‹ Le Naturaliste (volume 2)Chapitre 70 sur 240 · LABIÉES · texte numérisé non relu

LABIÉES

Mentha cardiaea (Dodon., Mattli., Gêrarde) Baker On the English Mints, p. 13, tab. n° 34, non Exsicc. Billot n° 3730 ; M. gentilis Sole Menthes Britann., p. 35, tab. 15; M. rubra Huds., Wahlbg., Fries, non Sm. ; M. Cantalica Hérib. Ballet. Soc. bot. de France, XXVII, p. 167. — Exsicc. : Malinvaud, Menthæ exsicc, n° 178. — Plante de 2 à 5 décim. à odeur suave. Racine traçante émettant des stolons grêles, allongés; tige dressée, droite ou Ilexueuse, terminée par un bouquet de feuilles, ordinairement simple ou rameuse vers le milieu et à rameaux étalés-ascendants, rougeâtre, glabrescente mais munie aux nœuds de poils blancs plus abondants, à entre-nœuds plus courts que les feuilles assez rapprochées. Feuilles subsessiles ou très brièvement pétiolées, lancéolées ou en forme de losange, c’est à-dire atténuées presque également dès le milieu, vers la base et vers le sommet, lâchement et régulièrement crénelées dentées, non crispées ni ondulées-laciniées, toutes semblables et rappelant celles du M. viridis, d'un beau vert en dessus, plus pâles en dessous, parsemées de poils sur les deux pages, mais surtout inférieurement et sur le pétiole, les supérieures décroissantes. Fleurs en verticilles axillaires, naissant souvent vers le milieu de la tige ; pédicelles de 2 millim. environ, rougeâtres, glabres; bractées linéaires ciliées. Calice à tube campanulé-cylindrique, glabre à la base (ou parsemé de rares poils), pubescent supérieurement, à dents étroitement lancéolées-acuminées, hérissées. Corolle d’un rose vif, glabre extérieurement et également dépourvue de poils à V intérieur, de moitié plus longue que le calice. — Août-septembre.

Var. minor = M. gracilis Smith Fl. Brit., II, p. 622 (var. a), M.Pugeti Pérard. — Plante presque micropbylle, plus petite dans toutes ses parties ; feuilles inférieures sensiblement plus courtes que les

entre-nœuds, moins longuement atténuées à la base.

Hab. — Cantal : Mares et endroits humides du communal de la Gravière (lierb . R , Héribaud).

Var. minor. — Saône-et-Loire : Moutliiers-en- Bresse, près Bellevesvres (Jierb. R., Bigeard). — Haute-Savoie ; Thonon, Neuvecelle, près Evian (Ayasse) (1).

Aire géographique. — Le M. cardiaea a été signalé en Angleterre , en Suède (importé), en Suisse, et nous n’avons pas d’autres données sur sa distribution géographique. — Le M. gentilis (genuina) L. est beaucoup plus répandu, mais toujours par places : Angleterre ; Hollande-, Alsace-Lorraine ; Suisse ; Italie septentrionale; Autriche; Russie méridionale et centrale : Finlande; Suède ; Norvège méridionale; Danemark. — Il existe en France dans l’Est : Rhône : Anse (Fray) ; Ain : Coligny (Fray sec; Malinvaud). — Haute-Savoie : Veyrier, près Annecy (Saint-Lager) ; Annecy-le- Vieux( Puget).

Obs. — Le Mentha cardiaea est une forme du M. gentilis, c’est-à-dire de l’hybride des M. viridis L. et M. arvensis L., mais il tient plus du il/, arvensis à feuilles atténuées à la base. 11 en diffère par les pédicelles glabres ainsi que la base des calices à dents plus étroites, le tube de la corolle non velu intérieurement, les feuilles plus longuement atténuées au sommet, relativement plus étroites, subsessiles. Son inflorescence le distingue immédiatement du M. viridis.

Le M. cardiaea se sépare aussi des formes M. grata Host, resinosa Opiz, elliptica Lej. (M. gentilis var. cuneijolia Lej. et Court.). Agardhiana Fries, Pauliana F. Schultz (2), Vesana (Lej. et Court (sub variété), par ses feuilles subsessiles, lancéolées, plus étroites, plus allongées, longuement atténuées à la base et au sommet (et non ovales,

| riz brusquement atténuées en un court pétiole).

Recherche et Préparation des Reptiles

Malgré la répugance instinctive que l'on éprouve pour ces animaux, les Reptiles sont moins négligés que les Batraciens et on trouve plus d’amateurs qui les collectionnent.

Reeliei*clie des Reptiles. — Leur chasse demande des procédés différents selon les ordres : Cheloniens, Sauriens, Ophidiens.

Clieloniens (Tortues). — Les Tortues sont terrestres, qualiques ou marines ; en Europe elles sont peu nomreuses, mais il est facile de se procurer de belles

(1) Cf. Malinvaud, Etudes sur le genre Mentha, p. 6.

(2) Le M. rubra Sm. non Huds. ncc Fries est un M. ( agua tira X Viridis) X arm, sis,. Le .1/. Wirtgenianu F. Schultz, (.1/. rubra ’Wirtg.) est un M. ( aquatica X arvensis) X viridis.

Le .U. elegans Lej. (.1/. gentilis var. variegata Sm.) est une forme du M. gentilis, obtenue par la culture.

(1) l.abiatæ, Juss.

Fig. 1. — Tortue marine, Tortue caouanne. ponte et on les chavire avec des léviers, les mettant ainsi dans l’impossibilité de fuir, car elles ne peuvent se retourner. On les harponne en pleine mer lorsqu’elles viennent dormir ou respirer à la surface de l’eau ; enfin quelques espèces viennent s’échouer ou se faire harponner sur nos côtes de l’Océan.

espèces exotiques par les marins, les voyageurs ou au moyen de correspondants à l’étranger.

Les Tortues marines se chassent par divers procédés : on les surprend à terre lorsqu’elles vont effectuer leur

profonds où elle se tient enfoncée dans la vase : après l'hiver elle sort de son engourdissement et reparaît vers le milieu du mois d’avril. Dans la Gironde on la prend

Fig. 1 bis. — Tortue marine, Tortue franche.

Les Tortues terrestres vivent dans les Lois et les lieux bien fournis d’herbe; elles se creusent des terriers peu profonds où elles s’engourdissent pendant l’hiver.

Les Potamites ou Tortues fluviales ne se rencontrent pas en Europe; elles habitent les grands fleuves des régions chaudes; on les prend à la ligne; mais leur bec robuste et tranchant rend leur morsure dangereuse.

Fig. 2. - Tortue mauritanique.

En France on trouve fréquemment sur les marchés la Tortue Mauritanique qui provient d’Algérie. La Tortue Grecque se rencontre dans le Midi de la France : elle recherche de préférence les terrains sablonneux et boisés. La Cistude d'Europe vit dans le Sud-Ouest de la France, elle remonte jusque dans l’Ailier et la Charente- Inférieure; elle vit dans les étangs et les marais peu

Fig. 3. — Cistude d’Europe, quelquefois au troubleau en péchant des grenouilles, mais c’est le plus souvent à terre qu’on la rencontre toujours à peu de distance des fossés et des mares.

Les Tortues pondenf dos œufs à enveloppe calcaire que l’on doit recueillir pour les placer dans la collection.

| Ces animaux sont faciles à conserver vivants et on peut ainsi étudier leurs mœurs ; il suffit de leur donner la nourriture qui leurcouvient; ils ne sont généralement pas difficiles sur le choix des aliments.

J Sauriens. — Les Sauriens vivent dans des milieux très différents : dans l’eau, dans les terrains arides, j dans les prairies herbeuses, au milieu des rochers et même sur les arbres; ils sont' très communs dans les | contrées chaudes et l’Europe n’en possède que quelques espèces.

Les Lacerliens ( Lézards ) sont assez nombreux en France, surtout dans le Midi. Très vifs et très agiles, ils échappent facilement au chasseur, mais lorsque le terrain sur lequel on les poursuit n’offre aucun abri, ils sont vite forcés et se laissent capturer. On peut employer un petit troubleau pour les couvrir et on les saisit ensuite avec une pince pour les placer dans la boite de chasse. Ils mordent vigoureusement et ne lâchent pas prise; mais ils ne sont pas venimeux. On sait que la queue de ces animaux est très fragile et il faut prendre soin de ne pas la briser en les capturant.

Le Lézard gris ou Lézard des murailles habile les vieux

murs, les terrains secs, le bord des chemins. On trouve fréquemment ses œufs que l'on peut faire développer en

Fig. 4. — Platydactyle des murailles.

trouve un peu partout, sous les pierres, dans les prairies ou sur les coteaux.

Fig. 6. — Lézard ocellé.

Les Geckotiens sont peu commun en France ; on ne trouve que le Platydactyle des murailles et Y Hémidactyle verruculeux; ils habitent la région littorale de la Méditerranée où on les trouve dans les caves, dans les vieux murs, dans les rochers; on peut les prendre sans danger; ce sont des animaux complètement inoffensifs.

(A suivre.)

Albert Oranger.

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