente, faite à Paris, d'un " vaccin " pour la guérison de la phtisie. Peut-être s'agit-il de cette nouvelle méthode dans l'article suivant du Cosmos (16 mars 1895) :

" En attendant le moment où la sérothérapie sera applicable à la tuberculose comme à la diphtérie, les médications contre cette aff- ction se multiplient.

'* En outre de la suralimentation et de la cure d'air qui donnent les meilleurs résultats* c'est à la créosote que l'on a le plus souvent secours comme médicament. La créosote est formée pour près de 90 o/o de gaïacol, et plusieurs médecins tendent à substituer le gaïacol à la créosote administrée par les voies digestives ou par injections 8ous«c«itanées.

*' SL. Leianneur donne, dans \q Journal de médecine de Paris, le résultat de 'application de cette méthode. Voici quelques extraits de sou article :

' Notre formule au début du traitement est celle employée par M. le Dr -" Picot, de Bw>rdeauX).soit 5 centigrammes de gaïacol et 1 centigramme d'iodu- ** forme par centimètre cabe d'huile.

' 9-Avrlll895.

" " Nous commençons par injecter un centimètre cube tous lei deux jours, ** puis deux, puis trois, dt* deux en deux jonrs ^galom mt, en suivant, pourcstte '' graduation, le de^ré de sensibilité du malade au médicament, point très im- " portant pour les résultats à obtenir ; nous avons été rarement obligés de dé- " passer cette dose.les résultats obtenus étant très satisfaisanti." ''

M. Letanneur expose ensuite ces résultats obtenus, qui

sont en effet très satisfaisants ; puis il ajoute :

" '* Indiquons, en terminant, comment se comporte .d'une façon générale la " maladie lorsque l'on applique ce traitement.

" " Dès le début, le phéMomène invariable et que nous n'avonH jamais vu ** manquer, c'est le retour très seniible des forces et la diminution de la loux ; " vient ensuite la c^Msation des sueurs et la diminution des crachats ; le retour " de l'appétit se fait un peu plus tard, rartis arrive sans faute.

*' •' Ordinairon\ent, dès la cinquième ou sixième piqûre [ou injection], les *^ forces reviennent et ren<;raissement con>ni)nce pour se contmuer si le mala- *' de suit docilement le traitement jusqu'au retour à la tante." "

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