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SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

M. Godfrin estime que l 'Urocystis primulicolà Magnus est plus répandue qu’on ne le croit généralement, parce qu’elle

propos

a 1 intérieur de l’ovaire des Primula et que ses spor ées par le calice persistant. Des renseignements sur la distribution géographique de 1 ’Urocystisviolæ de Waldh. sont fournis par M. E. Roze. — M. A. Dangeard signale une Ustilaginée vivant sur les Glaucium du Jardin Botanique de Caen. II désigne cette espèce qui lui semble nouvelle sous le nom d’Entyloma Glaucii. — Le Silene nemoralis AValdst. et Ivit.. une plante d'Allemagne, d’Autriche-Hongrie et de Serbie a été trouvée pour la première fois en France par M. l'abbé H. Coste. C’est dans l’Aveyron, sur les rochers de Lar/ar aux environs de Tournemire que cette espèce a été observée. — M. G. Rouy décrit une espèce nouvelle pour la Flore Espagnole. L’asperula bœtica qu’il place dans la section j'richogaliopsis Lange. A de la publication des Planta’ Europeæ le même auteur n certain nombre d’additions et de rectifications se rapportant principalement à la distribution géographique des plantes. — M. G. Camus a trouvé à Ivry près des fortifications le Cirsmm pulchrum, forme nouvelle qui lui parait être un hvbride de Circium lanceolatum + Cirsium arvense Dans une seconde note, M. (i. Camus étudie le G. Cirsium dans les limites de lu flore des environs de Paris. Il signale plusieurs hybrides nouveaux ce qui porte à huit espèces et à huit hybrides le nombre des formes constituant le G. Cirsium dans les environs de Pans. L’auteur ajoute un tableau qui permet la détermination de ces plantes. — M. A. Chatin communique une notice sur J. Clarion qui fut professeur de Botanique à l'Ecole de Pharmacie de Paris de 1819 à 1844. - A propos de la chute de neige du 19 janvier 1891, qui a recouvert le sol d’Alger pendant 3 jours, M. J. A. Baitandier signale dans une lettre à M. Malinvaud que si les plantes exotiques ou sahariennes cultivées ont été atteintes par le froid, les plantes vraiment indi-

. . 1 . pas souffert. — M. J. Vallet signale tu persistant e

de la vie chez un sapin après la rupture de" la lige près du sol. L’arbre cité est dans les gorges de la Dioraz près de Servez (Haute-Sav.oie). Depuis sa rupture il a produit 8G couches de tronc a donc nu vivre pendant SC ans et vit encore - Dans une classification Pli. Van Tieghem rectilic proposées par les auteurs précédents qui s'appuyaient exclusivement sur la morphologie. On doit distinguer deux groupes chez ces plantes. Dans les unes le bois secondaire est normal (Mélastomccs), dans les autres il renferme des ilôts de liber disposés en autant de cercles concentriques (pie la tige compte d’années de végétation (Méniécylées). La tribu des Mélastomées se subdivise ensuite en quatre sous-tribus : la première (Dermomyelodesmes) caractérisée par la présence .le faisceaux übéro-ligneux surnuméraires dans la -moelle et dans l’écorce;

me pu vivre pe seule feuille.

itomique des Mélastomacées, M classifications

trième (Adesme) en est complètement dépourvue. La tribu dos Méncc.ylées se subdivise à son tour eu deux sous-tribus suivant le parenchyme de la feuille possède des scléritos (Ptcr- . On a donc ainsi

est dépourvue (Mouririées).

Pour la répartition des gen

l’auteur tient

ît de la forme de la graine, de la posiaminaux, de la nature du fruit cl, do l’ha- Dans une contribiologie tles plantes parasites, M. A. Chatin cite

Ce magnifique Palmier s’élève à la hauteur de vingt mètres; son stipe est cylindrique, blanc, lisse et épais, et se termine par un superbe bouquet de feuilles, à pinnules linéaires. Le bois intérieur du stipe est très estimé et est employé dans les constructions, pour la charpente et Kébénisterie, il sert aussi à ctonfectionner des boîtes et des caisses.

Le tissu cellulaire que renferme le tronc donne du sagou de bonne qualité; le bourgeon de jeunes feuilles se mange cru ou cuit, c’est un excellent Chou palmiste ; on obtient aussi par incision un très bon vin de palme; les feuilles sont employées à divers usages domestiques, les pétioles servent pour établir des clôtures et des palissades.

Depuis un grand nombre d’annéès, il est importé en Europe sous le nom de fibres du 'Japon, des ligatures jaunâtres destinées à remplacer le jonc et l’osier pour attacher les plantes. Pendant longtemps, les botanistes ignorèrent le nom de l’arbre qui donnait ces fibres et les importateurs prenaient soin du reste d’en cacher l’origine et le pays producteur; mais depuis quelques années, on sait que ces fibres ne viennent pas du Japon et qu’elles sont fournies par le Raphia ruffia ; cette découverte est due aux études micrographiques faites dans ce but. Ces fibres, ou plutôt ces pellicules minces et résistantes, sont extraites de la partie extérieure des folioles des feuilles incomplètement développées.

Voici le procédé employé pour recueillir les fibresliens : on coupe les folioles qui se trouvent alors pliées en deux longitudinalement et appliquées le long du rachis. On casse l’extrémité du limbe, et en tirant, on détache la pellicule qui deviendrait la face inférieure d’une foliole entièrement développée. Ces fibres sont très longues, très' légères, d’une Solidité "et d’une souplesse remarquables, elles peuvent aussi se diviser en fils très tenus sans rien perdre de toutes ces qualités; c'est à la fois le meilleur et le moins coûteux de tous les liens employés en horticulture, mais il ale défaut de se pourrir assez vite; pour remédier à cet inconvénient, il suffit de le faire tremper pendant quarante-huit heures dans une solution de 100 grammes de sulfate de cuivre (couperose bleue) par hectolitre d’eau et de le sécher ensuite à l’air.

Les fleuristes en font également une certaine consommation. En 1886, Madagascar en a expédié 450 tonnes qui ont été vendues en Europe au prix de 85 à 90 centimes le kilogramme.

A Madagascar, les indigènes fabriquent avec les fibres du Raphia ruffia des étoffes plus ou moins fines dont ils se vêtissent; ils nomment ce tissu Rabanne; les porteurs de bagages ne se mettent jamais en route sans être munis d’une chemise faite de rabanne un peu forte, int-

perméable à la pluie; on s’en sert également pour préserver de l’humidité les colis que l’on monte de la côte à la capitale.

Voici, d'après le R. W. Ellis, quelques détails intéressants sur la toile de Rofia ou Roflla. Les filaments qui la composent n’ont pas plus de trois à quatre pieds de long, mais dans le tissage les ouvriers indigènes ont soin de nouer les fils les uns aux autres, et les étoffes mesurent généralement 4 yards de long sur I m.

de large.

Ce tissu est grossier, dur au toucher, mais il est très serré et d’un excellent usage ; sa couleur est d’un jaune nankin. Il est bordé de deux ou trois rayures bleues nuance obtenue au moyen d’une préparation d’indigo, produit du pays. La toile de Rofflaest employée à toutes espèces d’usage à. Madagascar et constitue presque exclusivement le vêtement de la classe pauvre.

Les fils de cette toile sont plats et détors ; les métiers à tisser sont extrêmement simples et la fabrication est lente et laborieuse. Les fils sont teints avant d’ôtre tissés, jamais l’étoffe n’est imprimée après le tissage.

Les dessins sont faits avec beaucoup d’exactitude et de goût ; les couleurs sont généralement très vives et beaucoup plus variées qu’on ne pourrait le croire; la fabrication de cette toile est réservée aux esclaves.

Dans quelques localités, et surtout à Sainte-Marie, les femmes industrieuses savent fabriquer une rabanne très fine dite Tinom bazaha (toile des blancs) et connue dans le commerce sous le nom de Pagne de Madagascar-, elles confectionnent aussi des chapeaux qui imitent assez bien ceux de Panama.

Outre la rabanne composée entièrement de fibres du raphia, on trouve la rabanne dite « de soie», dont la trame est en raphia et la chaîne en soie. Très souple et fine, aux reflets soyeux, d’une couleur jaune pâle, elle peut être employée à tendre des appart ements. Son prix est assez élevé. Une pièce mesurant 6 mètres de long sur 50 centimètres de large vaut environ 4 francs. |

La première catégorie de rabanne se vend moins cher. La rabanne blanche, forte, dont se servent les porteurs, ne vaut pas plus de 20 centimes la pièce de 2 m. 50 sur 90 cent, de large. Elle est employée principalement à la Réunion et à Saint-Maurice pour l’exportation du café. Celle de couleur, plus fine, propre à faire des rideaux, des tentures, est achetée ordinairement au prix de 80 centimes la pièce de 2 mètres sur t m. 40 de large.

LE RAPHIA RUFFIA

En 1885, il a été expédié de Tamatave pour la France el l’Angleterre pour une somme de s. 581 francs de rabannes ordinaires. Les Malgaches en font aussi des nattes, des sacs, des cordages et autres objets divers.

Ce tissu a trouvé une application toute récente en

Europe; nos tapissiers s’en servent pour garnir les dossiers des fauteuils rustiques en osier; l'effet produit par cette ornementation ne manque pas d’une certaine originalité due surtout aux couleurs particulières dont les rabannes sont rayées.

On voyait, à l’Exposition universelle de Paris en 1889, de nombreuses fibres dé celle Lépidocarynée, teintes en différentes couleurs dans le pavillon de Madagascar. Le Raphia Ruffia croît spontanément sur la côte Est de Madagascar, principalement à Vatamandrey, Vahanoro, Sambava et Anlalaha, ainsi que sur la côte Ouest. On le rencontre aussi dans le haut Sénégal; on en voit des fruits à l’Exposition permanente des Colonies, qui onL été rapportés de cette région, il y a quelques années.

En 1878, j’ai vu à Rio-de-Janeiro, dans le parc de l’ancienne résidence impériale de Saint-Christophle, plusieurs exemplaires de ce magnifique Palmier; ils étaient chargés de fruits. Ce végétal a été introduit dans plusieurs .région? chaudes du, globe, où il développe un luxe inouï de végétation et produit une abondante quantité de fruits qui amènent parla suite la mort de ce Palmier.

Cette Lépidocarynée porte les synonymes latins suivants : Metroxylon Ruffia Spreng. — Raphia lyciosa vel polymita Comm. — Raphia peduneulata Pal. Beauv. - — Sagus farinefera Goertni — S. peduneulata Lam. — S. Ruffia Jacq. — A. Madagascar ce palmier se nomme, dans le pays, Rofia ou Roflia.

Henri Joret.

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