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POISSON A HOMARD

à propos de Terre-Neuue

Toujours à l’ordre du jour, la question de Terre-Neuve semble en étroite relation avec un point de l’histoire des sciences naturelles qui, nous le croyons du moins, est resté jusqu’ici en dehors des discussions qu’elle a soulevées et qui nous paraît cependant de nature à l’éclairer de quelque lumière. C’est ce qui nous a déterminé à l’examiner ici brièvement.

Si nous en croyons les journaux politiques, la principale question à résoudre est celle-ci : le droit concédé à la France par le traité d’Utrecht, de pêcher le poisson sur les côtes de Terre-Neuve, s’étend-il à celui d’y pêcher le Homard?

En admettant que ce soit bien ainsi que se pose la question, la réponse qu’elle comporte nous paraît se dégager des considérations suivantes :

Que faut-il entendre par le terme de poisson? Si cette expression s’applique aujourd’hui exclusivement à une classe, facile à circonscrire, d’animaux dont les caractères sont constants, et que le vulgaire même sait le plus souvent reconnaître, il n’en a pas toujours été de même.

Aristote avait été conduit par ses observations à diviser les animaux « d’après leurs parties, » c’est-à-dire d’après leur organisation, en deux grands groupes, les animaux pourvus de sang et les animaux privés de sang (c’està-dire privés de sang rouge), qu’il subdivisa ensuite en classes ( Histoire des animaux, trad. fr. par Camus, t. I., p. 21 et 171). Dans le premier groupe il rangea les Poissons, sur la nature desquels il avait des idées fort justes, dont il décrit exactement les caractères généraux et qui se trouvaient ainsi nettement séparés des Mollusques, des Crustacés et autres invertébrés aquatiques.

Mais l’esprit d’observation disparut avec Aristote, et les naturalistes qui vinrent après lui trouvèrent plus commode de copier leurs devanciers que d’étudier la nature. C’est ce que fit Pline lui-même, dont l’ouvrage, d’ailleurs rempli d’intérêt, n’est qu’une vaste compilation. C’est à Aristote ( loc . cit. p. a) que Pline a emprunté l'idée — à laquelle le père de l’Histoire naturelle ne s’était pas arrêté, pas plus qu’à celle de distribuer les animaux, « d’après leur caractère », « en privés et en sauvages » (p. 11), — c’est, disons-nous, à Aristote, que Pline a emprunté l’idée de diviser les animaux d’après la considération banale de leur habitat, en terrestres, aériens et aquatiques. Il décomposa ce dernier groupe (liv. IX, ch. 54) en Poissons pourvus de sang, c’est-à-dire les Cétacés et les Poissons proprement dits, et en Poissons privés de sang, dont il admit trois sortes, correspondant à des groupes déjà admis par Aristote : les Poissons mous, qui répondent à nos Mollusques céphalopodes ; ceux qui sont recouverts d’une croûte mince, ou les Crustacés, les Oursins ; enfin ceux qui sont renfermés dans un test dur, c’est-à-dire les Tcstacés, ou nos Mollusques univalves et bivalves.

C’était revenir bien en arrière d’Aristote. Ce qu’il y eut surtout de fâcheux, c’est que sur l’autorité de Pline, les Poissons se trouvèrent par là rivés aux Crustacés dont ils auront par la suite toutes les peines à se dégager. Nous voyons, en effet, au milieu du xvie siècle, au moment du réveil des lettres et des sciences, après la longue

LE NATURALISTE, Paris, 46, rue du Bac.

nuit du moyen âge, Belon (De Aquatilibus, 1553) et Roudelet ( Universa Piscium Historia, 1554-33), qui allaient enfin asseoir l’ichthyologie snr sa véritable base, l’observation, reprendre les idées de Pline, ranger parmi les Poissons tous les animaux dont le genre de vie est analogue au leur, et les subdiviser en groupes d’après leur taille, leur forme, leur consistance, etc., abstraction faite de tout caractère d’organisation. Rien ne montrera mieux l’absence de toute méthode dans ces essais de classement, par suite de l’ignorance où l’on était de l’organisation des animaux, que la citation suivante que j’emprunteàla traduction de l’ouvrage de Rondelet, parue en 1558 sous le titre : l’ Histoire entière des Poissons. Rondelet commence par donner un sommaire des questions dont il traitera; ce sont les titres d’autant de chapitres qui font connaître les diverses catégories de Poissons qu’il admet. Je relève dans ce sommaire les titres suivants :

Poissons plats cartilagineux, cimme Raies, Pastcnagues,

Poissons longs comme le Cûgre, la Murène.

Poissons des mers à nous estranges, comme ceux qui sont tous rôds corne une boule.

Poissons cétacées à grandes bestes marines.

Tous les Poissons susdits ont sang, après lesquels sont mis les poissons qui n’ont point de sang, comme s’ensuit :

Les Poissons mois, comme les Poulpes, la Seche.

Les Poissons couverts de coque ou de crouste, côme les Langoustes, les Cancres.

Les Poissons couverts de test dur, 6 de coquilles ou simples ou doubles.

Les Poissons desquels les coquilles sonttournées en vis, etc.

On le voit, pour Rondelet comme pour Pline, tous les animaux qui vivent dans l’eau sont des Poissons; et chacun de ces groupes de Poissons « qui n’ont point de sang, » et qui correspondent à nos invertébrés actuels, est équivalent, pour Rondelet, à ses Poissons plats, à ses Poissons longs, etc., qui sont de vrais Poissons.

Les caractères tirés de l’organisation tenaient si peu de place dans les préoccupations des naturalistes de l’époque, que le plus savant de tous, Conrad Gesner, dans le IVe livre de son Historia animulium (1558), décrit pêlemêle, sans aucune espèce de méthode et par ordre alphabétique, les Poissons, les Crustacés, les Mollusques, etc.

Il faut arriver jusqu’en 1086 pour rencontrer enfin un ichthyologiste, Willughby, qui sépare scientifiquement les Poissons proprement dits (ou tels que nous les comprenons aujourd’hui) de tous les animaux avec lesquels ils avaient été jusqu’alors confondus. C’est par établir cette distinction qu'il commence son Historia Piscium, à laquelle il est juste de dire que Jean Ray avait largement collaboré, qui parut en l’année que je viens de citer et dont une seconde édition fut publiée en 1743. C’est de cette dernière édition (p. 1) que j’extrais, en les traduisant, les lignes suivantes : « Je n’ignore pas, dit Willughby, que le nom de Poisson est employé par certains naturalistes dans l’acception la plus large pour désigner tous les animaux aquatiques, ceux qui sont pourvus de sang, aussi bien que ceux qui sont exsangues et qu’Aristote avait divisés en trois groupes, les Mollusques, les Crustacés et les Testacés. Bien plus, le vulgaire tient tous ces animaux pour des Poissons. Mais dans cet ouvrage, nous donnerons au mot Poisson un sens plus restreint, l’appliquant seulement aux animaux aquatiques qui sont pourvus de sang, nagent au moyen de

nageoires, manquent de pieds, passent leur vie dans l’eau où ils se reproduisent, d’où ils ne sortent jamais volontairement et en dehors de laquelle ils ne peuvent vivre longtemps. » Les Invertébrés aquatiques se trouvaient donc éliminés de la classe des Poissons. Willughby en rejetait également et d’une manière formelle divers vertébrés aquatiques, tels que THippopotame, le Crocodile, les Phoques, etc.

En rompant ainsi avec les errements du passé, en donnant en même temps un groupement méthodique des Poissons fondé uniquement sur leur organisation, Willughby réalisait pour l’ichthyologie un [progrès considérable. Malheureusement son ouvrage passa à peu près inaperçu, même de ses compatriotes, et la confusion continua de régner. Nous devons dire cependant que Ruysch ( Theatrum animalium , 1718), en séparant les Poissons des animaux dits exsangues (Mollusques, Crustacés; etc.), mais sans suivre la méthode de Willughby, qu’il ne cite même pas, eut au moins le mérite d’abandonner les vues de Pline pour revenir à celles d’Aristote.

Enfin parurent deux naturalistes dont l'influence détermina pour toujours la ruine des idées de Pline : ce furent Artedi, dont les travaux, publiés par Linné en 1738 (Ichthyologia sive omnia opéra de Piscibus ), consacraient et complétaient les progrès dus à Willughby, et Linné, dont les douze éditions successives du Systema naturæ (la première en 173b) firent pénétrer partout les idées nouvelles et rendirent définitive la séparation des Poissons d’avec les Invertébrés aquatiques.

Mais le progrès, de quelque nature qu’il soit, est toujours lent à s’affirmer, et c’est ainsi qu’Anderson dans son Histoire naturelle de l'Islande, du Groenland, etc., publiée en 1746 à Hambourg et dont une traduction française parutà Paris en 1750, compte encore l’Ecrevisse parmi les Poissons de rivière, comme les Moules et les Poupars (crabes tourteaux), parmi les Poissons de mer (trad. fr., t. II, p. 68 et 69). Et il n’était pas le seul, car vers Ta même époque, Rœsel ayant à faire l’histoire de l’Ecrevisse ( Insekten-Belustigung , t. 111, p. 305, 1755), avertit qu’il sépare les crustacés des Poissons, parmi lesquels, dit-il, « laplupartdes naturalistes les rangent », pour les placer, à l’exemple de Linné, parmi les Insectes.

Ces citations suffisent pour prouver qu’au milieu du xvxue siècle, un grand nombre de naturalistes regardaient encore les Crustacés comme des Poissons ; d’où l’on peut conclure que les personnes étrangères à l’Histoire naturelle devaient être unanimes à les considérer comme tels.

Cependant, les classifications de Linné furent vite acceptées par la grande majorité des naturalistes et les progrès de l’anatomie aidant, la classe des Poissons finit par se dégager de tout élément étranger, même des Cétacés, que Linné lui-même y avait laissés jusqu’à la 10e édition de son Systema (1758), et par recevoir certains genres que le môme naturaliste en avait à tort écartés dans la 12e édition du même ouvrage (1766), de manière enfin à ne plus renfermer que de vrais Poissons et à les contenir tous.

Ces réformes ont dù nécessairement pénétrer la masse du public avec beaucoup plus de lenteur, et dans son Histoire naturelle des Poissons (1828), Cuvier nous apprend (t. I, p. 274) que le nom de Poisson était encore souvent appliqué par des écrivains de son temps qui n’étaient

pas naturalistes, à des Cétacés (1), à des Mollusques et à des Crustacés.

Ainsi depuis Pline jusqu’à l’apparition du Systema naturæ (1735), le nom de Poisson a été appliqué par la généralité des naturalistes de profession à tous les animaux aquatiques, aux Cétacés, aux Mollusques, aux Crustacés, etc., aussi bien qu’aux Poissons proprement il ils, et ce n’est qu’à partir de Linné et d’Artedi qu’il prit, rapidement dans les écrits scientifiques, lentement dans le langage vulgaire, la signification restreinte qu’il possède de nos jours. En tout état de cause, au moment de la signature du traité d’Utrecht (1713), le Homard, la Langouste, l’Ecrevisse, l’Huître, etc., étaient des Poissons au même titre que la Morue. C’est ce que nous nous proposions d’établir.

F. Mocquard.

L’évolution des formes animales avant l’apparition de l’Homme

Le livre (2) de M. Priem comble une lacune dans nos ouvrages scientifiques d’un prix peu élevé. On sait que Buffon, tout d’abord partisan résolu de la fixité des espèces animales, avait été amené, sur la fin de sa carrière, à d’autres idées et à rechercher la variabilité de la forme des organismes. Lamark, son disciple enthousiaste, accentua et précisa cette première ébauche -des idées transformistes en s’appuyant sur des faits précis observés chez les végétaux et les animaux et le premier rechercha les causes déterminantes et les lois de ces variations. Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, dans sa lutte avec Cuvier, apporta son contingent de preuves. Mais c’est surtout Darwin qui coordonna toutes ces données éparses en une théorie scientifique, grâce à un nombre immense d’observations personnelles et en ajoutant le principe de la sélection naturelle. On a trop de tendance, en France et à l’étranger, à ne se souvenir que du nom de Darwin et à négliger, sinon à oublier l’apport considérable dù aux savants français.

Si à notre époque il reste peu de partisans de la fixité, de l’immutabilité des espèces, comme l’entendaient

Hyracotherium venticolum (éocène inférieur), o, olécrane; ca, calcanéum.

Linné, Cuvier et ses disciples, si nous savons maintenant que des catastrophes, des cataclysmes généraux n’ont pu intervenir pour la destruction d’une espèce et amener

(1) Aujourd’hui encore, on lit dans des livres élémentaires, écrits par des membres de l’enseignement, parfois haut placés dans l’échelle hiérarchique, que la Baleine est un Poisson.

’ (2) 1 vol. in- 16 de 3S4 pages avec 175 figures dans le texte, prix 3 fr. 50; franco 3fr. 90, chez les éditeurs MM. J. -B. Baillière et fils et aux bureaux du journal.

une nouvelle intervention de la puissance créatrice, si nous croyons que la nature n'a réellement formé ni classes, ni ordres, ni familles, ni genres, ni espèces constantes, mais seulement des individus qui se succèdent les uns aux autres et qui ressemblent à ceux qui les ont produits, si nous sommes familiarisés avec ce fait qu’il n’existe pas de critérium sûr de l’espèce, par suite de la fréquence des espèces douteuses ou types de passage, et

comme les Vertébrés, les Mollusques et les Arthropodes, et dont l’organisation atteint déjà un certain degré de perfectionnement. Actuellement on se rend compte de toute l’importance de l’étude des animaux inférieurs, car ce n’est que dans ces êtres dépourvus d’appareils compliqués, qu’on peut espérer découvrir les phénomènes intimes de la vie et la façon de procéder de la nature, pour en énoncer les lois.

Je ne parlerai ni de la distribution des matières,

Barrandeocrinus, crinoïde du silurien de Gothland, remarquable par ses bras qui se retournent et se dirigent vers le bas en couvrant le calice.

puisque l’auteur suit la classification méthodique, ni de l’exactitude parfaite dans les descriptions. M. Priem est homme de science et tous ses dires sont appuyés par de nombreuses figures, dont nous donnons ci-contre quelques-unes, que nous devons à l’obligeance des éditeurs MM. Baillière, qui seront d’un puissant secours pour le lecteur.

A remarquer surtout les chapitres sur les Reptiles, les Oiseaux (leur origine, leur évolution, oiseaux dentés du

râlement les formes les plus compliquées dérivent des formes les plus simples et les plus imparfaites.

L’auteur s’est « surtout attaché à démontrer l’existence d’une évolution progressive pour les formes les plus inférieures du monde animal, car jusqu’à ces derniers temps leur étude avait été un peu négligée, en sorte qu’elles se prêtaient moins à cette démonstration que les formes supérieures ». En effet, en examinant avec attention les faits sur lesquels s’appuient les zoologistes, on est surpris de voir qu’ils sont tous empruntés aux groupes qui peuvent se ramener à un type distinct

Ulcéras arietinum : A, coquille entière; B, valve gauche vue (le dedans ; b', sillon latéral ; m', impression musculaire anterieure; »’. impression postérieure; .r' dent.

crétacé d’Amérique) et sur les Mammifères ongulés. Je crois que, dans ces chapitres, il aurait fallu multiplier les figures, surtout dans un livre de vulgarisation comme celui-ci, afin de faciliter l’intelligence du texte. Je sais bien que le nombre des figures est déjà très grand, mais il y a des résultats acquis si considérables à faire constater; on a découvert en Amérique des animaux fossiles si bizarres et si différents de ceux que nous sommes

si nous sommes conduits maintenant à admettre plutôt des formes animales, c’est aux recherches précises et minutieuses auxquelles se sont livrés les savants pendant ces vingt dernières années que nous le devons, recherches I faites soit sur la faune des grands fonds, soit sur celle de couches géologiques où est inscrite l’histoire de la terre.

Malheureusement la biologie ne peut encore nous dire avec suffisamment de netteté les causes de ces modifications, de ces changements plus ou moins grands dans la morphologie des êtres. Aussi M. Priem s’en est-il tenu sagement à l’examen et à la description des variations de formes. Il fait voir en outre que les formes fossiles sont unies aux formes actuelles par des liens génétiques, en montrant qu’il y a une tendance manifeste pour chaque type à se modifier de plus en plus et que géné-

Phenacodus Wortmanni (des couches éocènes du Vasatch).

habitués à voir dans les livres classiques, que quelques clichés déplus eussent accentué l’intérêt de cet excellent livre, et eussent dispensé le lecteur de se reporter, s’il le peut., aux mémoires originaux.

La conclusion de ce livre est facile à tirer. De l’enchaînement des faits exposés, il s’ensuit que notre globe n’éprouve qu’une lente évolution sans cataclysmes, que la nature entière n’est pas immuable, que tout être vivant n’est pas l’œuvre miraculeuse d’une volonté, mais qu’il est la conséquence d’une longue suite de phénomènes étroitement liés entre eux. Voilà des vérités qu’on ne saurait trop répéter, et dont la recherche et la démonstration fécondent et illuminent les derniers travaux de ce siècle.

A mon point de vue, je regrette que l’auteur n’ait pas voulu, en modifiant un peu le titre, compléter son excellent ouvrage par un chapitre traitant de l'origine et de l’apparition de l’homme. C’était la partie ardue et épineuse, dontM. Priera se serait tiré, j’en suis persuadé, avec honneur. L’homme est « l’être à expliquer, le dernier terme auquel la théorie doit aboutir, la plus compliquée des énigmes dont elle doit donner la solution ». Il est ainsi fait qu’il est toujours porté à faire tout converger vers lui, et qu’il ne s’intéresse généralement aux lois de la nature qu’autant qu’elles lui découvrent un coin dp voile qui lui cache son origine ou qu’elles lui laissent entrevoir son avenir, c’est-à-dire celui de la société humaine tout entière, qu’autant que le problème de l’évolution de l’espèce humaine approche de plus en plus de sa solution véritable.

Il est bien entendu que cette critique, si critique il y a, ne diminue en rien la valeur de cet ouvrage si intéressant. En somme, on ne saurait blâmer l’auteur d’avoir restreint le problème, et de n’avoir pas voulu se jeter dans la lutte. Cet exposé impartial, succinct, ne peut que contribuer à amener les hésitants aux théories évolutionistes. Je me permets donc de le recommander vivement, pour la forme et le fond, aux personnes désireuses de préciser leurs idées sur une question aussi importante que celle de l’évolution, et à propos de laquelle ont eu lieu tant de discussions contradictoires où la bonne foi et l’impartialité n’ont pas toujours brillé.

Mknégaux.

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