UNE APPLICATION DE L'ELECTRICITÊ A LA PHOTOGRAPHIE
Les expériences que nous avons pu faire jusqu'ici avec la bobine de Euhmkorff prouvent qu'il faut laisser agir le courant électrique pendant quelques secondes seulement, s'il est fort, et pendant plusieurs minutes, jusqu'à dix ou quinze, s'il €st faible.
Dans quelques cas des effluves lumineuses ont paru s'in-
(*) Type au Musée du Parlement, Québec.
Tortincidia testacea. Pack. — Sherbrooke, mai et juin 1894.
Fam. NoTODONTiD.^
Datana miiiistra, Dru. — Sherbrooke, juin 1894. Œde'niasia concinna, S. & A. — Sherbrooke, juin 1894. Schlzura ipomecBy Doub. — Sherbrooke, juiu 1894. Schizura unicornis, S. & A. — Sh(3rbooke, août 1894. Heterocampa bivundata. Walk. — Sherbrooke, juin 1894. Cerura borealis, Bdv. — Sherbrooke, juillet 1892.
Fam. Saturniid^ Sous-Fam. Attacinœ Aitacus cecropia, Linn. — Sherbrooke, mai et juin 1894.
Sous-Fam. Saturniin^e Telea polyphe)nuSy Cram. — Sherbrooke, juin 1894. (A suivre)
L'abbé P.-A. Begin.
l.i MCLTIPLICATION DES MOUCHES
Sous ce titre, on lit dans Le Sténographe canadien du mois d'avril :
" Il est admis que la mouche peut produire six générations par an ; la moyenne est de 80 œufs par ponte. Il faut compter que la moitié de chaque ponte donne naissance à des sujets femelles, c'est-à-dire 40, qui, à la première couvée, donnent naissance à 3,200 mouche.^: dont 1,600 femelles. En continuant le calcul, on trouve que, d'une année à l'autre, une seule mouche a une descendance de 8 milliards 112 millions d'insectes ! Heureusement que le froid, en Canada, et les araignées en font mourir une grande partie. Dans les pays chauds, on trouve une quantité colossale de mouches, ce qui n'a rien d'extraordinaire, étant donné ces explications."
Il s'agit ici, sans doute, de la Mouche domestique. — Nous avons passé six semaines aux Petites Antilles, dans les pays
chauds, par conséquent ; et loin d*y avoir trouvé " une quantité colossale de mouches," nous n'en avons vu que très peu. ' C'était en avril et mai, et il se peut qu'en d'autres saisons on en voie davan*}age. Du reste, les autres insectes étaient aussi en très petite quantité. Quant aux oiseaux, ils étaient encore plus rares. Dans nos cliujats tempérés, nous sommes un peu gâtés : la* belle saison est chez nous de courte durée, et les volatiles de tout genre paraissent presque tous en même temps, dans l'espace de quelques mois.
LES DERNIERES DESCRIPTIONS DE l'ABBB PROVANCHER'"
OEDEE DES HYMÊNOPTÈEES
FAM. I. TENTHREDINIDuE
[Continué de la page §0]
Macrophye pieds-hlancs, Macrophya alhipes, n. sp.
9 — Long. .25 pce. Noire, les palpes excepté le dernier article, les écailles alaires, une ligue en avant, l'écusson, un point de chaque côté sur le métathorax, l'extrémité do l'abdomen, avec les pattes, blanc ou jaune-pâle. Chaperon brillant, ponctué ; antennes courtes, sans taches. Ailes hyalines, les nervures noires, le stigma jaune bordé d'une ligne noire, pattes blanches, les hanches excepté à l'extrémité, une ligne en dedans des cuisses, l'extrémité des 4 cuisses postérieures avec le sommet de leurs tarses, noir. Abdomen robuste, noir avec l'extrémité jaune.
c? — Avec les côtés de l'abdomen blancs, chaque segment
(1) Contrairement à ce que nous avons dit à la page 60, le droit de priorité des descriptions dépend de la date où ces descriptions sont publiées. Il pour rait donc se faire que quelques-unes de ces espèces nouvelles aient été decri tes en d'autres publications, depuis la mort de i'abbé Provaucher (1892.) Mnis la chose est peu probable,' les specimens d'espèces nouvelles étant ordinaire ment des uniques.
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Le Moniteur (hebd., $1 par an, Levis) est entré dans sa troisième année. Prospérité et longue vie à cette feuille, dont la rédaction est vraiment remarquable.
BIBLIOGRAPHIE
No» remerciements aux auteurs des ouvrages suivants^ pour le gracieux envoi d'un exemplaire:
— Impreaaions de voyage:De Québec à i?on»e,par l'abbé H. Cimon, Qaébec4dd5. fL'ex. 25 cts, cbea rameur, à Chicoutimi,et ch^y. les libraires ée Québec.) Il y a bien des recita de " voyage en Europe '^ celui-ci a le mérite d'être court. C'est déjà quelque chose ! Et puis la note édifÎAnte n'y manque pas. Il y a donc plaisir et profit à suivre M. l'abbé Cimon dans son voyafîe jusqu'à Borne, en attendant qu'il nous communique aussi ses souvenirs de Terre Sainte.
— La fin du monde, par P.-P. Paradis, Chicoutimî, 1895 [25 cts 1' ex., chez l'auteur, cultivateur de Chicoutimi.] Vinjçt-deux pages d'alexandrins, dont bon nombre se portent vraiment bien. L'auteur termine aiufi son Prologue :
Je le sais, je ne suis qu'un rustique poëte ; Ma lyre est paysjine, et son habit de fête — D'étoffe du pays — teint desombres couleurs Attire la critique et non pas les fiatteurs.
Nous ne voulons être ni critique ni flatteur. Nous dédirons seulement appeler l'attention sur un écrivain qui recherche les bonnes grâces d'Apollon et de Cérès en même temps, et qui fit des vers longtemps avant de savoir 1» grammaire.