‹ Le Naturaliste (volume 2)Chapitre 215 sur 240 · SCR CI MOLLUSQUE I0CYE1C · texte numérisé non relu

SCR CI MOLLUSQUE I0CYE1C

CryptBzcca inonodonla, nov. gen. nov. spec.

Pendant l’automne de 1876 un confrère en malacologie était venu à Bayonne curieux de recueillir, de sa main et sur les habitats mêmes, les espèces de Mollusques spéciales à la région.

Nous l’avions conduit à Bramepan et lui ayant désigné le point précis où dans les mousses il pouvait voir des Acme Cryptomena en mouvement et en ramasser, nous étant quelque peu écarté de lui nous aperçûmes une petite coquille brillante que nous mettions à part dans un petit tube, la considérant comme un exemplaire de Z ua lubrica d’une taille inférieure. Ce fut cette parti-

cularité qui nous décida à la garder à part et comme son espèce n’avait rien que de commun, nous ne parlâmes pas d’une trouvaille, insignifiante pensions-nous. L’échantillon en question demeura bien au moins trois semaines sans être regardé, mais aussitôt que nous l’eûmes examiné à la loupe, il devint évident pour nous que nous nous étions trompé, ce n’était pas un Zua que nous avions recueilli. Durant un certain temps ce fut au genre Azeca qu'il fut attribué. Le test trouvé était vide, rien de l’animal ne put donc être reconnu. Pendant plus d'une année des recherches multipliées et actives pour obtenir de nouveaux sujets furent vaines, il ne fut trouvé que quelques débris et le spécimen demeura considéré comme Azeca.

Un jour du mois de juin 1877 près de Cambo, aux bords d’un petit affluent de la Nive, sur un revers de terrain tapissé de plantes diverses et surtout de mousses, quelques individus furent découverts s’agitant presque sur les racines des dernières. Sur les lieux mêmes, alors qu’ils étaient bien vivants, nous pûmes observer l’animal et en écrire immédiatement la description à laquelle nous n’avons rien eu à changer, mais seulement à y ajouter ce qui concerne une particularité confirmée par l’anatomie.

Animale supra griseo rubescente, super capite fere nigro , infernê albesccnte ; tentaculis superioribus validis , apice subinflatis , nigrescentibus , punciulo oculare médiocre; tentaculis inferioribus valdè separatis, brevioribus; capite probiscidi forme, supra sulcato; posteriùs corpore subiter valdè truncato , truncatura subfossulata , glandulas mucipares includcns , dein cauda satis elongata terminalo; disco crasso à corpore sulcovalido longitudinale separato; margine elevato, transversim sulcato, et infernê a sulcis crenulato circumcincto.

Animal d’une extrême agilité, marchant rapidement et cependant timide ; inquiet au moindre obstacle qu’il rencontre sur la route qu’il suit, ou s’il pressent un danger, il relève alors le mufle, l’allonge d’une façon démesurée, l’agite en tous sens, puis parfois exécute avec vitesse deux ou trois tours sur lui-même. Il replie aisément son corps pour se jeter de côté s’il trouve devant lui quelque déclivité ou toute autre difficulté pouvant gêner sa marche en avant dans la direction qu’il veut suivre. Le corps est d’un gris roux en dessus s’atténuant jusqu’à devenir blanchâtre sur les lianes. La région occipitale au contraire est plus foncée, presque bleue. Tentacules supérieurs relativement forts, du même gris que le haut du corps, terminés par une légère enflure en forme d’olive, nerf tentaculaire très foncé; bleu noirâtre. Point oculaire médiocre, situé un peu en arrière et en dedans. Les inférieurs très séparés des supérieurs, de même nuance que leur nerf tentaculaire. Le mufle est large, allongé, divisé par un fort sillon qui suit toute la longueur du cou et se prolonge sur la lèvre qu’il divise en deux lobes. En arrière le corps est de même couleur qu’en avant, il se tronque brusquement et sur le bas de la troncature on distingue une cavité peu profonde dont l’orifice à peu près rond n’apparaît bien qu’alors qu’il s’ouvre et se ferme comme soumis à l’action d’un sphincter. Il est du reste bien indiqué par la raison que la région qu’il occupe est d’une nuance plus foncée que les parties environnantes. Au delà de la troncature se trouve la queue assez longue et terminée par une pointe émoussée presque arrondie. Tout le corps repose sur le système locomoteur qui est fort épais puisque son élévation égale à peu près le tiers de la hauteur totale, corps et pied compris. La marge qui le borde est nettement séparée par un sillon bien prononcé. L’épaisseur considérable de cet organe lui donne sans

doute une grande force, et c’est peut-être à cette cause qu’est due l’extrême vivacité du Mollusque? Deux faibles sillons longitudinaux divisent les flancs de l’animal en trois zones, des rides transverses les réticulent. La marge qui borde le pied est elle-même divisée par des sillons transverses assez vivement prononcés, ils festonnent son bord inférieur et se recourbent en arrière dans les mouvements de translation. Lorsque l’animal est sorti de la coquille, une portion du manteau recouvre l’épaississement ou callosité qui rend le péristome continu, mais il ne le dépasse pas, nous reviendrons sur cette particularité, occupons-nous actuellement de la coquille.

Testa minuta , subelliptica, inferne latiore , apice obtura, longitudinaliter minutissime et regulariter striata, translucida, nitida, paltido-fulva; Anfractibus V- VI, lente crescentibus,/ere redis, vix subconvexis, sutura lineare, haud prof unda junclis ; ultimo anfradu majusculo, 2/3 testa œquantc; Apertura elongata, subpyriforme, superné angusta ; margine exteriore curviter extenso et intus leviter inflexo, paulo incrassato, svbrotundato, bruneo, margine columellare, inferne in tribus lineis separato , linea inferiore dentem satis prominentem ferons, linea intermedia columellam sequente et evanescente, linea exteriore incurvata, alterum marginem junclante. sic peristomate continuo. Long. 0m004, lat. 0m00 1,6.

Nous avions d’abord eu l’idée que la petite coquille dont il s’agit devait appartenir au genre Azeca et nous l’avions rangée parmi ceux-ci, nous basant sur sa forme, sur le développement du dernier tour, sur la courbure du bord externe de l’ouverture, enfin sur la dent columellaire qu’elle possède.

Ce qui nous confirmait surtout dans cette opinion, c’est que nous remarquions sur notre test un caractère propre au genre Azeca, que cependant nous croyons non signalé. Il consiste en ce que le péristome, qui est surtout épaissi au bas de l'ouverture, se trouve toujours divisé en trois parties pour rejoindre la columelle. La ligne qui le dessine au dedans fait suite à la dent inférieure, c’est la première partie. Quant au contour extérieur, il se bifurque, une étroite saillie se dessine et se prolonge plus ou moins sur la callosité qui recouvre la paroi aperturale, elle constitue la seconde partie. La troisième prend à peu près au même point que la seconde, elle limite par une saillie nettement établie l’épaississement calleux et va rejoindre le bord externe.

Revenons à notre coquille. Elle est beaucoup plus petite que celle des Azeca, sa forme est à peu près elliptique, élargie par le bas, obtuse au sommet, sa couleur est d’un jaune fauve assez clair, elle est brillante, très finement et assez régulièrement striée dans le sens longitudinal, son test parait mince, il est assez transparent. La spire est presque droite, les tours qui la composent sont au nombre de six, croissant lentement jusqu’au dernier qui est de beaucoup le plus grand. 11 égale à lui seul les deux tiers de la longueur totale, cette dimension et le peu de convexité de chacun des tours de spire imprime à cette espèce une physionomie assez particulière, ainsi que cela se remarque sur les Azeca. L’ouverture est longue, assez resserrée, presque pyriforme; son bord externe s’épanouit suivant une double courbure, pour s’infléchir très légèrement vers le dedans, ce qui au premier regard semble permettre de croire qu'il existe une faible callosité ou épaississement plus prononcé sur le point de l’inflexion. Il est en effet légèrement épaissi et teinté en brun roux; l'angle sous lequel il s’inserre sur la paroi aperturale est assez aigu. Le bord columellaire en le prenant du bas, se ramifie, ainsi que nous

l’avons indiqué plus haut en le considérant comme le cas d’un caractèrè générique. La ligne interne qui le limite au-dedans s’enfonce légèrement et vient former une dent bien marquée au bas de la columelle, le contour externe se bifurque, une ligne médiane faiblement saillante suit à peu près la columelle; tandis qu’une seconde se courbe gracieusement et vient limiter en

Comme on peut le reconnaître, nous avions quelques raisons pour ranger notre coquille parmi les Azeca tant que nous n’eûmes aucun animal l’habitant en notre possession. Mais aussitôt que nous pûmes en examiner un, la troncature de la partie postérieure du corps et l’orifice qu’elle montrait et que nous retrouvions sur tous les sujets nous ayant indiqué l’existence d’un pore muqueux,

Fig. 1. Mâchoire. Gross. 203 diamètre.

Fig. 2. Forme [générale de la radula. Gross. [16 J diam. Avec portion dessinée d’une manière complète.

Fig. 3. Même portion gross. 400 fois : à droite et à gauche se trouvent six rangées de plaques carrées séparées l’une de l'autre par une ligne plus claire. En dehors de chacune des dix rangées se trouvent de chaque côté do longues pièces A B lig. 3 bis, composées de plaques incomplètement formées, les deux petites pièces supérieures ab, fig. 3 ter, de chaque plaque représentant des crochets creusés d’un sillon à leur partie supérieure.

Fig. 4. Coupe longitudinale du pore muqueux: ep. épiderme; gl. cellules mucipares ; m. couche musculaire ; cc. cavité générale, gross. 102.

Fig. 5. Coupe transversale dit même organe, même lettre. — Gross. 150.

Lettres des lig. 6, 7, 8 et 9. — g. g. Glande hermaphrodite, o. Bouche, a. Anus. œ. Œsophage, est. Estomac, i. Intestin. r. Rectum, g. s. Glandes salivaires, p. p. Cavité pallèale. ph. Pharynx, o. c. Tentacules supérieurs, g. n. Ganglions susœsophagiens.^. i. Ganglions sousœsophagiens. 1. 2. 3. Ganglions de la chaire inférieure, c. Cœur. b. g. Organe de Bojanus. m. y. Pore muqueux, ot. Otocystes.

Fig. 6 et 7. Gross. 25. Animal entier avec ses principaux organes, supposé vu par transparence. Fig.6.Face inférieure.

Fig. 7. Face supérieure. Ces deux figures permettent do suivre la disposition générale des organes ot le parcours de l’intestin. Ce dernier s’élève jusqu’à l’estomac, puis revient sur luimême et finit par venir déboucher dans la cavité palléalc après avoir traversé l’organe de Bojanus. La figure 7 montre la disposition générale dans le corps et dans le manteau, le rectum étant situé dans ce dernier au fond do la cavité palléale et au point de réunion du corps et du manteau sc trouve l’organe de Bojanus avec le cœur situé derrière.

La figure 6 montre la disposition de la glande génitale entre deux branches de l’intéstin, elle a le caractère de la glande hermaphrodite. Il n’a pas été possible d’étudier les conduits générateurs en raison du peu de développement de ces organes à l’époque où les sujets ont été capturés (juillet). Ils étaient complètement atrophiés chez tous les exemplaires. L’époque susdite est certainement très éloignée de celle de la reproduction de ces animaux.

Fig. 8. Système nerveux, gross. 60. Les ganglions sous œsophagiens contiennent les atocystcs.

De chacune des deux paires de ganglions partent deux filets qui se rendent à deux ganglions plus petits de forme triangulaire 1-1, qui sont les premiers d’une chaîne complète de cinq ganglions.

Fig. 9. Tube digestif dans son ensemble avec incurvation normale conservée. Gross. 40. J. Barrois.

saillie, le col qui recouvre une marge assez large sur la base et sur la paroi aperturale. C’est ainsi que le bord droit de l’ouverture rejoint le gauche et que le péristome se trouve parfaitement continu. Remarquons encore que sur le Zua lubrica, le revêtement, calleux est beaucoup moins développé et que la ligne qui le limite ne part pas de la partie externe du bord columellaire.

nous fîmes en sorte de nous assurer du fait. M. le DrJ. Barrois, avec un amabilité dont nous ne saurions trop le remercier, voulut bien établir l’anatomie de l’animal, nous allons la transcrire et avec elle on suivra facilement les figures qu’il nous a données.

Il résultait donc de cette étude que c’était bien un pore muqueux que montrait l’animal du Crytazeca et nous nous

mîmes aussitôt à rechercher si nous n’en trouverions pas sur les Mollusques de la faune française présentant quelque analogie avec celui-ci. Ni les Azeca, ni les Glandina, ni les Zua observés avec le plus grand soin ne nous ont rien laissé voir de semblable.

En conséquence nous n'avions de terme pour comparaison que le genre Lowea, établi pour des Mollusques habitant Madère et qui ont été détachés des dandines en raison de la troncature de l’extrémité postérieure de leur corps, du pore muqueux situé sur cette partie et du recouvrement d’une portion de la partie supérieure du dernier tour par le manteau.

Notre nouveau genre diffère des Lowea en ce que d’après M. Harrois le pore muqueux n’est pas formé par une glande spéciale et ne consiste qu’en un amas de glandes unicellulaires volumineuses, fi g. 4 et 5, assemblées en un paquet qui cause une saillie de forme conique. Elles sont situées entre les couches épidermiques et musculaires ; toutes viennent déboucher isolément à la surface de la peau par des orifices situés entre les cellules de l’épiderme. Il en diffère aussi en ce que le développement du recouvrement de la coquille par une portion du manteau est bien plus ample sur les Lowea. Les tests enfin présentent également des caractères qui les écartent les uns des autres .

Nous avions donc à nommer le nouveau genre et comme nous avions d’abord reconnu certaines analogies entre sa coquille et celle des Azeca nous avons pensé qu’il était bon de rappeler cette particularité et en même temps d’indiquer le caractère qui, sur l’animal, lui imprimait une position tout à fait en dehors des Mollusques français en exceptant les Arion. Ce sont ces considérations qui nous ont fait choisir la dénomination de Crypta:eca, rappelant et la particularité et le caractère exceptionnel.

Ce genre se trouve donc constituer une spécialité d’autant plus curieuse que ses rapports ou rapprochements avec d’autres Mollusques ne peuvent se rencontrer qu’en les cherchant sur des expèces exotiques.

En 1875 le révérend Boog Watson, dans les Proceedinys of (lie zoloogieal Society, p. 677, instituait pour trois espèces de Madère, Achatines, dandines, Oleacines, Azeca, elles avaient été attribuées à tous ces genres, c’est-à-dire pour les Glandina melampoïdes, oriza, et Iriticea, le genre Lowea. Il motivait ce changement sur ce que chez ces espèces le corps est tronqué en arrière, qu’elles ont un pore muqueux, enfin que le manteau recouvre tout le bord droit de l’ouverture et s’étend sur une partie très notable du dernier tour de la coquille.

I.e sous-genre Morelelia a été proposé par Gray, comme section du genre Zonites, pour un Mollusque du Guatemala décrit par Pfeiffer, sous le nom d 'Hélix euryompliala, dont l’extrémité de la queue est pourvue d’un pore muqueux et dont l’organe locomoteur est, comme celui des Arion, nettement séparé du corps par un sillon profond.

Une autre coupe voisine de la précédente comprend deux espèces de Saint- Vincent (Antilles), c’est elle qui forme le genre Stenopus, de Guilding. Sur celle-ci le manteau de l’animal se réfléchit sur la coquille, et elles sont pourvues d’un pore muqueux ou d’une glande terminale.

Tels sont les caractères très particuliers, très spéciaux même, qui distinguent les trois genres Lowea Morelelia,

et Stenopus. C’est-à-dire : troncature de la partie postérieure du corps de l’animal, pore muqueux, système locomoteur nettement séparé du corps, enfin manteau recouvrant une certaine portion de la coquille.

Or l’animal du Crypluzeca monodonta présente bien ces mêmes caractères, il constitue donc pour la faune française une spécialité d’autant plus curieuse et intéressante qu’il faut aller chercher ses analogues à Madère et aux Antilles.

C’est donc un nouveau cas qui, de même que l’existence chez nous de la Clausilia Pauli aux allures exoti¬

ques, peut faire songer que ces deux types représentent les restes d’une faune dont quelques membres se seraient répandus dans l’est avant la disparition des autres abîmés avec l’Atlantide, s’il y a eu une Atlantide ? Nous pourrions considérer aussi l'helix conslricla, comme étant dans le même cas, ses caractères sont si différents de ceux des autres hélices de notre continent qu’il est bien permis de la regarder comme une étrangère acclimatée. Le petit nombre des Mollusques pourvus des caractères que nous avons indiqués pourrait bien favoriser cette hypothèse 'que la majeure partie de la famille dans laquelle ils devaient entrer a disparu, il est peu probable en effet que ces caractères n’appartiennent qu’à un nombre aussi restreint d’espèces.

Cryptazecî» mono'loiita. va r . hvalina.

Testa C. monodonta simile, sed liaud colorata , diaphana , crystallina.

Cette variété diffère, du type en ce qu’elle est dépourvue de la chaude coloration que celui-ci possède ; au lieu d'être teintée d’un beau fauve, elle est cristalline. Son bord externe est aussi moins foncé et seulement rosâtre.

Cryptazeca monodonta. v u . subcyliudrii-a.

T. C. monodonta simile, sed anr/ustiore , maju s elonyata, subeylindrica, aliquando anfractibu» VU, fore rectis, sœpè wbhyalina, et hyalina.

Cette seconde variété diffère surtout par la forme, qui au lieu d’être ovo'ide est subcvlindriqus, la largeur étant beaucoup moindre et la longueur plus grande, on en jugera par les chiffres suivants.

( long. 3»im,6 1JT« j diam. 1«;5

var. subeylin.

( long. 4mm,3 ( diam. l,nw,3

La différence de forme provient sans doute aussi de ce que les tours de spire sont moins convexes et presque droits. La variété montre sur quelques sujets un tour de spire de plus que le type. Enfin elle est moins colorée cl parfois presque hyaline et même quelquefois cristalline. Le bord externe subit lui-même des changements de ton, il est tantôt aussi foncé que d’habitude, puis rosâtre, et enfin complètement hyalin.

Ce Mollusque cl ses variétés vit surtout au bas des déclivités où l’humidité s’amasse et demeure plus grande qtt'ailleurs. Il s’enfonce dans le terrain mouillé, sous les mousses et les feuilles mortes; on le rencontre aussi sous les pierres, mais ce n’est que rarement. On peut le considérer comme rare, et cela tient surtout aux difficultés qu’on éprouve pour en trouver un gîte, dans ce cas on peut en recueillir un assez bon nombre sur le même point.

Marquis de Folin.

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