Tretanorhinus variabilis, Var.adnexus (1) Jan
Caractères. — Tête assez allongée et à contour supérieur faiblement arqué. Museau étroit. Rostrale plus large que haute et â cinq pans. Une frênaie (2). Doux préoculaires. Internasales petites et subtriangulaires. Deux préfrontales beaucoup plus grandes. Frontale à six pans. Pariétales longues et relativement largos en avant. Huit supéro-labialos ; la quatrième forme le contour inférieur de l’œil. Six temporales ; la première seule est en contact avec les deux postoculaires. Dix inféro-labiales ; les six premières sont en rappoi't, avec les inter-sousmaxillaires. Quatre paires de squames gulaires, suivies par cent cinquante-deux à cent cinquante-trois gaslrostèges. Queue ayant environ le quart de la longueur totale, garnie en dessous par soixante-neuf à soixante-dix plaques doubles. Ecailles disposées vers le milieu du tronc en dix-neuf séries longitudinales ; celles de la nuque et celles des deux rangées inférieures du corps ne portent pas de carène; celles des autres régions en portent une, d’abord peu élevée, puis progressivement saillante jusqu’à l’ox-
(1) Tretanorhinus variabilis D uméril et Bibron, Loc. cit 1854 p. 351. — Id. Var. adnexus Jan, Elenco sist. dcgli ofidi 1863, p. 76.
(2) Sur l’individu du Mexique, on compte deux frênaies du côté gauche et une seule du côté droit.
trémité de la queue. Voici le nombre de dents donné par les Auteurs de l’ Erpétologie générale : maxillaires Palatines 15.
Ptérygoïdiennes 32.
Longueur de l’individu provenant du Mexique. ... 0m 670
Longueur, du bout de la queue à l’anus . 0“ 495
Longueur de la queue . . 0m 175
Voici le mode de coloration, d’après les auteurs de l 'Erpétologie générale : « Le troisième individu, non moins âgé que le second, est en dessus d'un brun olivâtre ; dos taches noirâtres, de moyenne grandeur, de figure irrégulière et se tenant entre elles, constituent une sorte de chaîne sur la ligne moyenne du dos; d’autres, plus petites, forment, au milieu de chaque côté du corps, une raie qui, partant de l’œil, va se perdre sur la queue. Les régions inférieures et les lèvres sont jaunes. On aperçoit quelques légers nuages bruns sur les gastrostèges, les urostèges on offrent de plus épais et plus séparés entre eux. Les écailles de la série longitudinale qui bordent les lames protectrices du ventre ont un encadrement brunâtre. »
Le Muséum possède deux individus identiques de cette variété : l’un vu par les auteurs de l 'Erpétologie générale et dont la tète osseuse a été enlevée pour l’étude, provient du Mexique; l’autre, originaire de Cuba (1), a été donné depuis par M.Poey.
Cette variété diffère peu du Tret. variabilis, représenté au Muséum par les deux individus précédents, cependant on peut la distinguer par les particularités suivantes : 1° Tète légèrement arquée au lieu d’étre concave; 2° Pariétales plus larges ; 3° Lamelles inter-sous-maxillaires relativement plus longues ; 4° Quatre paires de squames gulaires au lieu de cinq. Ecailles des deux séries inférieures du tronc lisses. 5° Coloration tout à fait différente.
(A suivre .) Bocourt.