ET SES DIVERSES VARIÉTÉS
Le genre Colias, un des plus intéressants parmi tous ceux qui sont compris dans le sous-ordre des Rhapalocères, renferme aujourd’hui, grâce au zèle de nos explorateurs modernes, un grand nombre d’espèces dont la détermination rigoureuse constitue, parfois, un problème assez difficile à résoudre. La cause' principale de la difficulté qu’éprouve le naturaliste à identifier et à classer ces charmants insectes, réside principalement dans l’analogie souvent extrême qui relie leurs différentes formes les unes aux autres. Les Colias possèdent presque tous un aspect et dos caractères uniformes dont les différences sont peu apparentes d’espèces à espèces, parce qu’elles ne peuvent varier que dans une mesure très restreinte. Il arrive, en outre, que ces caractères spécifiques, déjà naturellement précaires, sont sujets à se modifier sous l’influence des climats. Certains types, relativement bien définis dans une région donnée, se montrent sous des dehors quelquefois très différents dans d’autres stations géographiques. Enfin, si l’on tient compte de cette circonstance, que plusieurs espèces do Colias, particulièrement voisines, s’accouplent entre elles dans l’état de nature et engendrent des produits absolument intermédiaires, on reconnaîtra sans peine qu’il est souvent presque impossible d’assigner à certaines formes ou au moins à certains exemplaires litigieux leur place véritable dans la série.
11 serait très intéressant, sans doute, d’entreprendre l’étude raisonnée des variations qui affectent tous les Colias actuellement connus. Mais un tel travail équivaudrait à une monographie proprement dite, et no pourrait être suffisamment développé que dans un livre spécial. Tel n’est pas notre but. En écrivant cet article, nous nous proposons simplement d’analyser sommairement les modifications d’aspect que l’on constate chez le Colias Wiskotti Stgr. qui est l’une des plus remarquables nouveautés dont ce genre s’est, enrichi depuis quelques années.
Cette espèce, qui a été introduite de l’Asie centrale en Europe par le Dr Staudinger avec beaucoup d’autres papillons intéressants, est certainement la plus variable que l’on connaisse.; elle se présente sous des aspects extrêmement divers dont nous allons décrire successivement les plus remarquables.
Colias Wiskotti Stgr. ( forma typica)
La forme typique de Wiskotti, celle que M. Staudinger nous a fait connaître dans la llcrlittcr Entomologische Zeitschrift ; année 1882, page 16G, pl. fig. 9 et 10, offre généralement, à part quelques variations de détail, les caractères suivants ;
Le mâle, d’une taille sensiblement égale à colle des exemplaires moyens de Libanotica, est en dessus d’un jaune verdâtre assez éclatant, dont la nuance rappelle le ton de l’Erate des plaines de Sarepta. Los bandes marginales, tantôt d’un noir uniforme, mais le plus souvent saupoudrées d’écailles jaunâtres, sont plus larges que celles de toute autre espèce de Colias ; elles absorbent à peu près la moitié de la superficie des ailes, et sont traversées par dos nervures jaunes plus ou moins bien marquées qui se perdent avant d’atteindre l’extrémité du
limbe. Le contour interne de ces bandes est assez sinueux aux ailes supérieures. Il se creuse d'abord à la côte, vis-à-vis du point cellulaire noir qui est gros et allongé, fait ensuite une légère convexité vers le milieu du disque, se creuse de nouveau vers l'angle interne et se projette finalement vers la base le long du bord de ce nom. Le contour dont il s’agit est bien moins flexueux aux ailes postérieures, où il se montre simplement arqué et un peu denté, à l’intersection des nervures. La tache cellulaire desdites ailes, toujours bien marquée, est d’un fauve assez pâle qui varie cependant d’intensité de sujet à sujet.
Si l’on considère le dessous de Wiskotti, on trouve que la teinte jaune verdâtre, à peu près identique à celle du dessus, est très uniforme. On ne distingue, de ce côté, en fait de dessins, que les quatre taches discoïdales dont celles des ailes postérieures sont petites, arrondies, blanchâtres et finement cerclées de brun rougeâtre ; une très petite macule purpurine à la base de ces mêmes ailes, ainsi que deux ou trois autres taches noires disposées dans le voisinage de l’angle interne des ailes supérieures, parallèlement au bord extérieur.
La femelle du beau Colias dont il s’agit, contrairement à toute attente, est on dessus d’un jaune fauve presque orangé. Ses marginales, aussi larges que celles de l’autre sexe, présentent un contour interne beaucoup plus sinueux; clics sont entrecoupées de taches d’un jaune clair, généralement mal écrites et qui se réduisent parfois à de simples vestiges. Les nervures qui traversent le disque des ailes antérieures sont finement indiquées en noir; quant au dessous, il est presque semblable à celui du mâle, avec cette différence, cependant, que sa teinte générale est plus verdâtre. Faisons remarquer en passant que la coupe d’aile du sexe dont il est question est plus élancée que celle du mâle, conformément à ce que l’on observe chez beaucoup d’autres espèces congénères.
Variété Separata. Grum.
Tel est l’aspect sous lequel s’offre généralement à l’examen la forme typique de Wiskotti, laquelle fut découverte en 1880 par M. Haberhauer, sur les hautes montagnes des environs d’Alai (Turkestan), et retrouvée ensuite en certain nombre par le même explorateur sur celles de Hazret, dans la province de Samarkand. Mais ce remarquable Colias est sujet à des modifications aussi nombreuses qu’imprévues. Nous avons reçu l’année dernière de M. Rudolf Tancré, naturaliste distingué d’Anklam, doux variétés de cette intéressante espèce, originaires des Alpes d’Issykul que fréquente aussi le Colias Eogene Felder, et qui nous ont été envoyées sous les noms do Separata et de Chrysoptera Grum. Le mâle de la première de ces deux formes se distingue de celui du type ordinaire par un lavis d’un jaune d’or vif qui recouvre le disque des quatre ailes, à l’exception cependant des nervures des antérieures, lesquelles, par un contraste assez singulier, tranchent on vert plus ou moins pur sur ce fond chaudement coloré. Le contour interne des bandes maro-inales parait être moins sinué chez ces exemplaires; la tache noire cellulaire est beaucoup plus étroite en dessus et nettement pupillée de blanc en dessous ; enfin, la face inférieure des quatre ailes est beaucoup plus verdâtre que d’habitude ; et la petite tache carminée de la base des secondes ailes semble faire défaut. La femelle de Separata est d’un jaune orangé beaucoup plus intense que celle de Wiskotti; les bandes marginales, totalement dépourvues de ponctuations claires, offrent un contour interne moins sinué, les nervures qui traversent le disque des premières ailes sont jaunes et non noires; enfin les ailes sont proportionnellement plus courtes que celles de la femelle typique, et no diffèrent pas, quant à leur forme, de celles du sexe opposé. Le dessous de la femelle dont il s’agit est d’un vert grisâtre uniforme, excepté le disque des ailes antérieures qui reproduit la teinte fauve du dessus.
Variété Chrysoptera Grum.
Le mâle de la seconde variété ne s’écarte de celui que nous venons do décrire que par l’intensité de sa couleur orangée qui acquiert un éclat rutilant, presque semblable à celui des exemplaires les plus chaudement colorés du Colias llogene. Sous le rapport de l’aspect général, le papillon dont il s’agit est très voisin de la femelle de la variété précédente. La ressemblance serait même presque complète, si ce n’était que chez cette dernière, la marginale des secondes ailes est beaucoup plus épaissie vers le bord antérieur. Nous no connaissons pas la femelle de Chrysoptera qui est encore une grande rareté: mais si elle obéit, selon toute probabilité, à la loi de coloration qui semble régir toutes les formes que revêt cette intéressante espèce, ello devra posséder une teinte rougeâtre tout à fait exceptionnelle. Nous avons dit plus haut que les deux présentes
pour patrie les hautes montagnes d’Isccpendant que, bien qu’elles se montrent ette station sous la forme de races géogramoins fixes, elles peuvent néanmoins se ren- • tous les points que fréquente le de Wiskotti, et cela avec d’autant plus de raison, H. Staudinger signale parmi' les exemplaires de cette espèce que M. Haberhauer recueillit à Alai et à Hazret, certains sujets aberrants qui offrent au moins en partie les caractères que nous venons d’indiquer.
Aberration Lenca Staudinger
Les Colias présentent une particularité digne d’étre remarquée, c’est que certaines femelles atteintes d’albinisme ; c’est-à-dire >
au blanc presque pur. C’est ainsi qu ’Helice, Chine, A/ba sont des aberrations albinss d ’Edusa d'Aurora et d ’Erale. La si variable Wiskotti no pouvait manquer de grossir le nombre de cas de cette singulière variation. Elle a été recueillie, concurremment avec le type, par M. Haberhauer, dans les deux stations que nous avons déjà indiquées, et c’est elle que M. Staudinger nous a fait connaître sous le nom de Lenca dans la Revue de la Société entomologique de Berlin. Cotte Lenca diffère de la femelle ordinaire de l’espèco par la teinte jaune pâle blanchâtre du disque des quatre ailes, ainsi que par un plus grand développement des marginales qui sont toujours entrecoupées par de grosses taches blanches bien marquées. La tache discoïdalc des secondes ailes est également blanche chez ces exemplaires comme celle de Chloe, et le dessous tout entier, à part les dessins génériques, offre une teinte d’un gris verdâtre plus ou moins foncé. Cette aberration, cependant, est cllcméme fort variable, en ce sens qu’elle se relie à la forme typique par des passages intermédiaires, absolument comme notre Heike dont certains exemplaires sont parfois franchement jaunâtres.
Variété Sagina Staudinger
Nous terminerons cette étude comparative par la variété qui, à notre avis, est la plus curieuse de toutes celles que présente ce beau Colias asiatique, si mobile dans son aspect, et que le docteur Staudinger répand dans les collections sous le nom de Sagina. Le mâle do cette rare et intéressante nouveauté est plus petit que celui de Wiskotti, ses ailes otlrent une coupe upérieures, et sa teinte générale je pur. Sur ce. fond, d’un aspect mal chez les Colins, se détachent i marginales tellement larges qu’elles viennent tes discoïdalcs, absorbant ainsi plus de la ! des ailes. Le dessous de ce beau papillon , d’un vert presque pur, à peine grisâtre, et très se détachent, outre les taches discoïdalcs ordinaires fort réduites, deux ou trois macules noires situées dans le voisinage de l’angle externe des premières ailes, analogues à celles qui se remarquent chez femelle de Sagina serait tout aussi verte sexe, si un lavis jaunâtre, très pâle du reste, ne le disque des ailes antérieures. Les nervures qui disque sont, écrites en noir, et les marginales, d’u normales, sont largement entrecoupées de taches verdâtres, contrairement à ce que l’on observe d’ordinaire chez la femelle typique de Wiskotti, mais très analogues, à part leur couleur, à celles qui caractérisent l’aberration Lenca. Tout ce que nous savons sur le compte de cette superbe variété, c’est qu’elle habite les liantes Alpes du Turkestan. C’est avec cette indication générale, comme lieu d’origine, qu’elle nous a été envoyée par M. Staudinger, entre les mains de qui cette rareté paraît être monopolisée. Ce savant nous a assuré depuis, que le bel insecte dont il s’agit n’avait pas encore été publié et que sa patrie n’était connue de personne. Que Sagina, malgré tout l’intérêt qu’il inspire, n’ait encore été figuré nulle part, nous ■, mais que personne ne connaisse le , c’est un point sur lequel nous éle- 11 nous paraît bien difficile d’admettre, ait échappé à l’attention do l’explorateur qui a eu la bonne fortune de découvrir une variété si remarquable à tant d’égards. Quoi qu’il en soit do cette obscurité, Sagina ne sera pas moins accueilli avec la plus grande faveur par les rares entomologistes qui
DESCRIPTION DE MICRO-LÉPIDOPTÈRES NOIYEALX
Botys Commcllalis, n. sp. Envcrg. : 22 mm. Ailes blanehâ-
bruns, surtout à la côte, près de la base et dans tout l’espace subterminai; lignes ordinaires brunes, la basilaire peu distincte, l’extrabasilaire brisée, la coudée faiblement dentée; celle-ci, qui est très éloignée de l’extrabasilaire à son point de départ, à la côte, descend d’abord en droite ligne, puis forme un grand coude prenant fin sous la réniforme, et se continue obliquement sinueuse jusqu’au bord interne où elle se rapproche très près de l’extrabasilaire.
Taches du disque très bien marquées, l’orbiculaire réduite à un point, la réniforme. grande, entièrement noirâtre.
Franges blanchâtres, précédées d'un petit liséré noirâtre
Ailes inférieures semblables aux supérieures, avec deux lignes brunes répondant à l’extrabasilaire et à la coudée; un amas d’atomes bruns entre ces deux lignes, et dans l’espace subter-
Dessous des ailes blanchâtre,
que la
Antennes gris jaunâtre.
Après Ruralis.
Quatre exemplaires, dont trois n’ayant conservé que la tache rénifi très frais, trouvés en juin à Chantilly, non
Ayant
il y a quelque temps, des Ptérophores de d’autres Microlépidoptères, j’ai reçu de différents côtés un certain nombre de ces intéressantes bestioles, parmi lesquelles j’ai remarqué une espèce d ’Aciptilia que je crois nouvelle et dont voici les principaux caractères :
Aciptilia actinodaetyla, n. sp. Enverg. : 19 à 20 mm. Ailes supérieures et inférieures d’un gris clair ou jaunâtre avec les franges d’une teinte à peine plus sombre.
Lobe postérieur des ailes supérieures portant quelques points ou traits noirs placés, non sur les nervures, comme dans punclinervis Cst., mais sur le bord de la membrane alairc, avant la frange.
Diffère de 1 ’Ac. telradactyla L. par la division plus profonde des ailes supérieures, par la couleur presque semblable des franges et des ailes et par la présence do points noirs aux ailes supérieures. [Diffère de 1 ’Ac. ischnodactyla Tr. par la couleur plus sombre des ailes et par l’absence de points noirs au lobe antérieur des ailes supérieures.
Trois exemplaires trouvés en Charente, par M. Dupuy, d’Angoulème.
P. Chrétien.
CHRONIQUE
Session extraordinaire de la Société botanique de France.
La Société botanique de France tiendra cette année, du 16 au 25 mai, une session extraordinaire dans les Pyrénées-Orientales, pour explorer le massif montagneux des Albères entre le col du Perthus et la mer. Cette région est particulièrement intéressante par les nombreux rapports que sa flore présente avec celle de la Catalogne. La charmante petite ville de Colle prog
au point
pic do Taillefcr, en passant par 1 la côte de Colliouro à Port-Vcndres et le vallon de Banyulssur-Mcr, l’abbaye de Valbonnc, Saint-Laurent de Ccrdans, Prats-dc-Mollo . ‘
Sur un nouv
Alsace, un nouveau gisement de terrain bonifier.
Des travaux de sondage datant du printemps de l'ani nièro ont mis au jour, â environ 1 kilomètre et demi en
tair^qu! contraste av^cC’lcU gneiss et le granit de cetu des Hautes- Vosges. Ces recherches, provoquées par
sence, constatée depuis longtemps en cet endroit, de roches schisteuses noires, ont été poussées à 1S mètres de profondeur et malheureusement interrompues par l’invasion de l’eau. Quoi qu’il en soit, cette découverte ne manque pas d’un certain intérêt. Il est prouvé maintenant que les roches les plus anciennes du massif vosgicn peuvent contenir dans leurs plis ? ou failles ? des lambeaux de terrains anciens, que des bassins liouillcrs ont pu se développer dans la région des Hautes-Vosges, Le combustible qui accompagne l'affleurement du Bonhomme n’est pas malheureusement des meilleurs, au moins à l’examiner superficiellement; il parait intermédiaire entre la houille maigre et l’anthracite.
Les pommes gelées. — On peut tirer parti des pommes à cidre gelées, en les laissant dégeler lentement. Aussitôt après leur dégel, il faut les soumettre au pressoir. Le cidre obtenu sera plus acide que le cidre normal, mais moins riche en sucre, et par suite en alcool. Dans certains cas, malgré l’addition de sucre et de tannin en vue d'améliorer le marc, la liqueur obtenue reste tellement inférieure on qualité qu’il vaut mieux l’utiliser pour la fabrication d’eau-de-vie. (Jardin.)
Mission scientifique. — Notre collaborateur, M. H. Douliot, docteur ès sciences, aide-naturaliste au Muséum d’histoire naturelle, est chargé d’une mission d’exploration à. Madagascar. M. Louis Trillat est adjoint à la mission de M. H. Douliot dans l’îlo de Madagascar.
Soutenances de thèses pour le doctorat ès sciences naturelles. — M. CL. Munier a soutenu, devant la Faculté des sciences de Paris, deux thèses sur les sujets suivants: 1rc thèse: Elude du thitonique. du crétacé et du tertiaire du vicentin. — 2e thèse : Propositions données par la Faculté : Zoologie, Caractères qui permettent de classer les Echinides vivants et fossiles. ■ — Botanique, les Algues à revêtement calcaire. M. Munier a été déclaré digne d’obtenir le grade do docteur es sciences.
M. Gay, professeur agrégé à l'École supérieure de pharmacie de Montpellier, a soutenu devant la Faculté des sciences de Paris deux thèses sur les sujets suivants : lre thèse : Recherches sur le développement et la classification de quelques algues vertes. — • 2° thèse : Propositions données par la Faculté : Zoologie, Le squelette vertébral. — Géologie, Structure et composition géologique du bassin de Paris. M. Gay a été déclaré digne d'obtenir le grade de docteur ès sciences naturelles.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du 23 février 1891. — M. Chauveau présente à l’Académie l’ouvrage qu’il vient de publier sur le travail musculaire et l'énergie qu'il représente. — M. Lavocat montre qu’en thèse générale le sternum cartilagineux ou osseux des vertébrés est formé de deux parties différentes par destination : le presternum donnant appui aux coracoïdes ainsi qu’aux clavicules ; et le sternum costal, qui porte les arcs viscéraux du thorax et par extension ceux de l’abdomen. Il n’v a ni côtes ni sternum costal chez les Batraciens. Le stemnm manque chez les Ophidiens, dont les côtes sont nombreuses. Les côtes ventrales n’ont pas de sternum chez les poissons. La lig'ne . blanche qui, chez les Mammifères, représente le sternum ventral, no porte pas de côtes. Cette construction du sternum en deux sections donne à chacune d’elles une signification positive, que n’ont pas les termes généralement usités d ’episternum et d 'hyposternum, de •mesosternum et de plcurosternum qui indiquent seulement la position relative des diverses parties de l’appareil sternal. — M. Ranvier présente une note de M. E. Laguesse sur la struc- I ture du pancréas et le pancréas intrahépatique des poissons. — M. L. Faurot communique à l’Académie le résultat de scs recherches sur la formation des mésentéroïdes chez Cerianthus membranaceus . — M. Pierre Lesage a étudié la différenciation du liber dans la racine chez plusieurs fougères, une gymnosperme, quelques monocotylédones et deux dicotylédones. — M. Jannelaz donne à l’académie le résultat’ de l’examen qu'il a fait d’échantillons minéralogiques rapportés du Congo français par M. Thollon ; il y a trouvé de la dioptase et de la chrysocole associées à do l’argent natif.
Séance du 2 mars. — M. de > Lacaze Duthiers communique à l’Académie le résultat d’un essai d’ostréiculture entrepris dans 'de vivier d’expérience de Roscoff. — M. Georges Linossier étudie une hématine végétale qu’il a observée dans le pigment des spores d’Aspergillus niger et pour laquelle il propose le nom
d’ « aspergilline ». — M. Z. Zwaardemaker observe l’idiosyncrasie de certaines espèces animales (chats, rats) pour l’acide phénique. — M. Z. Chalin adresse à l’Académie une note sur l’Epithélium hépatique de la Testacelle qui présenterait tous les passages entre l’épithélium en mosaïque et l’epithélium en palissade. — M. de Lapparent signale à l’Académie la présence dans le département de la Manche d’un falun remanié, représenté parle conglomérat à ossements de Gombesville. — M. Douvillé ayant étudié les fossiles recueillis dans les couches traversées par le canal de Panamar peut leur assigner quatre âges différents ; les premiers appartiennent nettement au miocène supérieur. Le deuxième groupe comprend des calcaires à muilipores, hetérostégines et orbitoïdes. Le troisième groupe se rapproche du premier. Enfin le quatrième est représenté par des grès et des schistes lignitifères qui constituent la partie sud de la grande tranchée (Culebra).
Séance du 9 mars. — Suivant M. Léon Guignard il existerait dans les cellules végétales des sphères attractives ou mieux sphères directrices gouvernant la division du noyau et se transmettant sans discontinuité d’une cellule à l’autre pendant toute la vio de la plante. — M. Z. Vesque adresse une note sur la classification et l’histoire des Clusia. — M. de Grossouvre étudie la craie â Baculitcs du Cotentin, et la compare à la craie blanche de Meudon et au tuffeau de Maestricht; il pense qu’il y a lieu do supprimer de la nomenclature l 'étage maestrichtien qui est seulement un faciès particulier des assises supérieures du Sénonien, et qu’il convient de ramener l’étage danien aux limites fixées en 1846 par Desor. — M de Quatrefages communique à l’Académie l’extrait d’une lettre de M. de Wanzel lui signalant la découverte d’un crâne d’ours des cavernes portant les traces d’une blessure faite par une hache en silex.
Séance dn 16 mars. — M. Albert Gaudry signale, parmi les os qu’il a pu déterminer dans les faluns de Gombesville, les Halitherium fossile, Dinothérium Cuvieri Mastodon angustidons, et enfin une dent molaire de Palæotherium magnum. — M. A. F. Marion a étudié au laboratoire d’Eudoume (Marseille) les effets du froid sur les poissons marins ; ses expériences ont porté sur une quinzaine d’espèces possédant des degrés de résistance diverse.
A. Eug. Malaro.
BIBLIOGRAPHIE
•188. Kaiser, A. Beilrâge zur Ornithologie von Ægypten.
Omis. 1890, pp. 435-546.
! 180. Koch, G. Die Alcyonacea des Golfes von Neapel.