VOYE (I
M. Ad. Bcllevoye, dans une brochure de 25 pages environ, vient de donner une étude assez complète sur la fourmi domestique (Monomorinus Pharaonis). Cette étude est bien faite, bien comprise, bien observée, et qui fait le plus grand honneur à son
Cursu elementaru de géologie, par Ghegop.iu Stefanescu.
M. Grégoriu Stéfancscu, professeur de géologie à l’Université de Bucharest, a publié récemment, en langue roumaine, un cours élémentaire de géologie, sç rapportant plus spécialement à la Roumanie. Cet ouvrage est tout particulièrement intéressant en ce qu’il comprend la première carte géologique originale qui ait été faite pour la Roumanie; cette carte est en couleurs. Nous ajouterons que ce volume est orné do 442 figures. Nous adressons à l’auteur nos plus vives félicitations.
Rapport sur les travaux du laboratoire d’études de la soie, à Lyon.
Le laboratoire d’études de la soie, fonde par la Chambre de commerce de Lyon, et dirigé avec tant d’activité par M. J. Dusugeau, nous adresse un fort beau volume contenant le rapport des travaux du laboratoire pendant l’année 1889-1890. Ce volume comprend une suite de douze travaux originaux du plus ht ut intérêt; nous citerons seulement, au hasard : Sur l’amélioration des races européennes de vers à soie, par M. G. Coutaguc; Etat actuel des connaissances chimiques concernant la soie, sur la théorie des phénomènes de teinture, par M. L. Yignon; Sur la solidification du fil de soie, par M. R. Dubois; Insectes nuisibles aux matières soyeuses et aux vers à soie, etc. Ce volume contient 5 planches hors texte et, de plus, 95 figures dans le texte.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance dn 20 avril. — M. Runvier présente une note de AL Hermann Foll sur l’histoire do la fécondation. Les conclusions de l’auteur sont que : 1° La fécondation consiste dans l’addition de deux demi-noyaux provenant d’individus de sexes différents et dans la réunion de deux demi-spermocentres avec deux moitiés d’ovocentres pour constituer les deux premiers astrocentres. 2° Tous les astrocentres du descendant dérivent par divisions successives des astrocentres primitifs et proviennent donc par parties égales du père et de la mère. — M. de Lacaze-Duthiers présente une note de M. Fr. Guitel sur les organes gustatifs de la Baudroie. Ces organes se trouvent sous forme de taches atteignant 0mm,5 de diamètre placées sur les replis cutanés qui accompagnent ces diverses rangées de dents. Les plus développés de ces organes accompagnent les dents pharyngiennes et sont innervés par des rameaux du pneumogastrique. Les papilles gustatives qui accompagnent les dents dépendant des os intcrmaxillaircs sont innervées par des branches du trijumeau, ainsi que celles qui accompagnent les dents palatines et vomériennes. Enfin les papilles satellites des dents de la mâchoire inférieure reçoivent leur innervation d’un plexus formé par le trijumeau et le facial. Les terminaisons nerveuses que contiennent ces papilles sont des organes cyathiformes, éparpillés ou disposés en couronne. — M. A. Milne- Edwards présente une note du AL Et. Jourdan sur l’innervation de la trompe des Glycéres. Les muscles qui constituent cet organe sont recouverts par de petits nerfs qui vont aboutir à un anneau nerveux proboscidien. Les fibres formant ces nerfs pénètrent dans la couche épithéliale pour aller se distribuer à des papilles qui sont de deux sortes, les unes cylindro-coniques, les autres irrégulièrement sphériques, mais cependaul analogues comme structure. Ces papilles percées d’un pore à leur sommet vers lequel çonvergent les cellules renfermées dans l’intérieur. De plus, à l’extrémité de la trompe existe un bourrelet annulaire, situé en arrière dos crochets, et entièrement formé de cellules fusiformes sensitives. — M. Duchartre
(1) Une brochure, avec une planche, prix franco, 4 fr. 30(anx bureaux du journal).
présente une note de M. U. Jumelle sur l’assimilation chez les Lichens; il résulte des observations et des expériences de l’auteur que, lorsque certaines conditions favorables de lumière, d’humidité et. de saison sont réalisées, tous les Lichens sont capables de décomposer l’acido carbonique de l’air iniquement pour que cette décomposition l’emporte
le dé-
t pour que celle décomposition i emporte sur te d’acide carbonique dû à la respiration. 11 y a plus un optimum d’éclairement, et la lumière solaire directe est préférable à la lumière diffuse. - .1/. Ducliartre présente une note de M. P. Lesage sur l’influence de la salure sur la quantité d’amidon contenu dans les organes végétatifs du Lepidium sativum. C’est ainsi qu’avec des arrosages contenant •12 à 15 grammes de sel par titre, l’amidon disparait complètement. Toutefoisla diminution do l’amidon ne se fait pas proportionnellement à l’augmentation de la salure. — M. Ducliartre présente une note de .1/. Prillieux sur le seigle "enivrant. Des effets toxiques se sont manifestés chez des personnes et des animaux, après ingestion de pain de seigle, effets différents do ceux produits par l’Ergot. Ils étaient dus à la présence d’un champignon dont le mycélium envahit 1 l’albumen. Par son organisation ce champ'j V èndrodochium et par la formation de :hc du Sporo - . ,
-cite organisation parait justifier la création d’un genre ;
dn 27 avril. — .11
de M. Ch. t'onlejeàn sur la digestion stomacale de la Grenouille. Les glandes œsophagiennes sécrètent de la pepsine, mais, contrairement à l’opinion courante, les glandes stomacales en sécrètent également, mais en plus faible quantité. Cette prédominance de l’action de la pepsine œsophagienne sur la pepsine stomacale, se traduit par une production plus considérable de syntonine qui se transforme ensuite en peptone fiasser par le stade de propeptone. — M. A. Milhe-Edw
stade de propeptone. — M. A. MUne-Edwards note de M. .1. Cannieu sur l’évolution sexuelle des Truites des Pyrénées. Ces animaux subissent une transformation analogue à celle du Saumon. L’inflüencc des eaux douces sur ces métamorphoses est problématique, celle de la chaleur n'est que secondaire, et accélératrice de l’évolution sexuelle qui en est le facteur principal. - M. de Lacaze-Duthiers présente une note de M. E. Iloussay sur la métamérie de l’endoderme et du système circulatoire primitif dans la région postbranchiale du corps des vertébrés. L’animal observé était l’axolot. Pour l’endodormério, formation île poches intestinales paires débutant par des évaginations endodermiques entre les inyotones, et dont on retrouve longtemps les traces, certaines d’entre elles s’hyperlrophient, changent de fonctions, et persistent (Thyroïde, Foie, Cloaque des Batracien?). Pour l’Angiomérie : deux veines, sub-intestinales, prolongeant le cœur en arrière, et se réunissant avec l’aorte par dés vaisseaux transversaux métamériques, alternent avec les diverticules latéraux de l’intestin ; c’est le système ventral. Le système dorsal est formé par les carotides et les crosses aortiques. — M. O. Van der Slricht adresse une note sur l’étude du mécanisme de la sécrétion urinaire. La surface interne des cellules sécrétantes est recouverte d’un plateau qui sert d’organe de protection, et dont la structure varie suivant l’état de repos ou .d’activité. Les produits de sécrétion s’accumulent à l’intérieur des cellules épithéliales, et par les interstices des plateaux se déversent dans les canaux contournés. La cuticule est parfois entraînée par des amas de liquides trop volumineux. — .1/. Ducliartre présente une note de M. E. Mer sur la répartition hivernale de l’amidon dans les plantes ligneuses. Cette répartition est loin de rester constante, du mois d’octobre au mois d’avril. Il y a résorption de l’amidon à la fin de l’automne et genèse au com-, mencement du printemps. Contrairement à l’opinion admise jusqu’il ce jour, l’hiver est la' saison où la réserve amylacée est le moins considérable. — M. Ducliartre présente une note de M. G. Poirault sur l’anatomie des organçs végétatifs des Ophioglossées. La cellulose des membranes cellulaires présente des spéciales. Dans les racines, l’auteur a observé que le liber se développe quelquefois. Les tubes criblés sont de calsi Enfin le principal intérêt des racines est pare; c’est mémo le seul mode do mulliplivulgatum.
A, E. Ma lard.
uvoir gemmip de Ophiogloss
BIBLIOGRAPHIE
BOTANIQUE
SU. Ettingshausen (von). Résultats des recherches sur l’atavisme des plantes.
Archiv. Sci. Phys, et Nat. 1891, pp. 257-274. ai 3. Franchet, A. Notice biographique surC.-J. Maximovicz.
Journ. de Bot. 1891, pp. 79-81.