LE SEUL QUI RESTE I
Nous ne eotiDaissons plus qu^an seul exemplaire complet de la x>renrière série du NATUBit-LisTE canadien, qui soit à vendre ;.20 volumes brodiéa Prix :: $3&. S'adresser au Directeur du *' ^Naturaliste ".
VIENT DË^RArrRE :
I/'Apotrb df Saqcbnay, 3e éditiou, par Tabbé V.-A. Hua»d. Volume in^ 8o illustré, de grand luxe typographique, et qui fait l'éloge de l'Imp. If* Brousseau,de Québec. C'est la biographie de feu Mgr D. Bacine, premier évalue de Chicoutimi. Un beau portrait demi-teinte, deux vues de Chicontiu^i, en 185&et ibStô, et une vignette représentant la vieille chapelle des Jésuites an Poste de Chicoutimi. — liUi vente, au prix de 50 ct«,' chez l'auteur, au Séminaire de Chdcoivtimi y^ chez MM. Langlais & Fils, et Filt«au^ à Québec
Nos compliments au Spectateur, de Hull, qui vient d'^entrer d»ns sa septième année.
•^— Remis au prochain numéro, qui paraîtra dans quinze jours, une très intéressante chronique de M. Fletcher, de la. Ferme expérimentale d'Ottawa.
LE
VOL. XXII (yO^- n DE LA DEUXIEME SEEIE) No 6
Chicoutimi' Juin 1895
Eédaoteur-Prtipriétaire : l'abbé V.-A. HUÀBD
Le numéro suivant •^'juillet) du Naturaliste ne paraîtra probablement pas avant le milieu du mois d'août. Accusé du délit d'excès de travail et condamné de ce chef à deux ou trois mois de repoa complet, nous emploierons ce temps à parcourir la côte nord du Saint-Laurent, depuis Betsiamis jusqu'à Natashquan. Naturellement, nous nous proposons de faire ample connaissance avec la faune et la flore de cette partie du pays, et nous en dirons probablement queN que chose à nos lecteurs, un jour ou l'autre. — Nos correspondants voudront bien contiauer à nous adresser leurs lettres à CbicOutimi, d'où elles nous se* r>nt réexpédiées. Seulement, ce serait s'exposer à une déception certaine» quQ de s'attendre à recevoir la réponse par retour du courrier.
LE REVEIL DC PRINTEMPS A OmWA<'>
Nul moment dans toute Tannée n'est plus joyeux que les premiers jours du printemps, alors que tout ce qui a vie se ranime après son lon^ sommeil de l'hiver. Ceci est surtout vrai pour le naturaliste dont la clef d'or du savoir a ouvert les yeux, et qui peut ainsi reconnaître ses vieux amis à mesure qu'ils réapparaissent, — oiseaux revenant de leur long voyage au midi vers dts pays plus chauds, insectes sortant de leurs retraites d'hiver, fleurs prenant la place des frimas.
(1) Nous n'avons pas besoin de faire remarquer à nos lecteurs quelle bonne fortune c'est, pour le Natukalisïe, de compter M. Fletcher, Entomologiste ©t Botaniste de la Ferme expérimentale d'Ottawa, au nombre de ses collaborateurs. Félicitons seulement le savant écrivain d'avoir acquis une aussi parfaite connaissance de notre langue. Comme on le sait, M. Fletcher, lorsqu'il assiste à quelque coaveation agricole, dans noire I*rovince, tient à donner eii français ses intéressantes causeries scientifiques. —Bâd.
12— Juin 1895' ^
C'est avec un plaisir toujours aussi vif que l'ami de la nature cherche d'année en année à s'asçiurer de la datQ où arrivent )e^ difiérents oiseaux, et où bourgeons et boutons déploie;nt leurs trésors dé feuilles et de fleurs.
Cette année-ci,le printemps a été tardif, lent et irrégulier à venir ; il a paru l'être d'autant plus après le printemps remarquablement hâtif de, l'année dernière. Dans le courant de l'hiver nous avons observé peu de nos petits amis emplumés. En janvier on pouvait voir quelques Corneilles sur les taa de fumi<^r des fermes, ou volant le soir vers leurs asiles de nuit dans les bois épais ; et on apercevait à Toccasion par la ville un© Pie-grièche boréale, visiteur peu bienvenu parmi le», bandes de Moineaux d'Europe ; bon nombre de ces petit» emigrants batailleurs deviennent la proie de ses ongles acérés et de son bec cruel. Plus. tar4 se ^ont fait voir, des troupes de Jaseurs de Eiohème et de Qros-becs des pins se repaissant des baies rouges du Sorbier des oiseleur8,arbre planté eu beaucoup d'endroits pour or.nement.
Le premier emigrant à nous revenir est toujours l'Alouette des prairies (Pr^^irie horned lark, Otocoris alpestrisi praticola), qui cette année a fait sa première apparition le 6 mars : on pouvait la voir le long des routes, ou l'entendre répéter %a, courte chanson, poaiée sur quelque motte, de terre ou quelque espace de terrain dénudé de neige. Il y a toutefoii^ encore bien des jours? froids, bien des tempête? à éprouver avaptque ne se inontrent d'autres emigrants printaniers, et, en général, c'est seulement le 28 mar^ que le chant réjouissant du Rossignol du Ganadï^ nous annonce qvie le pri^te^lpsj ^st vraiment près d'arriver. Cette année-ci ce bienvenu petit ipesjsager n'a été observé que le 2 av^l, et en i^omme ïm* née a été plus irrégulière qu'aucune autre depuis quinze ans que je preqds note de mes observa()iop8.
Plus d'un oiseau n'a pas du tout été aperçu, et de toutes \&a^ espèces! il y a eu un nombre i:emarquablement faiblQ dUn* dividua. Ça été particulièrement le cas pour le Pinson k poitrine blanche et l'Oiseau bleu,ou Rouge-gorgq bleu,çomme
LE RÉVEIL DU PRirTEMPS A OTTAWA ST
ôn rappelle quelquefois : au lieu d'arriver comme d'ordinaire vers le.ler avril'le premier ne s'est fait entendre quavers latihd'a moi?,etle second le lOavril Seulement. Cette abseneedes oiseaux a été remarquée peix plusieurs, et le professeur Macoùn, natux'âlifite de la Commission géologique du Canada, a Supposé que la cause pouvait en être du tétnps froid plus au midi, qui aurait interrompu la migration vers le nord. J'indiquerai maintenant les dates de la première apparition à Ottawa,cet^ te année, de quelques-uns des oiseaux les mieux connus.
Le 1er avril, le seul oiseau qu'on pût trouver dans les bois était l'Alerte, petit visiteur d'hiver, la Mésange à tête noire, activement occupée â chercher sur les arbres des araignées ôt d'autres insectes printaniers. Le 3 avril se montrèrent les premiers Rouges -gôrgeé, puis, quelques joui-s plus tard, un petit nombre de plus ; màià ihaîntenànt encore ces oiseaux favoris de tous sont moins nombreux qUe d'ordinaire. L'Oîseau bleu volé en général en avril par troupes d'un poteau à l'autre devant le promeneur, le long déà routés éi cbémiûs, déployant ses chahhantes âileS bléiies et sa poitrine rouge tout en laissant échapper quelques notes de sôii (Jhant doux et étrange ; cette année 11 û. été remarcjûabreiiieût rare : je n'en aï v-u qu'un seul couple le 10 avril.
Le 4 du mois, nous arrivaient de dessus les touffes de joncs dans les maiàis, les notes désagréables de l'EtoumeaU aux ailes roiiges, et des troupes de Mainates pourpres, en passant en vol rapide dans les airs, faisaient entendre leur cri non moins discordant. En délicieux contraste avec ces sons, une mélodie ravissante s'échappait dans les bois du gosier de nom^ brèux représentants de l'Oiseau rouge, à mon avis, le roi des chantres ailés. Aucun autre de nos oiseaux sauvages du Canada ne s'apprivoise aussi facilement, ni n'est si heureux en réclusion, que ce charmant chanteur. La femelle peut chanter, mais c'est le mâle qui sait faire couler un flot modulé de mélodie continue. Le mâle a trois chants distincts : l'un est un cjri sauvage, inquiet, qu'il pousse quand il appelle sa compagne ou qu'il est surprié par une intrusion ; le second est un chant
heureux, joyeux, qu'il fait entendre deboufc, la tête élevée, posé sur le plus haut rameau d'un jeune sapin, près d'où sa compagne a construit son nid ; c'est perché au repos sur une branche parmi le feuillage, qu'il murmure son troisième chant, ruisselant, flûte, paisible, délicieusement doux, qui ne s'entend qu'à quelques verges au plus. Ce bel oiseau semble par un jour venteux avoir une çi^'édilection particulière à essayer par ses accents enchanteurs de l'emporter sur le vent qui sifHa autour de lui.
Le 5 avril, des troupes de Lizering et de Becs-croisés d'Amérique se firent voir dans un marais d'épinettes rouges. Le 12, la petite note plaintive du Chardonneret frappa mou oreille pour la première foi?, et le 15, par une brillante matinée ensoleillée, toute la campagne résonnait du chant joyeux' du Eossignol des guérets. A partir du 17, date moyenne habituelle du retour des Hirondelles,j'é^ûai soigneusement l'arrivée de ces oiseaux ; mais c'est le 20 seulement que je vis quelques Hirondelles bleues et deux ou trois Hirondelles à ventre blanc. Ces quelques-unes toutefois paraissent avoir disparu, et le mois s'est terminé sans que le grand corps d'armée de ces voyageurs soit encore arrivé.
Le 22 avril, les trois jolis Pinsons — le Pinson fauve, le Pinson à couronne blanche* et le Pinson des montagnes — se sont montrés en petit nombre, volant bas le long du pied des haies et faisant entendre leurs doux chants. L'Oiseau gris et le Pinson des savanes n'est paru que le 26, quinze jours plus tard que l'époque ordinaire. Le 27 avril, jour brillant et chaud, a ajouté à notre liste le Pe-wit, et dans les bois le court cri discordant du Nuthatch du Canada a été entendu pour la première fois. L'Ortolan du Canada, oiseau plutôt plus grand et à couleurs plutôt plus vives que l'Alouette des prairies, s'est fait voir en troupes nombreuses, et avec eux se trouvaient quelques spécimens du Bruant de Laponie. Dimanche, 28 avril, j'ai aperçu deux actifs Grimpereaux communs qui couraient en haut ua orme, examinant chaque crevasse à la recherche dés
" OUR IKSECT FRIENDS AND INSECT FOES '* 89
insectes ; et le dernier jour d'avril a été celui de l'arrivée du Pinson à poitrine blanche.
^Les notes sur les plantes qui ont fleuri se résument à queljnots. L'Aulne n'a développé ses chatons que le^l7 avril ; le 19, îe Tremble et le Coudrier {Oorylus rostrata) étaient en fleur; le ■20,la Plaine blanche ; le 27,1a Plaine fouge,rH3patiqile à trois lobes et le Sang-dragon; et le 28, le Bois de plomb a épanoui ses boutons noirs poilus et déployé* ses fleurs jaunes.
James Fletcher.
" OUR ŒT FRraS AND IN'SECT FilEr''
parie REV. THOMAS W. FYLES, F. L. S.
South Quebec
{Traduction)
[Continué de la page 44]
STEUCTURE DES INSECTES
L'insecte parfait est très distinctement partagé en trois parties : (A) la Tèle, . (B) le Thorax, et (C) F Abdomen.
(A) — A la TÊTE sont attachées les " cornes " ou antennes qui différent suivant les espèces. Elles sont :' en forme de massue ; ciliées, frangées de poils ; filiformes, ayant la même épaisseur dans toute leur longueur, comme un fil \ Jusiformes^ en forme de fuseau ; moniliformes, composées crarticles distincts ressemblant à des grains de collier ; pectinées, en forme de peigne ; ete. ,
On voit encore, fixés à la tête, les palpes (au nombre de deux, quatre ou six), les mandibules (pinces) et les maxillaires (mâchoires) des insectes qui mordent, et le proboscis ou la trompe de ceux qui se nourrissent par succion, Ce dernier or-
gane, dans tin certain nombre de LépiJaptètt?s, est très allonge, et, quand l'insecte ne s'en sert pas, il est enroulé comme tm ressort de montre et prot(^é par les palpes.
Il y a aussi, dans la tête, les yeux qui sont à facettes et immobiles. Ces facettes sont hexagonales, comme les eelltiled d'un rayon de miel. On en a compté 12,500 dans l'œil de la Libellule ; 4,000 dans l'çBil de la Mouche domestique, et 17,000 dans celui du Papillon. Chacune de ced facettes peut donner une image distincte ; mais comme toutes les images produites sont projetées ensemble sur un même centre nerveux, elles ne donnent qu'une ôeulc» perception de ce qui est dans le champ visuel. — Beaucoup d'espèces, en plus de ces grands yeux compbséîs qui éont ai apparenté, ont aû^si trois petits yeux, nommés ocelles, placés en triangle sur le sommet de la tcte.
(B) — Les pattes sont fixées au THORAT. Elles sont au nombre de -six, quoique, dans certaines espèces, la première paire ne seive pas pour îa marébe.
Les parties articulées des pittes sont les suivantes : la coxale tout près du corps, puis le troeJiantin, et ensuite, successivement, le fémur ou la cuisse, le tibia ou la jambe, et le tarse ou pied. Le tarse est diviàé en feiûq articles, dont le dernier se termine par deux crochets, sous lesquels se trouve un petit coussinet nommé pulvilltLs,
Le thorax porte encore les ailes qtii sont au nombre de deui ou de quatre et dont, comme nous l'avons vit, la structure et l'apparence varient considérablement. Chez quelqueà Lépidoptères, les quatre ailes sont dressées, dans le Vepos ; mais chez quelques-uns des " Sauteurs " (skippers), famille des ffesperiJce^les ailes antérieures seules prennent cette posîiïon. Dans un gi^ànd nombre des nocturneà (moths), los ailefe au repos semblent former comme un toit qui abritlB le côrpsi, et, dans C6 cas, l'es ailes postérîbureâ Çaecondaires) sont ordihairement recouvertes par les anténeures iprimaireÈ); et soU- Veut céô ailes de dessous ont des couleurs plus éclatantes qufe Ifeè autî^ea.
'* OITIl INSECT FRIENDS AND INSECT FOES " dl
Les ailes des ''barbeaux" (col(5optère5), dans la position de repos, sont proprem<*nt repliées sous les élytrea ou teguments de consistance cornée qui les recouvre ; et il est intéressanlb de voir par quel procédé méthodique un de ces insectes, en s'abattant sur une surface, arrange sej ailes. Le Staphylin, notamment, dont les élytres sont très petites, est obligi, pour installer dessous ses ailes membraneuses, do se livrer à des contorsions qui rappellent les efforts d'une petite enfant qui veut attacher sa robe par derrière.
Les Diptèresi, comme l'indique assez leur nom, ont seutement deux ailes. Les ailes postérieures, dans ces insectes, sont remplacées par deux appendices terminés par un petit bouton, que l'on nomme balanciers (haltères).
La reticulation des ailes,' c'est-à-dire la disposition des nervures sur leur surface, est de giande importance pour la détermination des genres et des espèces, chez beaucoup d'insectes.
(C) — L'abdomen, qui est ordinairement la partie la plus considérable de l'insecte, est pourvue quelquefois d'un aiguillon acéré qui joue le rôle d'arme défensive, et, d'autres fois, d'une tarière qui, comme le fait voir une observation attentive, se Ci»mpose d'un ovipositeur et de sa gaîne. Cette gaîne, chez un Ichneumon que l'on conserve dans une collection, s'ouvre dans sa longueur, et l'on croirait alors que l'un de ces insectes, desséch', a trois qtœues.
Les insectes lespirent par des ouvertures appelés stigmates, qui d'ordinaire sont aa nombre de 18 : neuf de chaque côté du corps. Le coçur est constitué pî^r une sorte de long tube ; le cerveau est disséminé dans des ganglions on centres nerveux, placés le Igng du dos. Et cela ejçplique précisément ce fait, qu'une portion du corps d'un in^qte, détachée du reste^ conserve sa vitalité et continue à remplir ses fonctions par* ticulières durant un si long espace de teu^ps.Le petit vilain qui avait coupé en deux une grosse guêpe, fut bien surpris d'en voir la tâte et la '' poitrine " s'entoiler sur lea pattes ; il apprit
aussi, à ses dépens, que Tabdomen n avâît pas perdu San pouvoir de piquer. Au dire de Carpentor,à la page 358 de son ou-: vrage intitulé'' Animal Physiology J'qn&nd la "Mante religieu-> se"est soumise au même traitement que la guêpe de ce mauvais garnement, son arrière-train continue à se balancer, de façon fort comique, sur ses quatre pattes et résiste fort bieii aux tentatives que l'on fait pour le renverser.
LEPIDOPTERES DE SHERBROOKE ET DD YÛISImî DE CET-TË VILLE
[Con*ini\é de la page 77]
HETEROCERA
Fara. SPHiNGiDiE
Sous-Fam. Macroglossinœ
Hemaris thysbe, Fabr., var. ruficaadis, Kirby, — " Mont-, joie", juin 1894.
Sous-Fam. Chœrocavipinœ
Amphion nessas, Cram. — Sherbrooke, mai et juin 1894. Deilephila gallli, Rott. — Sherbrooke, 1892.
Sous-Fam. Sphinginœ
Sphinx Kalmice, S. et A. — Sherbrooke, juillet 1894. Sphinx chersis, Hbn. — Sherbrooke juillet 1892. Sphinx canadensis, Bdv. — Sherbrooke, juillet 1892. Ceratomia aniyntor, Hbn. — Sherbrooke, 1893.
Ceratomia undvlosa, Walk. — -Sherbrooke, juillet 1892.
Fam. Agapjstid^
Alypia langtonii. Coup.—" Montjoie ", juin 1894. .
Fam. SYNTOMIDiE
Lycomorpha pholus. Dru. — " Montjoie ", 1894.
Fam. CxENUCHiDJa
Ctenucha virginica, Charp. — Sherbrooke, juillet 1892 et juin 1894 ; " Montjoie", juin et juillet 1894*
Fam. LiTHOSiiDiE
Euphanessa mendica, Walk. — Sherbrooke, juillet 1893 et juillet 1894 ; " Montjoie '\ juin 1894.
Fam. ArctiiDuE Sous- Fam. Arctiinœ
Eaprepia caia, Linn. — Sherbrooke, juillet et août 1894.
Euprepia caia, Linn., var. americana, Harr. — Sherbrooke, 1892.
Arctiaparthenice, Kirby. — Sherbrooke, juillet 1892.
Pyrrharctia isabellaj S. et A. — Sherbrooke, juillet 1892 ; '' Montjoie ", 1894.
Phragmatobia ruhricosa, Harr. — Sherbrooke, juillet
Spilosoma virginicay Fabr. — Sherbrooke, juillet 1892, mai et juin 1894.
Hyphantria cunea, Dru. — Sherbrooke, juin 1894.
Eahsidoia tessellata, S. et A. — Sherbrooke, juillet 1892.
Halisidota caryœ, Harr. — Sherbrooke, février 1895. * (1)
Halisidota maculata, Harr. — Sherbrooke, 5 décembre 1894. *
Fam. LiPARiDiE
Orgyia antiqua, Linn. — " Montjoie ", août 1894. Orgyia definita, Pack. — Sherbrooke, septembre 1894. Par orgyia clintonii, G. & E. — Sherbrooke, juin 1894.
Fam. LiMACODiD^
Heterogenea schurtle^i, Pack, var. cœsonia, Grt. — Sherbrooke, juin 1894.
[1] Une date affectée de ce signe * est celle de l'éclosion de la chrysalide provenant d'une chenille capturée dans le Cours de l'été ou de l'automne précédent et élevée dans une cage ad hoc,
13— Juin 1895
9f LE NATURALISTE CANADIEN-
troduire sons les pièces rncHalliques par des points de leurs bords où il n'y avait pas contact iinmcfdiat avec la couche gelatinise, et le résultat a été qu'au développement rien ou presque rien de distinct n'est apparu ; ceci, joint au fait que des images se sont produites sans production de lumière,nous semble prouver sûrement que c'est bien Taction chimique de l'électricité sur les sels d'argent qui a causé les efifets obtenus. Un autre fait qui confirme cet avancé, c'est qu'une étincelle de la machine électro-statique ayant plusieurs pouces de longueur n'a pas impressionné une plaque do ra|:»idité moyenne, tandis que toutes celles qui se ?ont produites directement sur la couche sensible ont éié vues sur le négatif, .tantôt droites, tantôt en zijjzagy selon la manière dont elles étaient apparues.
La machine électro-statique peut remplacer la bobine de toutes manières, bien qu'elle ns soit pas toujours auasi commode pour cette fin.
Avec celle-ci, un phénomène curieux est le suivant. Prenez une plaque ordinaire de vt-rre, appliquez dessus une pièce de monnaie; puis, au moyen de l'excitateur, faites partir sur cette pièce quelques fortes étincelles ; d'abord vous ne verrez rien, mais projetez l'haleine sur la plaque, et vous verrez apparaître l'image ; et il est évident qu'elle s'y sera imprimée, car vous aurez quelque peine à la faire disparaître.
Nous n'avons pas réussi à obtenir de résultats satisfaisants avec la dynamo. Il est vrai que la seule machine à notre disposition était très petite.
De tout ce qui précède, ne ressort-il pas clairement qu'on peut photographier dans l'obscurité aV)solue avec les ondes émises par une machine électrique ? On a peu travaillé jusqu'ici dans cette direction, et on n'en est encore qu'à la période des tâtonnements, mais il y a là un vaste champ à explorer, et il ne serait pas surprenant qu'on entendît bientôt parler de nouvelles découvertes et de nouvelles applications utiles de l'électricité, dues à ce procédé de photographie.
L'abbé E. Poirier.
PETITES NOTES
PETITES NOTES
— M, C.-E. Dionne, Conservateur au Musée de TUniversité Laval, possède une perdrix de montagnes (Bonasa itmbellus, Staph.) presque complètement blanche.
— On nous a consulté sur le projet de tenter l'éleva^re du Castor. Voilà une expérience que nous suivrons avec grand intérêt, si elle se réalise.
— Le Muséum d'histoire naturelle de Paris vient de recevoir en cadeau une collection d oiseaux, comprenant 25,000 spécimens, réunis par un M. Boucard. 11 n'y a pas besoin dé dire que la collection ornitlulogique du Jardin des Plantes, qui était déjà très considérable, l'emporberajdésormais sur celles de tous les musées de ^l'univers.
— Au Couvent des Sœurs de Saint'î-Crciix, à Saint-Laurent, près Montréal, on a réuni déjà près de 1200 spécimens de plant'3S diverses, tous nominéi et classitiis. Voilà im bal exemple !
—11 n'y a, dit-on, qu'un dixième des]plantes connues qui exhale une odeur,
— Les PUCES et poux du bétail.— Ces h5tes incommodes sont détruits si l'on frotte les animaux avec de Y huile de lin, à l'aide d'une brosse. Si ce moyen ne réussit pas entièrement, on donne auxjanimaux, tous les deux jours, une cuillerée de fleur de soufre (aux jeunes, une seule). "Ca moyen est infaillible. On peut aussi mélanger la fleur de soufre à rhuile de lin pour en frotter Tanimal. {Cosmos.)
Le Colonisateur canadien (50 cts par année : Boîte 2167 B. P., Montréal) a commencé sa neuvième année. Nos félicitations et bons souhaits à cet intéressant journal qui se dévoue à la grande cause de la colonisation.
dorsal étant aussi marginé de blanc aux côtés, les pattes avec une ligne noire en dedans des cuisses et des jambes.
Var. c? — N'ayant que Textrémité de Tabdomen noire, les pattes en partie noires, n'ayant de blanc qu'à l'extrémité des cuisses et au milieu des jambes en dehors. — Los Angeles (Coquillett.) (*)
FAM. IV. ICHNEUMONIDJS
Pezomachus niger, Pro v.. Al. p. 362. Var. Tout le thorax brun-roussâtre, la tête et les antennes brun-roussâtre plus ou moins foncé,
FAM. V. BRAGONIDM
Agathis tête-noire, Agathis nigriceps, n. sp.
Ç — Long. .25 pce. Eouge brun avec la tête noire. Tête polie, brillante, le rostre allongé, antennes noires, plus courtes que le corps. Thorax rouge avec une tache noire sur le métathorax, celui-ci rugueux avec une petite carène au sommet accompagnée d'un petit sillon de chaque côté,écailles alaires noires. Ailes fortement enfumées avec une tache hyaline vers la base du stigma, la 2e cubitale petite, en triangle pédicule. Pattes noires avec les cuisses postérieures rouges. Abdomen fort, poli, brillant, le segment basilaire canaliculé au milieu, le • 2e avec une pointe à sa base au milieu et une impression crénelée, semi- circulaire en avant de son milieu, la suture entre le 2e et le 3e droite et crénelée ; tarière aussi longue que l'abdomen et le thorax pris ensemble. — Los Angeles (Coquillett).
Espèce bien remarquable par ses cuisses postérieures rousses et l'impression semi-circulaire de son 2e segment abdominal. (*)
FAM. ODONTQMACHID^
Gen. Odontomache, Odontoniachus, Lund.
Tête grande, plus large en avant. Mandibules insérées contiguës Tune à l'autre, très longues, étroites, presque cylindriques, recourbées intérieurement à leur extrémité. Pro thorax arrondi et rétréci en cou en avant. Mésothorax plan en
(*) Type au Musée du Parlement, Québec,
PHOTOGRAPHIE 97
dessus ; méfcathorax subcylindrîque en avant. Pétiole avec une écaille à profil trianoriilaire vue de côté et portant une longue épine à son sommet. Abdomen fusiforme, pointu à Textrémité. Ailes avec 3 cellules cubitales et 2 discoïdales.
Insectes bien remarquables par la forme dejleurs mandibules.
Odontomache soyeux, Odontomachns sericeus, n. sp.
? — Lonçr. .48 pce. Noir ; la tête et le thoiax à reflots soyeux, Tabdomen poli, brillant ; les antennes avec les pattes d'un brun-roussâtre, Epistome petit, triangulaire, s'avançant entre les antennes ; un sillon part en dehors de l'insertion des antennes de chaque côté pour s'unir vers le milieu de la face à l'endroit où une petite pièce triangulaire ])orte les ocelles, et continuer ensuite jusqu'à Tocciput qu'il divise en deux lobes arrondis. Prothorax finement aciciilé transversalement ; mésothorax à dos uni, très finement soyeux ; métathorax aussi aciculé transversalement avec une protubérance lisse et brillante sur chaque angle postérieur. Ailes passablement enfumées, avec 3 cubitales et 2 discoïdales. I^es jambes à couleur plus claire que le reste des pattes. Pétiole à écaille surmontée d'une épine longue et aiguë, le reste de l'abdomen en ovale atténué en pointe à l'extrémité, noir avec poils épars blanchâtres.
Pris une ? de ce singulier genre à l'île de Trinidad, (*)
{A suivre)
PHOTOGRAPHIE