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Metriopepla obscuricollis, Fairm

Larve. Xambeu, loc. cit. p. 112.

La fourche renforcée par deux épines retient les peaux des mues.

Capitaine XAMBEU.

L'ANSÉRINE AMARANTE

(CHENOPODIUM AMARANTICOLOR) Nouvelle plante potagère

M. D. Bois donne dans le Bulletin de la Société d’Acclimatation de France d'intéressants renseignements concernant une nouvelle plante potagère qu'il propose comme succédanée de l'Épinard : Le Chenopoduim amaranticolor.

Le Chenopodium amaranticolor est une Plante annuelle d’une remarquable vigueur. Au Muséum, à Paris, elle a dépassé 2 mètres de hauteur. Sa tige est robuste. Les feuilles sont de formes et de dimensions variables, suivant qu’elles sont iusérées sur la tige principale, les rameaux ou les ramules ; les plus grandes (celles de la tige principale) sont triangulaires, sinuées, irrégulièrement dentées, parfois presque entières, et mesurent de 6 à 10 centimètres de longueur avec une largeur presque égale dans la partie la plus large; celles des rameaux sont plus petites et rhomboïdales ; enfin celles des ramules ont une forme linéaire-lancéolée.

Dans le jeune âge, les feuilles sont couvertes d’une abondante pulvérulence d’un superbe rouge amarante, ce qui donne à la Plante un caractère vraiment ôrnemental ; mais elles perdent cette brillante parure en devenant adultes

L’inflorescence est une longue panicule portant de nombreuses petites fleurs à calice rouge violacé. La graine a les bords subaigus, elle est notre et luisante.

Sous le climat de Paris, où les abaissements de température sont toujours à redouter au printemps, les graines d'Ansérine amarante doivent être semées du 15 avril au 15 mai, en pots sous châssis. La germination s’effectuant rapidement, les jeunes Plantes seront repiquées et conservées sous verre jusqu'au moment de la mise en place en plein air, qui ne devra être effectuée qu'à la fin du mois de mai ou dans les premiers jours de juin. En raison du graud développement que prennent les Plantes, il est nécessaire de les mettre à une distance de 60 centimètres les unes des autres.

Ce n’est que sous l'influence d’une température élevée

que leur croissance devient rapide. Si l'été est chaud, elles acquièrent en peu de temps des dimensions qui permettent de cueillir successivement, pour l’emploi culinaire, des feuilles qui se renouvellent jusqu’au moment où les premières gelées sévissent et font périr les Plantes.

En 1907, MM. Coste et Reynier ont décrit cette espèce qu'ils considéraient comme nouvelle pour la science.

La Plante a été découverte par le botaniste Honoré Roux, il y a une trentaine d'années, dans des terrains vagues aux environs de Marseille, où elle n’existe probablement qu’à l’état subspontané, On ignore encore son véritable pays d’origine.

M. D. Bois a publié dans la Revue horticole, n° du 16 février 1908, une note dans laquelle il rendait compte d’un essai de culture entrepris en 1907, au Muséum,

‘sur la demande de M. Reynier, pour lui donner son appréciation sur la valeur ornementale de cette Plante. 11 exprimait l’opinion que ses feuilles pourraient sans doute être utilisées au même titre que celles de l'Épinard, comme le sont déjà celles de diverses espèces de Chenopodium ou Ansérines : C. auricomum, en Australie; C. album, et ses variétés, en Europe et dans l'Inde; C. Quinoa, au Pérou, et aussi celles de J’Arroche (Atriplex hortensis).

Étant donnée la végétation luxuriante de l’Ansérine amarante pendant l'été, période durant laquelle l'Épinard monte à graines et ne donne que des récoltes minimes; en raison aussi de l'ampleur des feuilles produites en abondance, l’auteur pensa qu'il y avait une tentative intéressante à faire en vue de son utilisation comme plante potagère, l’Ansérine amarante est un excellent Succédané de l'Epinard. D'une manière générale, on trouve qu'il ya similitude complète de saveur entre les deux légumes. Ù

Quand à la production, elle a varié avec les régions.

La Plante exige une somme de chaleur, telle, que ses graines ne peuvent arriver à murir sous le climat de Paris. Une tentative de culture faite dans les Ardennes a pour ainsi dire échoué.

Au sud de la Loire, les conditions changent; mais c’est surtout dans la région méridionale que la Plante parcourt le cycle complet de sa végétation, donnant avec le maximm de feuilles bonnes à consommer une abondante récolte de graines.

Dans le Centre et dans le Nord de la France, la Plante ne pourra être cultivée qu'à la condition d’er faire venir les graines, chaque année, de régions plus méridionales.

11 paraît incontestable qu'en des régions chaudes, cette Ansérine serait susceptible de rendre des services. Qui sait si, plantée en grand, elle ne serait pas utile pour la nourriture des bestiaux.

Comme on le voit, l’Ansérine amarante est d’une culture très facile dans le Sud de la France, où l’on peut en semer les graines dès que les abaissements de température ne sont plus à redouter.

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IDENTIFICATION DB QUELOTEN OINEAUX

REPRÉSENTÉS sur les Monuments pharaoniques

LA PETITE SARCELLE. Querquedula crecca, Linné. — De tous les oiseaux aquatiques séjournant en Egypte et

en Nubie, la Petite Sarcelle est le plus abondant. Elle fréquente les canaux et les petites mares, de préférence aux grandes nappes d’eau (1).

Le mâle adulte a la tête et le cou d'un roux marron assez soutenu, la gorge brune. Une large tache vert doré entoure l’œil, couvre l'oreille et descend le long du cou; le corps, blanc en dessous et taché de noir, a le dos et les flancs d’un gris cendré rayé de zigzags bruns; le miroir de l’aile est vert. l'iris brun, le bec et les pieds sont noirs (2). Sa longueur est de 38 centimètres.

Nous avons deux reproductions de Sarcelles à Beni- Hassan : elles sont fort bien caractérisées par leur forme,

Fig. 4. — La Petite Sarcelle. (Peinture Egyptienne.)

leurs couleurs et surtout par la grande bande verte bordée de blanc qui couvre une partie de la tête.

Largement distribuée dans toute la région Paléarctique, la Petite Sarcelle s'étend sur l'Europe entière, l'Amérique septentrionale, le Nord et le Nord-Est de l'Asie et de l'Afrique.

. Pendant l'hiver elle est très abondante en Algérie, à Alexandrie, sur le Nil et la mer Rouge; on l’a également observée en Abyssinie, dans les marécages du Kordofan et dans la péninsule du Sinaï. La saison froide la voit aussi dispersée partout, en Palestine même, à proximité des petites sources isolées, peu fournies de joncs et de roseaux (3). Dans l'Inde, où elle arrive en septembre pour ne partir que fort tard, elle est le premier visiteur et le plus abondant. La Chine et les contrées avoisinant la Perse et le Cachemire reçoivent également sa visite. Commune en Grèce, elle est, du mois de septembre au mois de mars, abondamment répandue dans les iles Ioniennes (4). Elle séjourne, par bandes nombreuses dans nos contrées de la fin janvier à la fin mars et en octobre, époque de son second passage. Sa chair excellente est fort recherchée et considérée comme un aliment maigre.

Des vestiges osseux de Petites Sarcelles ont été recueillis à Thèbes, dans la nécropole des cynocéphales sacrés. Les crânes gisant dans un petit vase de terre cuite rouge, les membres mêlés aux momies de Babouins,

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(1) Suezcey. Birds of Egypl., p- 286.

(2) Burron. Planches enluminées, n° 947, t. X. — Gourp. The Birds of Europe, vol. V, pl. 362. — Dresser. À History of the Birds of Ewrope, vol. VI, pl. 426.

(3) Tristan. The Fauna and Flora of Palestine, p. 116, Common Teal.

(4) Dresser. À History of the Bürds of Europe, vol. VI,

On ne saurait dire, quant à présent, si la Petite Sarcelle avait un caractère mythique, mais ilest fort vraisemblable que celles dont on a trouvé les tarses et les têtes osseuses ont dû, comme la plupart des animaux sacrés, être momifiées dans un but religieux (1).

HIPPOLYTE BOUSSAC

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