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QUE DIT LA SCIENCE DU SERPENT DE MER

.CToient que la capture de ce ])oi son empêcherait la venue du Sîïumon. A leur diri», la naissance dn jmneanx aurait la même .])einicitMi,se influence ! — On a pris, pour djs serpents de iiv-Y en bas ag»% encore d atitres poissons na.feant avec g^rande rapidité, à la foiuie très al oni'ée, pnr exemple Tauguille effilée (thna 1 ee!), le poissou-couielus (outlass fish) etc.

60 On a traité encore de serpent de mer le grand requin à jabot (frill-shark), Chlamydoselachus anguineus. Un pêcheur du Maine Ta décrit avec exactitude, en cette qualité, avant même que l'on coimût qu'il avait été rencontré dans l'Atlantique. Ce requin est très rare ; il est aussi élancé et flexible qu'une couleuvre, et il atteint une longueur de quinze pieds ou plus. Sa forme générale est celle du requin, ou plutôt de l'espèce éteinte du requin : car il f«iut bien remonter jusqu'à l'âge carbonifère pour en trouver qui lui resseuible. Ce requin, avec le jabot de branchies que l'on voit à sî* tête, est un des poissons les plus rares : il n'y en a que quatre spécimens dans les collections de musée. On le regarde com ne le plus ancien des vertébrés vivant à l'époque actuelle ; il y a longtemps, en effet, que les requins de semblable allure sont disparus de la scène. Il ne faut pài3 chercher ailleurs, quand on nous parle d'un serpent de mer qui nage lentement et la tête sous l'eau.

7o II y a aussi le grand tueur ou gladiateur (Orcaorca). Cet animal est un mammifère marin qui tient du marsouin et du dauphin. Sa force et la vitesse de sa course sont grandes ; sa férocité en fait la terreur des baleines, des phoc^ues, des requins, des espadons, et en général des grands poissons. Il atteint une longueur de vingt à trente pieds. D'ordinaire les pêcheurs le voient d'un mauvais œil ; mais. Tété dernier,il leur joué un joli tour en leur amenant de la mer voisine, dans la baie de Monterey, des bancs de saumons.

Dans ses sauvages assauts contre les baleines, — il paut tuer jusqu'aux plus grands de ces cétacés — ,on l'a pris p^ur un serpent de mer. Sa nageoire dorsale en forme d'épée,quia bien six pieds de hauteur, a rendu la méprise encore plus facile. Tous les serpents de mer qui attaquent les baleines, * les étouffant dans leurs gigantesques replis," et " agit int les eaux en une écume de sang," sont tout sinijlem^nt de ces tueurs ou gladiateurs.

80 Dans l'océan Indien il y a de petites couleuvres venimeuses. On les connaît fort bien, et jamais on ne les a prises pour des serpents de mer.

L'^nurnération qui précède renferme tous les serpents de mer que j*ai vu signalés jusqu a présent.

David Starr Jordan,

Palo Alto, Cal.

C'est bien là, croyons nous, le langage de la science, ^t elle ne peut en tenir d'autre. Jamais elle n'admettra l'existence de ces Rerpents de mer de cinquante, soixante, quatrevingts pieds ou plus, tant que l'on ne pourra en faire comparaître un, en personne, dans son cabinet d'étude. Car, voilà le malheur ! On a rencontré tant de fois ces monstres efFroyables,et jamais l'on n'a pu en tuer un seul,et le faire voir à un naturaliste.On tue couramment les plus énormes baleines • il ne saurait être plus difficile de faire passer un serpent de mer de vie à trépas.

Qu il existe encore bon nombre de petits insectes inconnus à la science, c*^la est certain ; les explorateurs n'ont pas non plus fait coiànaissance avec toutes les castes de microbes. Mais comment admettre qu'il y ait encore, dans notre siècle où les recherches scientifiques se son^t poursuivies avec tant de zèle et même de passion, comment admettre qu'il y ait, en ces océans si fréquentés, des animaux marins de taille gigantesque qui ont échappé aux investigations des savants ?

Que si Ton a peine à faire entrer, dans les catégories susdites,quelque **Serpent de mer" plus long même que i^Orcaorca du No 7,il suffit de remarquer (jue Ton n'a probablement pa9 mesuré au pied de roi les dimensions attribuées au prétendu reptile. Les illusions d'optique, surtout en pleine mer, sont bien fréquentes», et l'on peut s'y tromper, comme sur terre, avec la plus grande bonne foi.

Après tout cela, il nVst pas impossible qu'il existe de ces grands serpents de mer ; et la sciences a déjà dû, plus d'une fois, admettre des faits dont elle révoquait en doute Texistence...Tout ce que nous voulons conclure, c'est que la réalité de ces serpents de mer n'a pas encore été scientifiquement constatée, et. ..qu'elle ne le sera pas de sitôt.

LES DERNIERES DESCRIFTiONS DE L'ABBE FROVANCBER

ORDEE DES HYMÉNOPTÈRES

. Fam. XXΗANBREmn^

[CoQtiaué de la page 174]

Paunrg« fiintirié. Panurgus Hmhriatm, Cress.

— Long. .40 pce. Noire avec pubescence blanchâire. Toute la face et le cha|)eron couverts par la pubesc&nce qui dérobe en partie les téguments. Antennes très courtes, brunâtres en dessous à Textréinité. Tête pas plus large que te thorax. Pubescence plus longue derrière la têt^e sur le^ métathorax et les flancs. Ailes hyalines, les nervures et le stigtoa noirs. Pattes noires à pubescence blanche, les postérieures sans autre brosse que les longs poils assez denses couvrant les jambes et les tarses. Abdomen noir foncé, paraissant comme velouté, avec une ceinture argentée, très apparente, aa sommet de chaque segment ; l'extrémité avec poils blancs, la plaque -anale nue, noire. — Los Angeles (Coquillett). [*)

Par son abdomen cet insecte a toute l'apparence de YSalictus coriaceas, Say.

Colleté de«Calif*cftr nie. Colletés californica,n, sp.

$ — Long. .33 pce. Noire avec pubescence grisâtre sur le ihorax, celle du vertex étant presque, entièrement noire ; le chaperon grossièrement ponctué. Ailes hyalines, très légèrement obscurcies, les nervures noires, la seconde récurrente médiocrement recourbée à sa base vers l'extrémité de Taile. Pattes noires, les cuisses à pubescence légèrement grisâtre.. Abdomen court, convexe, presque nu, l'extrémité à poils noirs peu abondants.

cT — Avec longue pubescence blanchâtre sur la face, le vertex presque nu, à. poils grisâtres postérieurement. — Los Angeles, Cal. (Coquillett). (**)

[*] Espèce noQ mentionnée dans la Faane hymen optérologiqae ; le spéci* men ici décrit se trouve au Musée du Parlement, Québec. [**] Type au Musée du Parleiment, Québ60«

25— Décembre 1895.

SSériaile ù, ceiiitiire»-hlaiic*lies, Heriades albicinctuvi, n. sp.

? — Long. ,30 pce. Noir, à pubescence grisâlre, courte, plus longue sur les joues et les flancs du thorax,à ponctuations denses mais non très prononc6es,le chaperon tronqué en avant avec une petite dent de chaque côlé,. les man libules frani^ées de j.oils roussâtre-. Les L^caille>: alaires noires ; aih^s légèrement enfumées. Les pattes à courte pubescence blanchâtre. Abdomen avec les 5 segments margiués d'une ligne de pubessen<^.e blanche au sommet, le 63 pubescent et arrondi. La brosce ventrale blanche.

c? — A pubescence blanchâtre, longue et d<'nse sur la ftice, les côtés du mésothorax, Técusson et le post-écusson à pubescence courte et dense. Abdomen à côtés parallèles, convexe, densément ponctué, presque brillant, à 5 ceintures blanches, le terminal avec une pointe de chaque côté et une antre i)lus longuç au milieu, cette dernière avec une fossette à la base. — Los Angelea (Coquillett). (*)

Oératsiii'^ <<aii'i-<^p^iic« Oeratina acantha.ri. sp.

Ç — Long. .22 pre. Vert brunâtre, quelquefois teint de bleuâtre, bri'lant sur la tête et le thorax, mat sur l'abdomen. Tête aussi large que le thorax, modérément ponctuée et brillante-, le chaperon lisse, presc^ue dépourvu de ponctuations, pointant une ligne testaeée au milieu. Antennes roussâtres à Textrémité. Thorax })oli, brillant, fiuement ponctué, le métatliorax avec fines stries sur sa fac<i dorsale. EcailU^s alaires brunes. Ailes légèrement obscures, le stigma noir. Pattes de la couleur du corps avec pubescence blanche, les tarses roussâtres, les cuisses postérieures simples, sans épine en dessous. Abiomt^i densément ponctué, plus large et brusquement rétréci au sommet, terminé par un« petite pointe ; le dessous plus fortement ponctué avec une ceinture lisse aux sutures, l'extrémité de l'abdomen avec poils blancs. — Los Angeles (Coquillett).

Bien distincte de la Tejonensis, Cress., par sa plus petite taille et ses cuisses postérieures simples.

EOfiéolc siiprrbe. Epeolas swperhus, n. sp.

Ç — Long. .44 pce. Noir, mais couvert en grande partie d'une pubescence écailleuse jaune-pâle. La tête entièrement noire, excepté une petite tache pâle en dehors de chaque antenne. Le bord du prothorax, une tache sur les écailles alai-

[*] Type au Musée du Parlement, Québec.

UX MASKÏNONGÉ REMARQUABLE 191

res, une larg3 handle au-<lessous snr les flancs, une bande encerclant tout le mésothorax excepté au milieu en avant où elle se replie p)ar former 2 petites liVnes sur le (liifi^ue, le borJ postérieur de Tecusso'i, le p')st-écussori, une tache de chaque coté du métathorax, jauni-pâle. Ailes légèrement enfumées. Pattes noires avec les articulations et une tache sur les hanches postérieures, pâl<^ Ab lomen jaune-pâle, la base du premier segment, avec une binde au n)ilieu attaîo^nant le 2T), une (Tjrande tache en «lemi-luiie au milie:i «le celui-ci à la ba'^e, une bande à la base du 8e et une linrne à la base de 4 et 5, noir, le 6e segment noir avec une tache, pâle de cha(|ue côté. — Los Angeles{Coquillett) (*)

Voisin du califortiiK,iif^, Cress., en différant toutefois notablement par sa coloration. ,

UN MASKÏNONGE REMARQUABLE

L'extrait suivant, d'une lettre (23 nov. 1895) que nous avons reçue du Collège de Joliette, 'intéressera vivement nos lecteurs. Son signataire, le Rvci Père Desrochers, C. S. V., est un de nos rares naturalistes de la Province.

...Cette semaine notre économe a* acheté sur le marché de Joliette un Maskinongé pesant 42 ll)s, long <le 4i pieds et mesurant 22 i pouces de circonférence. Ce magnifia |ue poisson avait été pris dans les îles du lac Saint-Pierre. Nous avons préparé sa dépouille pour notre muséi».

En l'ouvrant, nous avons trouvé une masse d'œufs pesant 4J lbs. J'ai eu la curiosité de les compter approximativement ; mes calculs m'o:it donné près de 260,000 (deux cent soixante mille.)

Mais le plus extraordinaire, et que j'ose à peine raconter, c'est que ce poisson en contenait un autre dotit la tête et la moitié antérieure du corps étaient en parti j digérées,à l'exception des os toutefois, ce qui m'a permis de le mesurer exactem3nt. Il avait une longueur de 24i pouces ! Il remplissait l'abdomm dans toute sa longueur. Je crois que c'était une grosse carpe. Ce qui explique la possibilité du fait, c'est

(*) Type au Musée du'P.irleme.it, Québec.

que restomac du Maakinongé (Esox estor, Gill.) s'étend dans toute la longueur de TalKlomen, et qu'il n'y a pas, pour ainsi dire, d'œsoplwge. Ou s'il y en a un, il est aussi large que la bouche et l'estomac. De sorte que la proie saisie peut être avalée directement sans être broyée parles dents. Mais quelle puissance de digestion faut-il pour fondre ou dissoudre des aliments absorbés dans de telles conditions ! !

Ce poisson a été capturé sans difficulté dans un filet. L'eau froide, peut-être aussi l'énorme travail de digestion à opérer, l'avaient un peu engourdi.

J.-E. Desrochers, C. S. V.*

Collège de Joliette.

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