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QUELQUES REMARQUES SUR LES ROTIFÈRES

Parmi les animaux microscopiques qu’on peut trouver facilement, en grand nombre et au gré du naturaliste, sont, sans contredit, les Rotifères. 11 suffit de puiser l’eau des gouttières

taire M. Em. Barrier.

■ C’est dans l’une des nombreuses carrières qui déchirent à plus de 30 mètres de profondeur les flancs des Coëvrons, que fut mise au jour, le 1er octobre 1863, la curieuse dendrite dont la figure ci-contre est une reproduction fidèle.

(1) D. P. Œlilcrt. — Sur la Constitution du Silurien dans la partie orientale du département de la Mavenne (Comptes rendus de l’Academie des sciences, 1889).

les mêmes genres, espèces, mélangés avec bien d’autres, comme avec des Actinurus, Oecistes, Colurus, Monostyla, Hydatina, Notolea, Notomata, Anurea, Triartbra, Pterodina, etc. C’est d’ailleurs le cas pour Jassv 'Roumanie .

Si nous trouvons des Rotifères dans l. s eaux des pluies, cela est facile à expliquer. Pendant les grandes sécheresses, la vase des bords des eaux, reste à découvert, sèche, se fendille, et la boüè, réduite en poussière, est enlevée par les vents et

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ir les toits dos maisons. La pluie toml’çntraine dans les gouttières, où elle

se dépose. Les. Rotifères, restés à sec, ne se désorganisent pas

LE NATURALISTE, Paris, 46, rue du Bac.

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et mélangés à la poussière, sont transportés avec celle-ci, de sorte qu’étant humectés, ils se réveillent, se multiplient, et c’est ainsi que nous les trouvons dans nos citernes et dans tout bassin recevant les eaux des pluies.

Les vents transportent de mémo les œufs de ces animaux, lesquels résistent tout aussi bien à la désorganisation, une

Je viens de citer, les Philodina, Rotifer, Hydatina et Brachiontts, comme trouvés à Jassy dans les eaux des pluies et jamais des Actinurus et autres, qui pullulent pourtant dans les rivières des environs de la ville. Si nous nous demandons pourquoi ce choix, dans le transport des Rotifércs, nous trouverons la réponse dans , le fait que les genres cités aiment généralement à se fixer sur la vase, à peu de profondeur, formant des amas, ayant une vie plus ou moins sédentaire, tandis que les autres genres sont errants ou se fixent sur des algues et loin des rivages. Les Philodina et les Rotifer peuvent donc être saisis par l’abaissement du niveau des eaux, en d’autres mots, rester à découvert. Et cela est si vrai, que les Brachionus , Hydatina, qui ont plutôt une vie errante que sédentaire, se trouvent plus rarement dans les eaux des pluies que \csPkilodina. Maintenant, si, pendant les grandes chaleurs, il arrive que les rivières mêmes sèchent, il se peut fort bien que les vents enlèvent d’autres genres que ceux que j’indique et les dispersent dans les champs, prairies, bassins et que nous nous trouvions à un moment donné envahis par ces animaux microscopiques.

Particularité assez curieuse : ce n’est que dans le bout nordest de la gouttière qui longe le côté Est de ma maison (Jassy) que je trouve en masse les Philodina roseola et n’importe à quel moment de l’année et pas ailleurs.

Les Rotifères, dessinés ou vus au microscope, se montrent à nous sous différentes formes et on leur décrit une extrémité céphalique avec un appareil rotateur.

Je tiens à attirer l’attention des observateurs sur cette extrémité des Rotifères et sur leur mode de locomotion.

Les Rotifères ont en effet, non une simple extrémité céphalique, mais bien une tète, qui n’a pas été vue, ou du moins, non reconnue par, les naturalistes, tète assez prononcée chez les Philodina. Rotifer, Actinurus ; en un mot, chez les Bdelloïdes, suivant la classification do l’ouvrage de Hudson (The Rotifera or whecl-animalcules. By. C.T. Hudson, LL. D. Cantab. assisted by P. H. Gosse. — London, 1886), dans lequel nous trouvons la tète, mentionnée simplement sous le nom de colonne frontale. Chez les Brachionus, et les Hydatina, qui ont servis comme types à MM. Vogt et Yung (Traité d’anatomie comparée pratique I vol. p. 425) pour leur monographie, il est bien plus difficile à saisir la tête, du milieu des éminences de leur apparoil rotateur, ce qui fait qu’elle n’a pas été du tout mentionnée.

Pour ces derniers savants, la tête des Philodinidcs, serait une partie protractile de l’appareil rotateur, et considérée comme une trompe.

11 y a bien une ouverture buccale et pour les naturalistes elle se trouverait sur le devant d’un entonnoir limité par l’appareil rotateur. En réalité, cette ouverture se trouve toujours en arrière de Vappareil rotateur et sur la face ventrale de la tête, organe plus ou moins proéminent et plus ou moins protracile.

Pour nous faire une bonne idée de l’organisation et du rôle véritable de l’appareil rotateur des Rotifères, il est bon de nous rapporter à ce que j’ai vu chez les Insectes qui se développent dans les eaux douces.

Parmi ces Arthropodes, il y en a un certain nombre qui pondent leurs œufs dans des sacs gélatineux à un goulot plus ou moins lon,r, en tout semblable à ceux des pontes des Arénicoles, Ophéies et autres vers polychoètes, sacs qui tombent au fond des eaux doiices où ils se fixent dans la vase. Les Chironomus (Diptères) sont dans ce cas et, fait très important, les œufs, après segmentations prennent une forme embryonnaire en tout semblable à celle des vers ci-dessus mentionnés. (Voyez lig. 15, 18, 19, 20. PI. XXV. Vol. VIII. Archives de Zoologie expérimentale et générale. H. de Lacazo Duthiors.) Ensuite, une forme larvaire, ayant une extrémité céphalique avec l’organisation rie celle ries Rotifères, savoir’: une tète portant sur sa face ventrale une

rétractiles, garnis d’une couronne do soies, grâce auxquels la larve se cramponne même aux parois des bocaux, tout en

s’aidant de leur bouche. En repos, l’animal rentre ces organes dans le premier anneau, en les retournant Comme on retournerait une paire de gants. La larve se meut donc, à l'aide de ces organes attachés sous la gorge, soit pour changer de place, soit pour aller chercher sa nourriture.

(A suivre.)

Dr Léon G. Cosmovici.

Professeur à l’Université de Jassy (Roumanie).

LES VÉGÉTAUX DANS l’ ALIMENTATION

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