‹ Le Naturaliste (volume 2)Chapitre 19 sur 240 · LIVRE NOUVEAU · texte numérisé non relu

LIVRE NOUVEAU

La Famille primitive, ses origines et son développement,

par C. N. Starckf,, professeur à l’Université de Copenhague.

La Bibliothèque scientifique internationale, dirigée par M. Km.

AMave, comptait déjà un certain nombre de volumes relatifs à l’histoire des sociétés humaines, notamment ceux d’Herbert Spencer, de Bagehot, de Roberty, de Draper, de Joly, de Cartailhac, de Lubbock, de, Quatrefagcs, etc. Elle s’augmente aujourd’hui d’un ouvrage sur l’une des questions capitales de la sociologie : la Famille primitive et ses observations diverses, qui ont0 abouti au régime actuel do la famille. Dans une première partie, l’auteur examine l’organisation do la famille, de la propriété et de l’héritage chez tous les peuples primitifs ou anciens. Dans la seconde partie, il fait la théorie de la famille primitive, de son origine et de son évolution. Il étudie successivement la filiation, la polyandrie et la polygamie, le matriarcat et le patriarcat, le lévirat et le nivogat, l’hérédité et le droit d’aînesse, lés formes différentes de famille dans les principales races, etc. L’origine et le régime du mariage attirent principalement son attention; il développe soigneusement le svstcme do l’exogamie et l’évolution du mariage. 11 termine enfin par la théorie du clan, de la tribu et de la famille qui a provoqué, comme celle du mariage, bien des controverses. Ce livre est donc comme un résumé des principales questions sociales il vol. in-8“, cartonné à l’anglaise. Librairie Félix Alcan. Prix : G fr. et aux bureaux du journal).

ACADÉMIE DES SCIENCES

Séance du 7 novembre 1890. - M. E. Lai

1,0 1,1. 'folios des nodosités dos léguminonsos, a trouvé chez eux un mode de reproduction analogue à celui trouvé par Mctchnikoff chez le Pasteuria Ramosa parasites des Daphnies ; ces organismes paraissent devoir constituer un groupe distinct, intermédiaire entre les Bactéries elles champignons filamenteux inférieurs, M. Em. L urent propose pour eux le nom de Pas-

teui-iae.écs. — M. Léon Vaillant a observé chez le Chélmo rostratus , Poisson rapporté parM. Lix del’Ilc Thursdav (détroit de Torrès) à l’état jeune dos caractères transitoires qui permettent d’étendre à ce genre les notions acquises pour d’autres types dans le groupe des squammipennes. — M. E. Canu adresse à l’Académie du laboratoire maritime de Vimereux une note sur le dimorphisme sexuel des copépodes ascidicoles. — M. F. Guitei. adresse également du laboratoire maritime de Roscoff une note sur les différences sexuelles dans un poisson du Genre Lepadogaster (Lepodogastcr bimaculatus). — M. Ch. Dec.agny adresse à l’Académie une note sur les forces moléculaires antagonistes qui se produisent dans le noyau cellulaire, et sur la formation de la membrane nucléaire. — M. Henri Lasse (en réponse aux critiques de M. de Lapparcnt qui considère les Rideaux de la Picardie comme n’étant qu’un simple résultat de la culture) soutient sa propre théorie dans laquelle il attribue une origine géologique au phénomène des Rideaux.

Séance du 24 novembre. — M. A. Sabatier adresse à l’Académie une note sur la spermatogenèse chez les Locustides.

yp H. Prouho après une étude anatomique de la Cyclatella

annelidicola (Van Bencden et Hesse) est arrivé à montrer que les caractères de cette espèce commensale des clyméniens sont seulement, spécifiques et en lont un véritable Loxosomc iLoxosoma annelidicola . — M. Villot montre que Ç Heierodera Schachlli parasite de la betterave ne pouvant supporter qu’une température do 33”C. maximum est sûrement tué par le passage dans le tube digestif du mouton dont la température = 40°C d’après Colin. Un excellent nématocidc recommandé par M. Willot pour la destruction de l’Hctcrodera schachtii consiste dans l'emploi des eaux ammoniacales du gaz d’éclairage. — M. A. Lacroix adresse une noté sur une roche éruptive de l’Ariège et siii- la transformation des feldspaths en Wernerite.

Séance du 1" décembre. — M. G. de Saporta communique à l’Académie le résultat de ses recherches sur do nouvelles flores fossiles observées en Portugal et marquant le passage entre les systèmes jurassiques et infracrélacé. — M. Ranvier présente une intéressante note de M. Et. Jourdan sur un tissu épithélial fibrillaire des annélides. M. Et. Jourdan si connu par ses belles études sur l’histologie des invertébrés a été amené à observer ce tissu dans la trompe des Glycères en poursuivant ses recherches sur les organes des sens des annélides. — M. Chauveau présente une notede M. Alfred Mallèvre siir l’influence de l’acide acétique sur les échanges gazeux respiratoires. — M. René Drouin adresse une note sur une nouvelle méthode hématoalcalimé trique et sur l’alcalinité comparée du sang des Vertébrés. — M. H. Viall a-nes continue ses recherches sur le cerveau des arthropodes, ses dernières recherches ont porté sur là structure histologique des centres nerveux du Limulus Polyphemus déjà si bien étudié au point de vue anatomique par M. A. Milne-Edward. L'auteur a étudié avec un soin minutieux le Protécerebron et le corps pédoncule qui chezla limule atteint un développement extraordinaire (jjjb du cerveau) M. Viallanes décrit ensuite le cerveau postérieur, les parties latérales du collier nerveux constituées par les cinq paires centres ganglionnaires cimentant les cinq paires de pattes mâchoires et enfin la partie postérieure du collier nerveux formée par la soudure très intime de deux paires de centres ganglionnaires. — M. R. Moniez adresse une note sur les différences extérieures que peuvent présenter les Nematobothrium à propos d’une espèce qu’il signale comme une nouvelle, le M. Guernei, du Germon. — M. L. Cuénot adresse une note sur le système nerveux entécocœlien des Echinodérmes qui en outre des deux systèmes nerveux, spéciaux à la face orale ou ambulacrairc du corps, existe souvent à la face aboralc ou anti-ambulacrairc et est d’origine absolument différente. — M. Jean Demoor communique à l’Académie le résultat de scs recherches expérimentales sur la locomotion des Arthropodes. — M. E. Bastit résumé ainsi ses recherches sur les influences comparées de la lumière et de la pesanteur sur les tiges des mousses. Dans l’air ou dans l’eau, l’influence héliotropique sur la croissance de la tige des mousses surpasse l’influence du Géotropisme et la tige sc° dirige toujours vers la lumière, quelle que soit la position de la source lumineuse. — M. L. J. Léger a constaté la présence de laticiféres chez les Fumariacées. — M. J. Seunes a constaté la présence de Rudistcs dans le flysch à orbitolines de la région sous-pyrénéenne du département des Basses-Pyrénées (vallée du Saison).

Séance dn 8 décembre.. — M. Ranvier communique à l’Académie le résultat de ses recherches sur la constitution histologique de la membrane du sac lymphatique œsophagien de la Grenouille. — M. Joanncs Chatin trouve une remarquable si¬

militude dans la constitution du noyau chez les spongiaires et chez certains amibes ou infusoires. — MM.Topsent et Trouessart décrivent un nouvel acarièn découvert par M. Topsent àLuc-sur- Mer, le Nanorchestes amphibies représente un nouveau genre et une nouvelle espèce d’acarien sauteur. — M. Albert Gaudry présente une note de M. Ch. Depéret et Leenhardt sur l’âge des sables et argiles bigarrés du Sud-Est; cet horizon (Horizon de Mérindol ) existe àla fois dans le bassin d’Apt et dans celui de la Durance; il appartient au niveau de l'étage de Vitololes, c’est-à-dire à l’Eocène inférieur et est entièrement distinct de l’horizon des sables et argiles bigarrés, crétacés du bassin d’Apt.

Séance du 15 décembre. — M. Eugène Canu adresse à l’Académie le résultat de recherches qu’il a entreprises au laboratoire maritime de Wimereux (Pas-de-Calais) sur le développement des copépodes ascidicoles. — M. Léon Guignard communique à l’Académie le résultat de ses recherches sur la localisation des principes actifs dans la graine des crucifères. — M. L. Mangin ayant étudié la structure des péronosporées conclut do ses recherches que la présence constante de callose dans le mycélium dosPéronosporés permet de reconnaître avec une grande netteté les moindres traces de ces parasites dans les plantes qui leur servent d’hôtes et. de préciser les relations qui s’établissent entre ces dernières et le parasite. — M. Prili.ieux rappelle à l’Académie qu'il a en 1889 communiqué à la Société de Botanique des observations anatomiques sur les tubercules des racines de légumineuses entièrement d’accord avec les faits signalés dernièrement à l’Académie par M. Em. Laurent.

A. E. Malard

BIBLIOGRAPHIE

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