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C. paracenthesis, Linné. Lac. loc. cit., 39, p

Biologie. — Xambeu, 1° mémoire, 1899, p. 82.

Lorsqu'aux premiers jours d'août, l’asperge sauvage si abondante sur nos coteaux bien insolés commence à émettre ses boutons floraux, alors les deux sexes s'accouplent ; le rapprochement a lieu de jour sur la plante même, le mâle très vif monte sur la femelle et aussitôt commence la copulation dont la durée ne va pas au delà de la journée ; dès lors fécondée, la femelle dépose sa ponte en éparpillant ses œufs un par un, contre la tige ou sous les feuilles aciculaires de l’asperge.

Œuf. — Longueur 1 mill. 1, diamètre 0 mill. 6.

Allongé, fusiforme, blanchôtre, luisant, en long ridé, à pôles atténués et arrondis, à coquille assez consistante. Œufs enveloppés d’une pellicule protectrice qui les recouvre et qui devient brunâtre peu après la ponte; œufs proportionnés à la taille de la mère et dont l’éclosion se fait peu de temps après le dépôt de la ponte.

Larve. — Longueur # mill. 5, largeur 1 mill. 5.

Corps nu, court, trapu, charnu, jaunâtre, finement ridé, avec courte pubescence roussâtre et courts cils noirs, convexe en dessus, subdéprimé en dessous, arrondi à la région antérieure, la postérieure peu atténuée et bilobée.

Téte petite, arrondie, déclive, cornée, jaunâtre, avec taches sous-cutanées noires, ligne médiane obsolète, bifurquée, deux fovéoles en arrière de la lisière frontale qui est échancrée, épistome transverse; labre échancré, biincisé; mandibules courtes,robustes, noires, à sommet bidenté; mâchoires à lobe très réduit, brunâtre, palpes de quatre articles coniques, courts; lèvre bilobée avec

très courts palpes bi-articulés; languette réduite, charnue : antennes de trois courts articles coniques prolongés par un long poil avec article supplémentaire peu apparent; ocelles au nombre de six points blanchâtres, cerclés de noirâtre, disposés quatre en carré en arrière dela base antennaire, deux au-dessous.

Segments thoraciques convexes, jaunâtres, ridés et incisés, à flancs rembrunis et dilatés, s'élargissant vers l'arrière, le premier grand, couvert d’une plaque brune, deuxième et troisième larges, transverses, couverts d'une rangée transverse de petites plaques brunes relevées par un court cil noir.

Segments abdominaux courts, renflés, transversalement incisés, faiblement pubescents et garnis d’une double rangée transverse de courts cils noirs, mamelon anal bilobé.

Dessous, quatre petites plaques à fond rembruni entre chaque paire de pattes, double rangée de mamelons abdominaux à chaque segment, fente anale en long ; un fort bourrelet longe les flancs.

Pattes courtes, noirâtres, à suture brunâtre; hanches plaquées de brunâtre; trochanters courts, crochet tarsal brunâtre, émergeant d’un lobe spatuliforme; la larve se sertrarement de l'onglet, c’est sur le lobe qu’elle s'appuie.

Stigmates petits, orbiculaires, jaunâtres, à péritrème noirâtre, à leur place normale.

Dès son éclosion, la jeune larve ronge de jour comme de nuit les fleurs de l’asperge sauvage de préférence aux feuilles ; pour passer d’un point à un autre de la plante elle dilate ses ampoules ventrales, puis à l’aide du lobe tarsal et de son mamelon anal elle va de fleur en fleur, chemine au fur et à mesure de ses besoins jusqu’au moment précis où elle arrive à sa plus grande expansion; huit à dix jours au plus lui suffisent en ce temps de chaleur pour mener à bien son existence larvaire, et il faut qu’il en soit ainsi, les fleurs de l’asperge sauvage n'ayant qu'une durée très courte, limitée par la grande sécheresse du-terrain; alors, elle descend le long de la tige, gagne le dessous d’une pierre, d’une feuille sèche ou de tout autre abri, et là elle se faconne une loge oblongue, intérieurement lisse, extérieurement revêtue d’un blanc tissu floconneux ; aussitôt les préludes de la transformation achevés, le corps perd sa forme trapue, devient de plus en plus jaunâtre et en moins de vingt-quatre heures se transforme en nymphe. :

La larve a pour parasite le ver d’un Diptére.

Nymphe. — Longueur 4 millimètres, largeur 1 mill. 2.

Corps allongé, oblong, charnu, d’un beau- jaunâtre, glabre, luisant, finement ridé, convexe en dessus, déprimé en dessous, arrondi en avant, atténué et biépineux en arrière,

Téte petite, déclive, transversalement incisée, quatre tubercules séparés par une échancrure sur la région occipitale; premier segment thoracique grand, transverse, à bord postérieur relevé, deuxième court, bifovéolé, avancé en pointe sur le troisième qui est grand et canaliculé ; segments abdominaux, jaunâtres, transverses à flancs dilatés, atténués vers l’extrémité qui se prolonge par deux papilles à bout aciculé et rougeâtre; segment anal bilobé ; antennes noduleuses.

Dans sa loge, la nymphe repose sur la région dorsale, elle est inerte ou à peu près: elle a cependant un ennemi, le ver d'un Diptère qui la vide par succion.

La phase nymphale commencée vers le 10 août, se termine dix à douze jours après.

Adulte, c'est un fin voilier dont on s'empare diffcile-

ment; il vaut mieux le faire tomber dans le parapluie en battant les buissons ramifiés de l’asperge que de chercher à le prendre à la main; sur les coteaux bien insolés du Roussillon, on le trouve toute l’année, mais c’est après les premières éclosions du mois d’août qu’il se montre en plus grand nombre.

C’est un des rares Coléoptères dont l’évolution ovaire, larvaire et nymphale s’accomplit en le moindre laps de temps, vingt à vingt-cinq jours au plus.

(A suivre.) Capitaine XAMBEU.

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