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PRESSE NE EE

Ên examinant maintenant ce sens localisé dans les antennes et qui est plus ou moins comparable à ce que nous nommons l’odorat, on peut de même montrer que l’odeur des diverses substances n’est pas percue par les Abeïlles à une grande distance et que par suite le sens de l'odorat n’est pas nécessaire pour le retour des Abeilles à leur rucher. D'ailleurs, par une série d'autres expériences, M. G. Bonnier à pu établir que les Abeilles peuvent suivre une direction déterminée presque {oujours sans se tromper, füt-ce d'un angle extrèmement aigu. Les Abeilles doivent donc posséder un sens particulier de la direction, plus ou moins comparable à celui des Pigeons voyageurs. Le siège de ce sens spécial ne parait pas résider dans les antennes, mais probablement dans les ganglions cérébroiïdes.

La respiration chez les chanteurs. Note de M. Maracr, présentée par M. d’Arsoxvar.

Pour qu'une respiration soit bonne, il faut que la cage thoracique se dilate suivant toutes ses dimensions.

Pour qu’elle soit suffisante, il faut qu’elle se dilate assez de manière à obtenir une capacité vitale en rapport avec l’âge, la taille et le poids du sujet. ;

Chaque élève de chant ou de diction devrait avoir une fiche respiratoire donnant non seulement sa taille, son poids, son périmètre thoracique ef sa capacité vilale, maïs encore la courbe représentant son genre de respiration.

Il est inutile d'apprendre à chanter où à parler si l'on ne sait pas respirer ; et la plupart des voix se perdent non pas tant par une mauvaise méthode que par une mauvaise respiration,

Influence de la réaction du milien sur l'activité des maltases du maïs. Note de M. R. Hurrre, présentée par M. L. MAQUENNE.

L'étude de toutes les diastases a mis en lumière l'influence considérable qu'exerce la réaction du milieu sur leur activité. En cé qui concerne particulièrement la maltase on admet qu'elle agit très bien en milieu faiblement acide, mais que son action est paralysée par une dose d'acide organique correspondant à deux millièmes d'acide sulfurique.

Laborde a établi que les maltases de l’Aspergillus niger et du Penicillium glaucum sont activées par une légère addition d'acides acétique, tartrique ou succinique. Il n’en est pas de méme avec toutes les maltases de maïs : l’activation artificielle des extraits (qui tous sont franchement alcalins à l’hélianthine) varie considérablement dans son intensité et même dans son sens avec les espèces étudiées ; elle reste sans rapport avec le carac. ère de malfase haute ou basse qu'ils renferment.

Par une série d'expériences, l’auteur est arrivé à montrer que les variations apportées artificiellement à la réaction du milieu modifient considérablement l’activité des maltases du maïs : cerjaines espèces fournissent des enzymes dont le maximum d’activité s'exerce en milieu franchement alcalin et d'autres en milieu

neutre ou très légèrement acide.

Sur le tremblement de terre du 23 avril 1909. Note de M. ALFRED ANGor.

Le tremblement de terre qui s'est produit le 23 avril en Porlugal à été enregistré au parc Saint-Maur sur le sismographe photographique Milne, le seul qui soit encore régulièrement en service.

Pour la composante NS amortie (mouvements du sol dans la direction E W), le tracé montre les premières traces d’agitation à 17 h. 45 m., 5 (temps moyen civil de Greenwich); les oscilla- (ions, assez rapides, augmentent un peu d’amplitüde jusqu'à 17 h. 46 m., 5, puis redeviernent faibles jusqu'à 17 h. 41 m., 6, début de grandes oscillations. Celles-ci présentent un premier maximum vers {1h48 m., 9 et un second, le principal, de 17 h. 50 m., 6 à 17h. 51 m., 6; l'amplitude totale, sur le tracé, a atteint alors 3 mm., 8. Les oscillations redeviennent faibles à partir de 17 h. 55 m., mais on en relève encore des traces jusque vers 18 h. 23 m.

Sur la composante EW, non amorlie, les premières fraces d’agitation commencent à 17 h. 45 mn. 8, la deuxième phase à 17 h.46 m., 8 et les grandes oscillations à 17 h. 47 m., 7. Mais on n'observe, pour les grandes oscillations, qu'un seul maximum bien net, presque au début, vers 17 h. 48 m.; les époques de maximum ne coïncident donc-pas pour les deux composantes.

A Grenoble, M. Kilian signale, à 18 h. 0 m., 3 s. (temps moyen de Paris), une secousse, de direction NW-SE, qui parait correspondre au maximum principal des oscillations dela composante NS à Saint-Maur.

1 De Perpignan, M. Mengel, directeur de l'Observatoire, annonce enfin qu'il a observé, le 23 avril, deux secousses, dont la princi-

pale avait une direction NS et l’autre une direction N = NW. A . . . . n . . É Une agitation sismique, à peine appréciable, se remarque, en outre, sur les diagrammes de Saint-Maur, le 10 avril, de 19 h.2 m., 4 à 20 h. 52 m. environ,

LIVRES NOUVEAUX

Miscellanées zoologiques.— Voyageen Khroumirie, par M. HENRI GADEAU DE KERVILLE.

Le savant et infatigable biologiste rouennais, M. Henri Gadeau de Kerville, a publié récemment deux volumes : le deuxième fascicule de ses Miscellances zoologiques, réunion de 39 brochures contenant 22 planches et 35 figures, et le compte rendu de son Voyage zoologique en Khrowmirie (Tunisie), mai-juin 1906, avec quatre mémoires du Comte Carl Attems, d'Ignacio Bolivar, du D: Raphaël Blanchard et de Louis Germain, sur les Myriopodes, les Insectes orthoptères, les Hirudinées et les Mollusques récoltés pendant ce voyage. Ce compte rendu imprimé luxueusement, de 316 pages, avec 30 planches en noir et 1 figure dans le texte, est une importante contribution à la connaissance de la faune dé la Khroumirie, région montagneuse et verdoyante située au nord-ouest de la Tunisie. Le Voyage zoologique en Khroumirie est du prix de ÿ francs, franco 5 fr. 85 (1).

La Science séismologique. Les tremblements de terre par le comte DE MONTESSUS DE BALLORE, avec une préface par M. ED. SUESS, associé étranger de l’Institut. Un volume in-8° raisin (26X190) de 560 pages, avec 187 figures et cartes dans le texte, broché 16 francs, franco 16 fr. 85. En vente chez les Fils, d'Emile Deyrolle, 46, rue du Bac.

Cet ouvrage vient compléter la remarquable Géographie séismologique (Les Tremblements de Terre) que le comte de Montessus de Ballore a publiée il y a deux ans. Après la description de ces phénomènes, dont l'origine est demeurée si longtemps mystérieuse, après l'examen des surfaces ébranlées, voici l'étude approfondie du phénomène lui-même, la recherche et la détermination de ses causes essentielles. On peut dire que M. de Montessus a fait faire un progrès décisif à la science séismologique dans l'ouvrage qu'il nous donne aujourd'hui et qui est, comme le précédent, le fruit de toute une existence de labeur, d'observationet d'analyse.

Dans cette synthèse de toutes les connaissances acquises par les séismologues du monde entier, auxquelles il ajoute le précieux apport de sa science personnelle, le comte de Montessus a pleinement réussi à dégager les causes déterminantes des tremblements de terre. Nous ne pouvons mieux faire ici, pour soutenir ce jugement, que nous appuyer sur l'autorité de l’'éminent géologue Ed. Suess, qui, dans la préface qu'il a écrite pour La Science séismologique, s'exprime ainsi:

« Mettre en lumière une plus exacte compréhension de la nature géologique des tremblements de terre quant à

(1) En vente chez « Les Fils d'Émile Deyrolle », 46, rue du | Bac, Paris.

ne

leur dépendance intime avec la formation du relief terrestre et la surrection des chaînes de montagnes, telle est la tâche qu'a remplie le comte de Montessus de Ballore dans sa Géographie séismologique. Il poursuit le même but dans La Science séismologique. Il montre que la nature mieux observée des tremblements de terre conduit à la conception, conforme aux faits d'observation, de surfaces en mouvement. Il a ainsi mérité la reconnaissance des observateurs et forcé l’attention du monde de la science. »

Ilsemble donchien que cette notion de l’origine tectonique des tremblements de terre soit définitivementacquise, grâce aux travaux de M. de Montessus. Iln’est pas nécessaire de dire quel intérêt cette acquisition présente pour la science ; mais nous attirons l'attention de nos lecteurs sur la haute importance de sès résultats pratiques. Elle servira en effet de base aux études ultérieures, et c’est grâce à elle qu’il est permis de concevoir l'espoir que, dans un temps plus ou moins éloigné, on pourra; dans une certaine mesure, prévoir les tremblements de terre et parer à leurs terribles dangers. En tout cas, elle nous apprend dès aujourd'hui à choisir à coup sür le sol où nous pourrons élever nos cités en sécurité ou, du moins, avec le minimum de dangers, en tenant compte des régles de «l’art de construire dans les pays instables », que l’auteur a pris soin de fixer avec précision dans les derniers chapitres de son ouvrage.

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