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APPARTENANT AUX FAMILLES DES PARADÏSEIDÆ ET DES TROGONIDÆ

Il y a peu de temps, M. Mantou, négociant à Paris, a donné au Muséum d’histoire naturelle la dépouille, préparée à la mode papou, c’est-à-dire aplatie et privée de ses pattes, d’un Paradisier qu’il avait trouvé dans un lot d'oiseaux de parure, et qu’il avait immédiatement jugé différent du Paradisier proméfil ( Plilorhis ou Craspedophora magnifica EU.),

(1) Naturaliste n° 60 du 1°'' septembre 1889.

Cette opinion me parait absolument fondée, et je crois même pouvoir aller plus loin en rapportant la dépouille que j’ai sous les yeux à une espèce distincte de celles qui ont été décrites jusqu'à ce jour dans le genre Ptilorhis. Ces espèces sont au

1° Ptilorhis paradisea (Sw.), du sud-est de l’Australie;

2° Ptilorhis Victoria. (Gould), des îles Barnard, au nord-ouest

3° Ptilorhis Alberti (Ëlliot), du cap York et de quelques localités du nord-ouest de l’Australie;

4“ Ptilorhis magnifica (VA, du nord de la Nouvelle-Guinée et de quelques îles voisines ;

5° Ptilorhis intercedens (Sharpe), du nord-est de la Nouvelle-

pie

de la Nou-

6“ Ptilorhis D velle-Guinée;

1" Ptilorhis Wilsoni (Ogd.), dont l’habitat précis n’cst pas encore connu, et qui a été considéré par M. Salvadori comme étant peut-être identique au Pt. majoré Finsch), ou Pt. magnifica major (Schleg.J, simple variété locale du Pt. magnifica.

Le Ptilorhis Duyvenbodei, décrit primitivement sous le nom de Craspedophora Duyvenbodei, pourrait plutôt, suivant M. le IV A. -15. Meyer, être pris pour type d’un genre nouveau ryphephorus, à cause de la disposition et de la

nature érectile dos plumes de son camail.

Le Ptilorhis intercedens se rapproche beaucoup du Pt. magnifica et doit être placé, avec cette dernière espèce et le Pt. Alberti dans le sous-genre Craspedophora (Gr .), tandis que les Pt. paradisea et Victoria- sont de vrais Ptilorhis, chez lesquels le plastron métallique de la gorge et de la poitrine esl toujours beaucoup moins étendu et ne se trouve pas limité inféi dans les deux premières espèces, par deux l’une de couleur pourpre, l’autre d’un

je vais donner une description Craspedophora par la présence de se distingue facilement des Craspedophora magnifica, Alberti et intercedens par l’aspect de son plastron métallique. Ici, en effet, le menton est revêtu, de même que les côtés de la tète et le front, de plumes courtes, veloutées, d’un rouge pourpre foncé, auxquelles succèdent des plumes un peu élargies en arrière, légèrement soulevées et complètement différentes par leur aspect des plumes régulièrement appliquées et disposées en écailles des Craspedophora magnifica. Ces plumes sont d’un vert métallique, à reflets bleuâtres quand on les regarde d’avant en arrière, et à reflets pourprés quand on les regarde latéralement. Les reflets pourprés s’accusent de plus en plus du côté de la poitrine, où les plumes prennent un aspect velouté et ressemblent aux plumes qui couvrent la région dorsale. Vers le bas, le plastron, qui rappelle un peu celui de certains Manucodes, est limité comme je l’ai dit plus haut, par une première ceinture d'un brun pourpré suivie d’une seconde ceinture d’un vert olive.doré, se fondant en arrière avec la teinte pourprée foncée des flancs et de l’abdomen, sur le milieu duquel on remarque une ou tachées do blanc. Les panaches latéraux, formés

le longues plumes décomposées qui portent des flancs, plus longs et plus fournis que chez les Craspedophora aires. En outre, de chaque côté de la poitrine, au-dessus

chaque côté de la poitrine, de la double, ceinture, on voit des rudiments de parements, consistant en trois ou quatre plumes arrondies, ornées d’un liséié vert bleuâtre, à reflets métalliques.

Toute la partie antérieure du verlex est couverte de plumes courtes, veloutées, d’un rouge pourpre foncé, se rattachant à celles des joues et du menton et ressemblant aux plumes qui garnissent le front et la région des narines dos Craspedophora .ifica; elles sont suivies do petites plumes vertes, arrondies écailles auxquelles succèdent sur la nuque de plumes veloutées qui, par leur nature et leur mode ation, établissent la transition vers les plumes du Les plumes vertes de la région postérieure du ventre la calotte métallique qui couvre le sommet Craspedophora ordinaires.

i est d’un noir de velours, à reflets pourprés, très accusés sous un certain jour, lorsqu’on regarde l’oiseau en dessus, et d’avant en arrière. Les couvertures supérieures des ailes sont de la même couleur que le dos, mais les couvertures supérieures de la queue offrent des reflets pourpics plus accusés, et quelques-unes do ces dernières plumes sont morne d'un beau violet à l’extrémité. Les rectriccs latérales sont d’un noir pourpré, les rectriccs médianes d’un vert métallique quand

les regarde d’avant en arrière, et d'u sens inverse.

i s’ob-

Lcs pattes i

blemcnt do couleur noire, que chez le<

moins élargi et plus fortement caréné à la base, la carène s'enfonçant dans la masse des plumes frontales.

La longueur totale de l’oiseau est de O™, 310, du bout du bec à l’extrémité delà queue ; l’aile mesure 0“,192; la queue om,120, et le bec (culmen) 0m,0G5.

Je proposerai de désigner cette belle espèce de Paradisier sous le nom de Craspedophora Man ton i.

C’est également dans un lit de dépouilles destinées à la plumasserie que. se trouvait un spécimen que le Muséum a acquis, il y a quelques mois, de M. Dardelin, et qui se rapporte probablement aussi à une espèce nouvelle. Ce spécimen, d’ailleurs, est originaire d'un tout autre pays et appartient à un tout autre groupe que le précédent. C’est un Couroucou, provenant sans doute de l’intérieur du Vénézuéla et oflrant les caractères essentiels du sous-genre Calants, sans pouvoir être attribué à aucune des espèces actuellement connues de ce groupe. Toutes celles-ci, en effet, le Trogon ou Calurus antisianus d'Orb. comme le C. auriceps Gould, le C. fulgidus Gould C. pavoniarus Spix, ont le ventre d’un rouge vif,

Couroucou acquis de M. Dardelin a l’ali orangé. Et cette teinte qui s’étend j n’cst pas le résultat d’une préparation post mortem, puisqu’elle n’est pas absolument uniforme et apparaît graduellement sur certaines plumes, tandis qu’elle est i

La tète est d’un vert métallique, à reflets dorés principalement sur l’oeciput et sur la région des oreilles; le dos, les couvertures alaires et les couvertures caudales, qui offrent le même développement que chez les autres Calurus, sont de la même couleur sur la tète, mais avec des reflets rougeâtres moins accusés, et la queue ne présente pas la même coloration que chez le Calurus antisianus, ses pennes étant d’un noir uniforme, de même que les rémiges. Le bec, beaucoup plus large que dans cette dernière espèce, mais également dépourvu de dentelures sur le bord de la mandibule supérieure échancré vers la pointe, est d’un jaune que les pattes sont d’un brun foncé avec les ongles noirs. Enfin, les plumes du Iront do chaque côté,

des sortes de disqu

if, tandis que le i d’un beau jaune

La longueur totale de l’Oiseau est de (ln’,363 ; la loi l’aile de 0m,21î> ; celle de la queue de 0m,213; celle du bec culmen) de 0m,01ü.

Je proposerai pour cette espèce nouvelle le nom de Trogon (Calurus) llargitti, le dédiant à mon ami et collègue, M. Ed. Ilar gitt, membre de la Société zoologique de Londres.

E. Ol'STALET.

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du 28 Septembre. Néam.

Séance 'lu 5 Octobre Not< d M. (i Lechartrier sur les variations de composition des topinambours au point de vue des matières minérales. Ces variations peuvent être rapportées à deux influences ; celle des engrais employés et celle des agents atmosphériques, et la seconde est au moin micrc ; aussi l’analyse seule d’une plante ne

les défauts ou les qualités de la

égale à la pre-

à!. Chance

-'haitveau présente une note ,1e M M. A. Rode/ et J. Courmoul sur l’existence simultanée dans les cultures du staphylocoque pyogène, d’une substance vaccinante et d’une substance prédisposante; la première est précipitable par l’alcool, , soluble dans l’alcool. Dans les cultures, les effet: tance prédisposante marquent ceu nantc ; il'y adoncinlérét â les isoler.— M. K.

ère, le Splanchnotrophus WUlcmi vit sur un îoiis coronata, les feint” tspèce de sac dans les téguments du Mollusque ; nàles, ils sont internes et libres dans la cavité le l'hôte.

Une autre espèce est un Lichomolgide

générale de

genre MocLiolicola et habitant la cavité pallêale du Pccten opercularis. Enfin une troisième espèce habite les branchies des Sabelles, c’est aussi un Lichomolgide du nom de Sabelliphilus Sarsii. ,

Séance du 12 Octobre. — Note de M. Chauveau sur la théorie de l’antagonisme dos champs visuels. Cet antagonisme est une manifestation de l’influence exercée par les excitations d’une rétine sur les centres optiques on rapport avec l’autre rétine ; c’est un acte central et non un phénomène périphérique, l’organe récepteur ne participe pas à son exécution ; l’acte se passe tout entier dans les organes percepteurs. Cette

assertion est difficile à démontrer, mais les expériences plaident

en sa faveur. — Dans une seconde note, M. Chauveau décrit, avec détail l’appareil stéréoscopique nécessaire pour l’exécution des diverses expériences relatives à l’étude du contraste binoculaire dont les résultats ont fait l’objet de plusieurs communications antérieures. — Note de M. G. Lecharlrier sur les variations de composition des topinambours aux diverses époques de leur végétation. L’auteur insiste principalement sur le rôle des feuilles dans l’alimentation des tubercules, et il conclut de ses observations que le dosage comparé de l’acide phosphorique et delà potasse dans les feuilles prématurément altérées, et dans les feuilles saines, permet de découvrir les principes qui font particulièrement défaut au sol. — M. de Lacaze-Huthiers présente une note de M. Alph. Labbë sur les Hématozoaires de la Grenouille. Parmi les parasites intraglobulaires ou Cvtozoaires, l’autour insiste'sur les Drepanidium, corpuscules vermiformes pourvus de noyaux et de vacuoles, qui attaquent les hématies, les leucocytes, et les cellules de la rate et du foie. Ces Drepanidium se conjugucntà la manière des Infusoires. Leur parasitisme est plutôt une symbiose, mais par la destruction des globules, les Drepanidium peuvent entraîner l’anémie. Outre ce parasite l’auteur cite encore les Hémamibcs et un Flagellé, le Polimilus montrant trois ou quatre flagella et se rattachant à la forme Trypanosoma.

A.-E. Malard.

ERRATOM

Dans l’article de M. Rouy (Diagnoses d’espèces nouvelles ou peu connues ), paru dans le numéro du 15 octobre, lire : Première colonne, en descendant :

Ligne 1, aulieu de COINCYA Genus Rouy : « Genus COIX CY\ Hong. »

Ligne 4, au lieu de 3 latérales : « 2 latérales ».

Ligne 28, au lieu de late viridia : alœte viridia ».

Deuxième colonne, en descendant:

Ligne 2, au lieu de Raphanées : « Cakilinées ».

Ligne 3, ajouter après Raphanus : « auquel Vont rapporté MM. ° Porta et Rigo ».

ZOOLOGIE

513. D'Arsonval. Observations sur les effets des injections de liquide testiculaire.

Arch. de Physiol. 1891, pp, 816-818.

51-1. Ballowitz, E. Weitere Bcobachtungen iiber den feineren Bau der Saugethiers-permatozocn. PI. XIII-XV.

Zeitschr. Wissensch. Zool. 1891, pp. 217-293.

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