POUR REPOSER LA VUE
Si l'on pouvait, dans le moment où Ton se fait photographier, oublier complètement que l'on est chez le photographe et devant l'objectif, ce serait l'idéal : l'expression de la figure serait naturelle, on n'aurait pas l'air guindé ; et les yeux ne sembleraient pas prêts à sortir de leurs orbites, comme il arrive quelquefois.
Certains photographes, pour arriver à un résultat satisfaisant, placent, à une certaine distance, une image que le sujet doit regarder pendant l'opération. Mais çà ne réussit pas toujours, les yeux prennent pouvent alors une fixité étrange. Il se rencontre des personnes qui ne peuvent fixer un point ' donné sans que leur vue ne paraisse forcée et que Iwrs yeux ne clignotent d'une façon tout à fait désagréable.
Un moyen de reposer agréablement la vue est de placer deux images ou deux portraits, l'un à côté de l'autre, sur un écran, et, quand tout est prêt pour la pose, de prier notre ami ou notre client, suivant le cas, de regarder alternativement l'une et l'autre image. Si f*elles-ci sont placées à une distance convenable, le mouvement des yeux est imperceptible, et l'effet désiré est obtenu.
On peut aussi, comme le font nombre d'éminents praticiens, remplacer ces écrans par la main qu'on tient à la hauteur voulue, et qu'on meut légèrement pendant la durée de l'opération.
ERREUK FATALE
Ne vous est-il pas arrivé, au cours de vos excursions d'amateur, de gâter un négatif et de perdre deux beaux paysages parce que vous ne vous êtes pas rappelé,en exposant une plaque, qu'elle avait été exposée une fois déjà ?
NOS CONFRÈRES DE LA PRESSE 115
Les chiffres et les lettres sur les châssis à plaques (plateholders) servent beaucoup à éviter cotte erreur toujours, regrettable ; mais le moyen le plus sûr, malgré sa grande simplicité, consista à prendre des bandes gommées, comme celles qui entourent les timbres-poste, et à en appliquer une sur chaque côté du châssis, de manière qu'elle touche le bord du cadre et la planchette mobile. Tant que cette bande n'a pas été cassée, on est certain que la planchette n*a pas été tirée et que la plaque n'a pas servn.
L'abbé E. Poirier.
NOS CONFRERES DE LA PRESSE
-*— La Croix du Canada a cessé de paraître, il y a quelque temps. Nous avions vivement désiré la fondation d'un journal de ce genre, et, duraat son existence, nous avons plus d'une fois exprimé ^estime que nous avions pour ce vaillant organe catholique. Les regrets que sa disparition nous fait éprouver sont donc bien sincères.
— JJ Album industriel, publie à Montréal,est disparu, lui aussi, depuis notre dernier numéro. Cette revue était bien faite et très intéressante. Il est bien difficile, en notre cher pays, de» maintenir une publication strictement scientifique.
— Le Messager de Saint- Antoine, bulletin mensuel de la dévotion à saint Antoine de P ado ne et de V Œuvre du pain, publié à THôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi. 25 cts par année. L'expansion merveilleuse que prend chaque jour la dévotion à saint Antoine rendait nécessaire une publication de ce genre, que nous croyons appelée à un grand succès.
— La VéritéwiQni d'entrer dans sa quinzième année.Nous la complimentons de la santé vigoureuse dont elle fait preuve et qui lui assure, espérons-nous, de très nombreuses années d'existence. — Avec tous les catholiques sincères, nous déplorons l'issue malheureuse du procès que notre confrère avait porté en cour d'appel, et que nous comptions devoir se terminer autrement dans l'intérêt de la religion et de la , presse honnête.
— Le Can/ida, d'Ottawa, et Y Ouvrier catholique, de Biddeford, Me, nous font la faveur de publier le sommaire de notre revue. Nos remerciements à ces bienveillants confrères.
116 LE ^ATURALISTE CANADIEN