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tion géographique des dégâts commis par le terrible tremblement de terre qui vient d’affecter si douloureusement la Provence et d'en déduire par suite la répartition de l'intensité du séisme suivant les points.
I] semble que la région la plus ébranlée coincide avec la grande dépression miocène jalonnée au Nord par une faille, très nette sur la carte gtologique. Là s’échelonnent : Salon, Pélissanre, Lambesc, Rognes, Puy-Sainte-Réparade. Dans son prolongement vers le Nord-Est, se trouvent Meyrargues, Peyrolles, Jouques, Saint-Paul-lez-Durance, qui, quoique relativement moins éprouvés, sont également assez atteints.
11 semble, d'autre part,que les ébranlements sismiques se soient, pour ainsi dire, épanouis dans la région miocène et oligocène, où se trouvent Saint-Cannat, Puyricard et Venelles, qui sont parm les villages les plus endommagés. Cette région est celle où se trouvent les vestiges du volcan miocène de Beaulieu (dolérites et basaltes, accompagnés de tufs et de scories); si ce volcan n’est pour rien dans le séisme, ses alentours sont effectivement très éprouvés et l’on y a ressenti, à plusieurs reprises, de nombreuses petites secousses ; mais ces secousses sont essentiellement locales et tiennent à la nature du sol (argiles et marnes feuilletées avec intercalations gypseuses essentiellement instables où se produisent de petits tassements).
Par contre, les massifs calcaires résistants paraissent avoir moins souffert que les régions miocènes (les très rares habitations qui s’y trouvent sont généralement peu endommagées).
Une seconde zone affectée se trouve plus au Nord sur le prolongement de la faille du Sud des Alpines ; là s’alignent les vil. lages de Mouriès, Aureille, Eyguières, Alleins, Charleval, La Roque-d’Anthéron. L'intensité du tremblement de terre semble y croître de l'Est vers l'Ouest pour être maximum à hauteur de Charleval et de La Roque-d’Anthéron, précisément en face du maximum (Lambesc, Rognes) de la ligne précédente.
Il semblerait aussi qu'au Sud d’Aïx, dans une région en somme peu affectée il y ait des zones de plus ou moins grande intensité ; mais il est très difficile de se faire actuellement une opinion à cet égard. :
En résumé, les lignes tectoniques principales de la région coincident d’une façon, très remarquable avec les régions les plus éprouvées, de telle sorte que l’origine tectonique du tremblement de terre ne parait pas douteuse. On trouvera un autre argument à cet égard dans ce fait qu'entre Puy-Sainte-Réparade et Meyrargues, par exemple, toutes les façades Sud des maisons ont été renversées.
Tout se serait donc passé comme si un mouvement tangentie]l vers le Sud des massifs calcaires, et en particulier de la chaîne des Côtes au Nord de Lambesc et de Rognes, avait eu lieu. Ce mouvement aurait eu une tendance à écraser les régions miocènes ou oligocènes plus faibles, tandis que les massifs calcaires restaient relativement plus stables ou tout au moins ne subissaient pas de mouvements ondulatoires de grande étendue. Il en résulterait une-conclusion très optimiste : c’est que ce mouvement une fois terminé, l'état d'équilibre étant atteint, il y a peu de chances pour qu’il se produise d'ici longtemps.
Le rhume des foins. Note de M. PIERRE BoNNIER, transmise par M. Yves DeLaces.
Le pollen des graminées ne joue qu’un rôle très limité et très accessoire dans la détermination des crises de rhume des foins. Ce rhume est constitué par une exaltation paroxystique des sécrétions oculaires, nasales, bronchiques; mais parfois auss; d’autres sécrétions de l’organisme s’exagèrent simultanément, L’extrème susceptibilité qu'acquièrent alors les muqueuses exposées provoquent des réflexes affolés d'expulsion, clignement des paupières, prurit des trompes d'Eustache. Cette instabilité réactionnelle a pour origine profonde un affolement de certains centres bulbaires, affolement souvent associé à d’autres désarrois nucléaires, à d’autres pertes d'équilibre fonctionnel dans divers départements organiques.
Si on explore, chez un malade en crise, la muqueuse nasale, l'attouchement léger de certains points définis fait immédiatement éclater une crise. La cautérisation, aussi superficielle et légère que possible de ces points a généralement pour effet de rompre la susceptibilité réflexe de la muqueuse et de rendre, en général définitivement, aux centres bublaires leur équilibre fonctiannel. L'effet peut être presque immédiat, si on évite l'irritation nasale, ce qui se produit pour les cautérisations trop fortes, et ce qui a été la cause de tant d'échecs pour eette méthode.