SUR UN JEUNE CHIEN MONSTRUEUX
DU GENRE TRIOCÉPHALE
Le genre Triocéphale, de la famille des Otocéphaliens, se compose de monstres unitaires autosites qui ne possèdent pas de bouche, pas de nez et pas d’yeux, dont les mâchoires soiit atrophiées et dont les oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tête.
Fig. 1. — Jeune Chien monstrueux du genre triocéphale, 1/2 de grandeur naturelle. (Musée d’histoire naturelle d’Elbcuf.) D’après une photographie de l’auteur.
Ge genre de monstruosité n’est pas très rare chez différents animaux domestiques; toutefois, comme un cer-
Fig. 2. — Tèto et partie de la colonne vertébrale du même, vues de côté, grandeur naturelle. (Musée d’histoire naturelle d’Elbcuf.) D’après une photographie do l’auteur, lainnombre des lecteurs de ce journal scientifique n'ont sans doute pas eu l’occasion d’examiner attentivement un monstre de ce genre, j’ai pensé qu’ils regarderaient avec intérêt les deux figures ci-jointes, représentant un jeune Chien Triocéphale, empaillé, de couleur noire et blanche, et sa tête avec une partie de la colonne ver-
tébrale. Ces deux pièces fort intéressantes appartiennent au Musée d’Histoire naturelle d’Elbeuf; j’ai pu en faire l’examen et des photographies, grâce à l’obligeance du très laborieux et très habile conservateur de ce Musée, M. Pierre Noury.
Je ne veux entrer ici dans aucun détail tératologique, et me contenterai de dire que la répartition du noir et du blanc, dans le pelage de ce monstre, n’est que partiellement symétrique.
On a constaté la Triocéphalie chez le Chien, le Chat, le Cochon et le Mouton, mais j’ignore si ce genre de monstruosité a été observé dans l’espèce humaine, depuis la publication du Traité de Tératologie d’Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, où cet illustre naturaliste fait savoir qu’il n’en connaît aucun exemple certain (11.
J’ajouterai que les Triocéphales, par suite de l'organisation toute spéciale de leur tête, sont dans l’impossibilité de vivre après la naissance.
d’ajouter quelques caractères nouveaux à ceux qui servent à définir les trois tribus indigènes de la famille des Composées : les Chicoracées ou Liguliflores, — les Corymbifères ou Radiées
Fig. I. — Coupe transversale d’une bractée de Tragopogon. es, épiderme supérieur; ei, épiderme inférieur; pl, parenchyme lacuneux ; pd, parenchyme dense arrondi; paq, parenchyme aqueux.
— les Cynarocéphales ou Tubuliflores. Le parenchyme aqueux hypodermique qui double les faces inférieures des bractées chez les Chicoracées (iig. 1), est rare chez les Corymbifères, nul chez les Cynarocéphales. Chez ces dernières, l’hypoderme est cependant très développé; mais il est entièrement formé par du sclérenchyme (fig. 2), rare chez les Chicoracées, plus commun chez les
Henri Gadead de Kerville.