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EE TR TER ET M TETE D

cosa était accompagné d'une accumulation dans le suc cellulaire, de chlorures et de composés hydrocarbonés solubles. L'augmentation subie, dans ce cas particulier de rougissement, par les composés sucrés, confirme les résullats déjà obtenus ; d'autre part, on ne peut attribuer le rougissement à la concentration en chlorures: tout au moins peut-on dire que l'accumulation de composés minéraux ne s'oppose pas à la production de l'anthocyane.

De l'Inflnence de divers milieux nutritifs sur le développement des embryons de « Pinus Pinea. » — Note de M. J. Lerëvrr, présentée par M. Gasron Bonnie.

Le développement total des plantes supérieures comprend deux phases essentielles : 1° la phase embryonnaire, où la petite plante se nourrit directement des matières organiques de sa graine; 20 la phase post-embryonnaire, où la plante, ayant épuisé ses réserves, se nourrit avec les matériaux pris dans le milieu extérieur, grâce au pouvoir de synthèse de sa chlorophylle.

Dans ces deux périodes, les conditions de la nutrition diffèrent donc profondément aussi ne doit-on avoir, & priori, aucune raison d'étendre à l’une les faits établis pour l'autre.

En particulier, les divers modes d'alimentation organique (sucres, peptones, amides), découverts par J. Laurent, Molliard, J. Lefèvre, chez la plante bien développée ou sur la graine totale ne s'appliquent pas forcément à l'embryon libre. Il faut donc des épreuves directes pour connaître l'influence des divers milieux organiques sur le développement de cet embryon.

Dans le but de cette étude, M. J. Lefèvre a entrepris une série d'expériences sur. des embryons de Pinus Pinea dégagés aseptiquement de leur endosperme. Ces embryons furent placés ‘dans quinze milieux nutritifs différents, présentant l’ensemble suivant de : Rations complèles (peptones et sucres), analogues à celles qui conviennent aux animaux; Rations incomplètes, azotées cu hydrocarbonées, à doses variées de peptones ou d’asparagine; rations amidées, semblables à celles qui réussissent chez la plante adulte; rations d'asparagine à forte ou à faible dose, accompagnées de sucre, c'est-à-dire d'aliments généralement utilisés par les plantes. Dans toutes les cultures, les embryons commencent par grandir en développant leurs cotylédons. Mais bientôt s'établissent de profondes différences.

Les solutions sucrées sont des aliments de choix pour l’embryon; la solution à 0,5 pour 100 d’amides, aliment de la plante adulte et de la graine, est incapable de nourrir l'embryon; ajoutés en petite quantité au sucre, les peptones permettent le développement de l'embryon; à forte dose (2 pour 100), elles l’arrétent: à faible comme à forte dose, les peptones sont incapables à elles seules d'alimenter l'embryon libre; les deux lois précédentes s'appliquent à l'asparagine.

Au total : le sucre est l'aliment essentiel de l’embryon; les matières azotées (peptones; asparagine) à faible dose ne sont que des aliments accessoires. Enfin les amides à 0,5 pour 100 arrêtent le développement de l’embryon et révèlent ainsi une différence profonde entre la nutrition de la phase embryonnaire et celle de la phase post-embryonnaire.

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