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SEPTEMBRE-OCTOBRE

CoLcHIcACÉES. — Colchicum autumnale. Colchiqne d’automne, Veilleuse, etc., Hyménoptères Apides.

ARIALIACÉES . Hedera-Helix. Lierre. Les vieux pieds bien exposés fleurissent avec abondance. Leurs fleurs verdâtres attirent en quantité les Hyménoptères

Vespides et les Diptères Syrphides.

D'autres plantes assez nombreuses, Lilas, Seringas, Pivoines, Pervenches, Primevères, Fuchsias, Phlox, etc., n’ont pas été citées dans la liste qui précède, en raison de leur peu d'importance au point de vue entomologique.

Ajoutons qu’en battant légèrement les végétaux, le collectionneur fera s'envoler beaucoup de Microlépidoptères intéressants et quelques Phalènes, qu’en examinant les tiges, les feuilles, les inflorescences, il trouvera de multiples Hémiptères autres que des Pucerons (Cercopides, Jassides, Fulgorides, Capsides, etc.), enfin qu’une recherche plus ou moins minutieuse au pied des plantes, sous les amas de détritus, sous les vieilles planches ou les pots à fleurs, lui permettra de capturer toute une série de petits Coléoptères Caraoides et Staphylinides.

A moins du voisinage immédiat de prairies et de cours d’eau, deux groupes d’Insectes, les Orthoptères et les Odonates, semblent, au premier abord, devoir faire défaut. Cependant des apparitions accidentelles amenées par des coups de vent ou d’autres causes ne sont pas rares. Ainsi, bien que mon jardin soit situé à plus d’un kilomètre de la campagne, j’y ai pris quelques Orthoptères et divers Odonates tels que Diplax vulgata, Æschna cyanea, Brachytron pratense et des Agrionides.

En résumé, un jardin urbain éloigné des champs et des bois, entouré en totalité ou en partie par des habitations, sans jamais fournir les récoltes copieuses que donnent les chasses en forêt ou dans les prés, peut procurer presque chaque jour à l’entomologiste qui le cultive de petites récoltes partielles dont le total à la fin de la saison se monte à un chiffre respectable d’espèces.

On me fera certainement une objection à laquelle je tiens à répondre en terminant. Elle consiste à dire qu'au bout de quelques étés l'étude de la faunule du jardin sera faite et refaite et que l’entomologiste n’y trouvera plus rien qui l'intéresse.

Grosse erreur : si le fond de la faunule reste évidem-

(1) Ne pas confondre avec le fameux Chrysanthème du Japon dont la culture a tourné à l’état de manie et qui n’est pas visité par les Insectes.

ment immuable, cette même faunule varie par les détails d'une année à l'autre. En effet, on peut introduire au jardin des plantes qui n'y existaient pas encore, les habitants du voisinage peuvent modifier leurs cultures, un voisin peut installer chez lui une écurie qui détermine l’apparition de nombreuses espèces de Diptères dont les larves vivent dans le fumier, la démolition de constructions situées à une faible distance transformera pour quelques mois un terrain bâti en terrain vague où poussent bientôt les végétaux des décombres, Orties, Pas d'âne, Ansérines, Molène, etc., le tout amenant d'uae facon certaine l’arrivée dans votre jardin des insectes propres à cette petite flore locale ; la création d’un chantier de bois de construction à proximité vous procurera inévitablement un certain nombre de Coléoptères et ainsi de suite. J'étudie mon jardin depuis dixneuf ans et j'y trouve encore du nouveau.

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