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LA NOUVELLE FLORE DES CHAMPIGNONS

MM. J. Costantin et L. Dufour viennent de publier une Nouvelle Flore des Champignons pour la détermination facile de toutes les espèces de France et de la plupart des espèces européennes, avec 3842 figures.

Le grand succès mérité, obtenu par la nouvelle flore de MM. Bonnier et de Layens, ont engagé les auteurs à employer une méthode analogue d’exposition ; ils y ont pleinement réussi. Comme dans l’ouvrage de MM. Bonnier et de Layens les mots techniques sont bannis autant que possible; des caractères facilement appréciables à l’œil nu servent aux déterminations. Nous figurons ci-contre deux pages de l’ouvrage, qui donneront une idée de l’exposition de ces tableaux synoptiques.

En parcourant, disent les auteurs dans leur préface, les diverses flores publiées depuis 60 ans, on pourrait croire que les Champignons ne font pas partie du règne végétal. Le moment est venu de réhabiliter les plantes dédaignées ; les progrès de nos connaissances permettent aujourd’hui de mettre à la portée de tons une science attrayante, qui n’a été jusqu’à, ce jour que l'apanage de quelques privilégiés. Parmi les causes qui ont

* Pied lisse

gn

dations.

olorant m bleu. -> 1338. B. badius.

site sur les Seleroderma.

icd granulé , jaunâtre, blai ou jaune abricot pâle, 3-6

non < lettes laiteuses. Q .

parasite. I § Pied lisse; chapeau jaune l nus, var. jnitis Kr.

/ A Esf J A Espèce

-> 1339 B parasiticus.

Dchàtre à la base ; chapeau brun (B-îJÎ-©) c. ; pores jaunâtres couvert de goutte-

fauve ou abricot. 1345. B. bovi-

1350. B. granulatus L.

B. granulé ; e-a. C. >î<

66. FISTULINA Bull. FISTULINE. — Planche 47, p. 156. — Champignons charnus, à pied latéral ou nul, à tubes

normalement séparés les uns des autres; poussant sur les arbres.

Chapeau épais, rouge (R) ou roux, foncé, généralement fixé par le côté ; chair rougeâtre, aigrelette, succulente ; 1351. F. hepatica Huds. pores ronds, blanc, crème puis rosés. Q [Langue de bœuf, Foie de bœuf.] (Troncs d'arbres) F. foie ; e-a. C. >J<

67. POROTHELIUM Fr. POROTHÈLE. — Planche 47, p. 15G. — Champignons étalés en croûte mince, présentant des

papilles indépendantes les unes des autres, s’ouvrant au fommet et s* allongeant m tubes. O Pores ayant la forme d’une urne ; croûte blanche ou jaune crème, frangée au bord dans la forme type, 1352. P. fimbriatum Pers.

non frangée dans la var. Friesii Mont.; pores groupés par places, blancs, bordés d'un liséré incarnat . P. frangé ; p. R.

(Troncs d’arbres.)

G Pores ayant la forme d’une coupe; croule blanche à bord découpé; pores blancs . 1353*. P. Vaillantii Fr.

\ sur les arbres P e-a R

68. MERXJLIUS Pers. MÉRULE. — Planche 47, p. 156. — Champignons mous, sans pied , à hyménium présentant des

plis sinueux réunis en un réseau peu élevé ; poussant sur le bois.

1354. M tremellosusSchrad.

M. tremblotant ; a. AC.

1355. M. papyrinus B.

M. papier ; a. AC.

1356*. M. niveus Fr.

M. blanc dr neige ;a. AR.

1357*. M. aureus Fr.

M. doré ; e. R.

1358. M. himantioides Fr M. en courroie; a. R.

1359. M. molluscusFr.

— M. mou;*. AR.

□ Un ch peau séparé d

^ O Espèce gélatineuse, à contours irréguliers; hyn j O Espèce ( ( Chapeau finement velouté , blanchâtre ( latine use. ( ( Chapeau glabi'e, blanc de neige; hym

/ S Croûte jaune d'or , à bordure blanche .

(B), lilas pâle au bord ; plis ro

orangés. . . .

f Croûte d’un blanc hyalin ; plis glauque verdâtre, on frangée au bord. ( Voyez la suite de l'analyse , |

= Croûte ] / Croû frangée <

au bord, 1 f Croûte blanchâtre ; plis incarnats

(1) Nouvelle Flore des Chammgnons, pour la détermination facile de toutes les especes de France et de la plupart des espèces européennes avec 3842 figures, par MM. J. Costantin et L. Dufour. Prix relié toile anglaise, 6 francs, franco 6 fr. 40 (aux bureaux du journal).

empêché la vulgarisation de l’étude des Champignons, on peut signaler, en effet, le manque absolu d’ouvrages pratiques, à la portée de tous.

MM. Costantin et Dufour ont essayé de modifier cet état de choses et on peut dire que le résultat obtenu est analogue au

succès de la nouvelle flore de MM. Bonnier et de Lâyens. L’emploi du microscope dans l’étude des Champignons n’est

doute, par exemple, pour ■ les spores afin de voir si elles sont anguleuses, arrondies, etc. Les auteurs disent à ce sujet qu’il n'est pas necessaire d’avoir un instrument très coûteux pour ces études élémentaires et que la maison Deyrolle (Paris, 46, rue du Bac), fournit à très bon compte un microscope pourvu de deux objectifs qui permet de faire toutes les observations nécessaires. Nous savons, en effet, que la maison Deyrolle a construit dans ce but un microscope moyen qu’elle donne pour 30 francs et qui comporte deux objectifs et un oculaire ; ce microscope est droit, il a 23 centimètres de haut, et possède une vis micrométrique.

La Nouvelle Flore des Champignons est divis . . plusieurs

parties dont nous énoncerons les principales : Premières notions sur les Champignons, usage des tableaux illustrés, clé des familles, clé des genres,, tableaux illustrés servant à

tous terminerons en disant, qu’à l’aide de cet de vulgarisation, éminemment scientifique, tout le monde est à même de déterminer, sans difficulté aucune, toutes les espèces de champignons de France, chose à peu près impossible jusqu’à ce jour à ceux qui ne se spécialisaient pas ; ces études.

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du G juillet. — MM. Pomel et Ficheur adressent note sur les formations éocènes de l’Algérie. Les fc de l’éocône moyen s’étendent sur une zone étroite voisine du littoral et ne dépassent pas la chaîne du Tell; elles se laissent diviser en trois étages et renferment Nummillites lævigala et .V . perforai u :. L’éocénc inférieur forme lias assises caractérisées par Ninnm. planulata, No,, nu. biarritzensis et Numm. gizehensis. On le rencontre sur le Haut Tell et les Hauts Plateaux de Constantine et il redescend au sud vers le Sahara. — M. Victor Willem adresse une note sur la structure des Ocelles de la Lithobie. Deux auteurs, Graber et Grenadier, se sont déjà occupés de ce sujet, mais leurs descriptions diffèrent tellement, qu’ils semblent avoir étudié des animaux différcnts.M. Willem, en pratiquant des coupes a reconnu que la structure des Ocelles répond dans ses grandes lignes à la description de Gronacher. Chaque Ocelle a la forme d’un cylindre allongé, limité extérieurement par la cornée, et enveloppée par une membrane conjonctive que traverse le nerf optique. Dans la cavité îles Ocelles on trouve d’abord les Haarzelien de Grenadier, formant par leur ensemble un manchon creux qui sépare la cornée de la rétine, et se terminant. par des cils du côté interne. Le fond du cylindre est occupé par une vingtaine de cellules rétiniennes constituées par un segment basal renfermant le noyau et le pigment, et en communication avec une fibre nerveuse, et par un segment terminal, le bâtonnet de Grenacher, strié transversalement. — M. (le Lacaze'-Duthiers transmet une note de M. A. Malaquin sur l’étude comparée du développement, et de la morphologie des parapodes chez les Syllidicns. Le parapode

cirre ventral et d’une rame dorsale postérieure avec un cirre dorsal. Ce maximum de complication se rencontre chez certains Syllidicns au moment do la reproduction. Syllidés et Exogonés formes sexuées. 11 se fait ensuite une rétrogradation dans Tordre suivant : 1° Disparition de la rame dorsale (Syllydés et Exogonés (souches). 2° Disparition du cirre ventral (Antolytés souches). 3° Disparition du cirre dorsal (genre Procerastca). 4° Réduction de la rame ■

Dans la formation par ' l’apparition des diverses parties du parapode suit Tordre inverse de la rétrogradation. La rame ventrale apparaît d'abord, puis le cirre dorsal, ensuite le cirre ventral et enfin la rame

bulbe sétigére.

Séance du 13 juillet. — .IL de Lacaze-Dulhiet s note do M. Louis Bouton sur la forme larvaire du L’examen de ces larves recueillies au terre-plein de Suez firme les données fournies par l’étude du développement de Fissurelle. Le tortillon est rudimentaire, très i partie inférieure; l’échancrure est très

' i la coquille qui n’est que très partiellement

rapproché de la à la portion an-

lucC

par le manteau.— .V.

1-eils circulatoire et respiratoire de quelque Arthropodes. Àmphipodes : Los :irléiv< l.i i '-r;. |.-> émanant du m-iir existent dans tout le groupe Arachnides. Chez le Scorpion, les vaisseaux décrits par New port et Blanchard doivent conserver .elle qualification, et ne sont nullement des lacunes comme on Ta prétendu depuis. L’auteur signale aussi un certain nombre d’anastomoses transverses encore non décrites. Chez les Aranéides, il n’existe pas 'd’enveloppe chitineuse autour du poumon.— M. Duchartre présente une note de M. Paul Parmentiei -

Euclea des Ebénacées. L’auteur fait l’historique du genre ; observations le conduisent à faire dériver toutes ; d'un même type nodal représenté par l’Euclea racedont la majeure partie des caractères morphologiques et niques sont autant d’affinités pour chacune des formes descendent. Les diverses espèces d’Euclea émanant du acemosa se groupent en quatre séries. — M. Il, note de M. Maurice Bovelacque sur la du système libéro-ligneux primaire et la dispositi foliaires dans les rameaux de Lépidodendron L’auteur met d’abord en relief les caractères delai., ligneuse comprenant un bois primaire central et une libérienne, sans insister sur les tissus secondaires.

te les rapports des traces foliaires avec le système libéro-

CHRONIOUE

Le callovien de Toul à Neufchâtcan. — Sous ce titre M. Wohlgemuth, professeur à Nancy, signale aux collectionneurs, aux kilomètres 91 et 80 du chemin do fer qui réunit ces deux villes, des montagnes de déblais qui sont très fossilifères et proviennent des zones à Am. Macrocephalus et Anccps.

Il rappelle dans cette note que la nature des couches inférieures atteintes par les érosions pléistocèncs provoqué la forme du relief actuel. Ce sujet, ébauché par beaucoup, n’a jamais fait l’objet d’un travail d'ensemble. Il cite autour de la vallée du Vair des failles d’effondrement, bien nettes, et donne, mais sans orienter ses coupes, le dessin do l’une d’elles. Ce défaut d’orientation fait perdre presque tout l’intérêt ultérieur de ces coupes. Tard y.

Missions scientifiques. — M. Boule, notre distingué collaborateur, est chargé d’une mission à l’effet de représenter le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à la cinquième session du congrès international de géologie qui se tient à Washington au i

— M. Lacroix, docteur de Fx-ance, est chargée d’u point de vue géologique,

(Prusse rhénane).

La maladie îles greffes-boutures. — M. Viala, prof. l’Institut agronomique, vient de signaler à l’attention des viticulteurs, une affection qui parait causer des dégâts sérieux dans le Sud-Ouest et dans le Midi de la France, sur I turcs. On a l’habitude do stratifier dans le sable, en le moment de les employer, les greffes-boutures î

ès sciences, préparateur au Collège d’une mission à l’effet d’explorer, au la région de l’Eifcl et du lac Laach

fem

préparées c languettes i

,e pleine ou en fente anglaise. Au niveau de; des fentes se développent des nodules noms, d lonnés.Dans ces conditions la soudure ne se produit pas greffes-boutures sont inutilisables et se de; mis en culture, ont donné les différents états du Peziza Fuckeliana, champignon qui se développe assez fréquemment dans iprès M. Viala, la frais qui n’ont pas été récemment aérés. Le seul remède est de brasser le sable de le dessécher complètement par exposition

. — Nous avons à célébrités en histoire naturelle : P. J. Krulizlci, botaniste, du musée botanique do Tuniversité de Saint-Pé- , J. Maximowiez, bien connu par ses travaux sur la flore de l’Asie centrale, décédé à Saint-Pétersbourg à Tige de G4 ans; Felipe Poey, qui s’est distingué par scs études sur la faune de Cuba, mort à 92 ans: Dr Alex. Winchell, professeur de géologie à l’université de Michigan. Prof. Joseph Leidy, mort à Philadelphie; Professeur John Leconte, le co-

léoptéristc bien connu: Dr Richard Schomburgk, directeur du jardin botanique d’Adélaïde (Australie).

Terrain houillerdu Nivernais.— Dans une étude d’ensemble du terrain carbonifère, du terrain houiller et des autres étages géologique dont les assises environnent la ville de Moulins, M Lefort montre que l’on aurait pu deviner l’origine fluviale (dépôts d’estuaire) de la houille dans les divers bassins de Sert, le Moutet, Bourbon l’Archambault, la Machine. Il omet toutefois de dire que sa théorie demande, pour être exacte, un bassin houiller, entre la Machine et Saint-Honorc-les Bains, indépendant du bassin de la Machine. Ces conclusions confirment celles de M. Fayol sur le mode d’enfouissement des combustibles minéraux et leur charriage par les eaux, avant l’enfouissement dans les limons sableux ou argileux transportes par les mêmes courants. Cette théorie permet d’expliquer tous es gîtes houiUers, marins ou lacustres. Tardy.

Exposition Bonvalot et Henri d’Orléans. — Nous sommes heureux d’annoncer aux lecteurs du Naturaliste que l’exposition Bonvalot et Henri d’Orléans, dont le compte rendu a été commencé dans le dernier numéro du journal, restera ouverte jusqu’au 1er septembre prochain.

Nous profitons de cette occasion pour combler une lacune que nous avions laissée à notre insu, dans le compte rendu en question. A la liste dés préparateurs du Muséum qui ont très habilement monté les animaux de la collection, il faut ajouter M Richard auquel on doit plusieurs montages très réussis (Gazella subguttûrosa, Aretomys robustus), notamment celui de l’ours à collier que nous avous signalé tout spécialement aux visiteurs de cette belle exposition. E. L. B.

Excursion géologique. — M. Stanislas Meunier, docteur ês sciences, aide-naturaliste au Muséum, fera du 4 au 11 août prochain une excursion géologique publique aux environs de Nancy et dans les Vosges. On visitera successivement les environs de Lunéville, Plombières et la vallée des Roches, Remiremont, la Bresse et le Haut du Roc, le lac des Corbeaux, les tourbes de Lispach, les lacs de Longemer, de Retourncmir, de Gerardmer et le Hohneck.

Le rendez-vous est à la gare de l’Est le 4 août ou 1 on prendra à 1 heures du matin le train pour Nancy.

BIBLIOGRAPHIE

ZOOLOGIE

319. Maggi, L. Deux faits craniologiques observés chez quelques mammifères.

Arch. liai de Biol. 1891, pp. 119-124.

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